Rencontre avec Catherine THOMAS-PESQUEUX, une athlète de course à pied. Elle reviendra avec nous sur ses deux dernières courses, qu’elle a remportées aux Sables-d’Olonne et au Plessis-Grammoire, mais aussi sur sa dernière blessure et sur sa reprise, où avec l’âge, elle écoute un peu plus son corps. Puis, elle nous présentera son association, Lames de Joie, pour laquelle elle court et qui consiste à récolter des fonds pour la pratique sportive des enfants qui ont eu des maladies ou qui ont été amputés des jambes. Enfin, elle nous évoquera ses motivations sur ses prochaines échéances majeures.

Bonjour Catherine, tout d’abord félicitations pour la victoire lors de vos deux dernières courses, pouvez-vous nous les raconter ?

“C’est chouette, je suis contente forcément, c’est sympa comme tout. C’est un format que je reprends depuis le mois de septembre, où j’enchaîne plutôt les courtes distances par rapport à ce que j’ai pu faire avant, afin de reprendre un peu de confiance sur ce format. J’enchaîne en régularité, j’arrive toujours à être à peu près autour de 36’30” à quinze secondes près. Les deux dernières courses étaient, un petit peu, particulières, car il y avait des conditions où l’on devait s’adapter. Aux Sables-d’Olonne, il y avait beaucoup de vent et au Plessis-Grammoire, il faisait bien chaud. C’est vrai que cela change la donne au niveau de la course. Globalement, à ma grande surprise, cela ne m’a pas tant dérangé que cela, je suis resté dans mes chronomètres habituels.”

Vous courez pour votre club, mais également pour une association, pouvez-vous nous en parler ?

“Le principe d’avoir rejoint ce club en Sarthe, c’est qu’il est performant, mais également solidaire. À chaque fois qu’un membre du club gagne une course, des entrepreneurs s’engagent à verser trente euros par victoires à l’association Lames De Joie. C’est une “banque” de lames de carbone qui permet la pratique sportive pour des enfants qui ont eu des maladies ou qui ont été amputés des jambes, chaque lame coûte 2 500 euros. C’est vrai que cela donne un sens, encore plus à chaque fois, aux podiums. C’est une motivation en plus.”

Par rapport à ces courses, comment les préparez-vous ?

“C’est toujours pareil, cela va faire ma dixième année et la seule petite différence depuis avant ma période de blessure assez longue, c’est que je m’écoute plus. Je m’entraîne toujours beaucoup, cinq fois par semaine en course à pied, mais j’ai tendance à m’écouter, si je sens qu’une séance ne va pas bien se passer, alors je la repousse ou je l’enlève. J’ai aussi intégré des séances de renforcement musculaire que je ne faisais pas avant, car quand tout va bien, tu ne te poses pas de questions. L’âge avance, donc, je ne peux pas récupérer aussi bien qu’avant.”

Pour terminer, quelles seront vos prochaines échéances, resterez-vous sur des distances comme les dix kilomètres ?

“Oui, je vais rester sur des dix kilomètres un petit peu. J’ai vraiment envie de refaire un semi-marathon, quand même, d’ici la fin de l’année. J’ai aussi été invité à courir la course contre la mer des foulées du Gois, c’est à Noirmoutier, le dimanche 19 juin. Toute la journée, il y a des courses populaires et à dix-huit heures, on est trente, dix femmes et vingt hommes et il faut aller le plus vite possible pour courir le moins longtemps dans l’eau. Je crois que c’est la première fois où je vais finir dernière d’une course, vu le plateau. C’est un grand honneur d’être invité là-bas, mais ce sont de très gros athlètes. Malgré tout, je suis très contente d’aller là-bas pour m’amuser et essayer de ne pas finir à la nage.”

 

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