Avec la montée historique de son équipe féminine senior en Nationale 3, le club de l’US Montreuil-Juigné Handball se donne les moyens de grandir. Reportage.

Bonjour Géraldine, vous êtes présidente du club de l’US Montreuil-Juigné Handball depuis trois saisons. Pouvez-vous nous présenter votre club et votre motivation pour le handisport ?

“Nous avons une section multisports (3 à 6 ans) qui héberge aussi une section handisports. C’était une volonté du club d’avoir ce genre de section. J’ai d’ailleurs un projet de créer une section handisport en catégorie senior. Cela sera l’occasion de donner la possibilité d’une ouverture à la pratique sportive à tout le monde. C’est aussi une richesse pour tous.”

Parlez nous de vos autres catégories ?

“Nous avons une école de handball (6 à 8 ans), une catégorie mixte -10 ans, une – 12 ans masculine, une – 14 ans féminine, une -16 ans masculine, une -17 ans féminine, une -18 ans masculine, une -20 ans masculine évoluant en région, une seniors masculine qui monte en pré-région, une en loisir, et deux équipes seniors féminines, une en excellence départementale, et surtout une qui monte cette année et pour la première fois en Nationale 3. C’est d’ailleurs historique pour le club.”

Quel bilan tirez-vous de cette saison sportive ?

“C’est un bilan exceptionnel, surtout avec la montée dans notre équipe féminine senior, qui monte en Nationale 3. Les filles ont aussi fait un très beau parcours en coupe de France, en se hissant jusqu’en 8e de finale, ne s’inclinant seulement que de deux buts, face à l’équipe de Cesson Rennes Métropole Handball. Ce fut un superbe souvenir car en plus, le match se déroulait à Rennes. C’était un parcours de combattant, car nous avions gagné le 16e de finale le matin, contre l’équipe de l’ALS Plouagat Handball, et nous devions enchaîner le 8e de finale l’après-midi.”

Que pouvez-vous, nous dire sur cette équipe féminine ?

“C’est un super groupe de filles, âgé entre vingt à trente et un an, composé de cinq jeunes mamans. Ce groupe est à la fois soudé, convivial et familial. Les filles ne se prennent pas la tête et jouent avant tout pour le plaisir.”

Comment va se passer le recrutement avec cette montée en Nationale 3 ?

“En gros, ce sera le même groupe que cette saison, avec seulement quelques recrues. Il nous faudra une gardienne, mais aussi on recherchera à tous les postes. L’objectif sera d’avoir entre seize et dix-sept joueuses.”

Est-ce-que la municipalité va vous aider dans votre nouvelle aventure ?

“Oui on a la chance d’avoir une municipalité qui nous suit dans notre projet. Le club se structure avec des minibus, des parents qui les conduisent, des chronométreurs officiels lors de nos matchs. La plus grosse gestion sera de gérer nos déplacements.”

Au vu de toute cette logistique, ce ne sera pas trop dur à gérer pour votre club ?

“On a pris la décision d’accepter cette montée en Nationale 3, après en avoir discuté avec les filles. Cette montée est aussi l’accomplissement d’une très belle saison.”

Quels seront vos objectifs en Nationale 3 ?

“L’objectif prioritaire sera de jouer le maintien et le milieu de tableau.”

Revenons à vos équipes de jeunes, a priori, il vous arrive d’avoir des problèmes d’effectif ?

“Le gros problème dans notre club, c’est que l’on a du mal à faire venir les jeunes au club. Il arrive chaque année d’arrêter des équipes par manque d’effectif. On est aussi concurrencé par les autres disciplines sportives. Montreuil-Juigné a la chance d’avoir beaucoup d’associations sportives et nous n’avons souvent pas assez de vivier pour attirer les jeunes. Nous habitons dans une petite commune.”

Mathilde Carrat, entraîneur et salariée au club de l’US Montreuil-Juigné Handball arrive lors de l’entretien.

Bonjour Mathilde, pouvez-vous, vous présenter ?

“Je suis au club en tant qu’entraîneur depuis cinq saisons et salarié du club depuis trois saisons. Je suis en train de valider le troisième et dernier module du Brevet Professionnel. J’ai joué dix saisons au niveau National. J’ai été formée à Challans Handball, puis j’ai évolué pendant sept saisons aux Herbiers Vendée Handball en National 2, et enfin à Poitiers EC Handball, en Nationale 1.”

Vous avez dû arrêter votre carrière de joueuse sur blessures ?

“En effet, j’ai dû arrêter ma carrière de joueuse suite à une blessure. C’est comme cela que je suis arrivée par la suite dans le Maine-et-Loire, par l’intermédiaire de ma cousine. C’est elle qui m’a proposé de venir sur Angers.”

Pourquoi avoir choisi de devenir entraîneur au club de l’US Montreuil-Juigné Handball ?

“Tout simplement, parce que j’ai trouvé un club convivial qui me proposait un projet intéressant.”

Vous qui avez un passé de joueuse assez riche, avez-vous des objectifs personnels d’évolution ?

“Il est évident, que si dans les cinq ans, j’ai un challenge plus intéressant, je réfléchirais à mon avenir.”

Comment vous vous décririez et qu’avez-vous apporté au club ?

“Je me vois plus comme une formatrice. Et sinon, lors de mon arrivée au club et concernant l’équipe féminine senior, il a fallu que je fasse un recadrage, en mettant des choses en place. Je trouve les filles réceptives à mon projet de jeu.”

Géraldine, pouvez-vous nous parler de votre club d’une façon générale ?

“La montée cette saison de l’équipe féminine senior et le bon état d’esprit général du club m’ont donné la motivation de continuer à faire progresser le club à tous les niveaux, et de continuer à être présidente du club, même si ce n’est pas toujours facile. Je pense aussi à des personnes emblématique du club, comme Daniel TOUCHARD, le fondateur du club en 1975. Il est d’ailleurs toujours bénévole au club, dont il est et reste un pilier.”

Comment êtes-vous venu au club de l’US Montreuil-Juigné Handball ?

“Tout simplement de part mes enfants qui jouaient au club.”

Pour finir, pouvez-vous nous faire, un peu la promotion de votre club ?

“Malgré les contraintes de plus en plus importantes au niveau fédéral pour un petit club comme le notre, et la diminution des bénévoles, où les gens viennent de plus en plus pour consommer, nous continuons à rester un club très familial, qui se donne les moyens, afin de mettre les joueurs et les joueuses dans les meilleures conditions possibles. Le club permet de créer un lien social, en apportant aussi un échange. On souhaite vraiment instaurer un esprit club. L’exemple typique, c’est que six de nos joueuses ont fait monter le club en NF3 et qu’elles ont toujours joué au club de l’US Montreuil-Juigné Handball. Cela résume tout.”

Géraldine BREGET

Présidente du club de l’US Montreuil-Juigné Handball (depuis trois saisons)

Mathilde CARRAT

Diplômes : Entraîneur Fédéral et Brevet Professionnel (VAE)

Entraîneur au club de l’US Montreuil-Juigné Handball (depuis trois saisons)

Salariée au club de l’US Montreuil-Juigné Handball (depuis cinq saisons)

Cet article a été lu 1545 fois.