Rencontre avec Jonathan JOSSE, athlète d’handibike. Président de l’association LATIMAGINO et adjoint aux sports de la ville de Saumur, il nous raconte ses performances sportives et ses futurs objectifs. A travers son association, il sensibilise les gens au handicap et au handisport en intervenant dans des établissements. Enfin, il donnera un message d’espoir aux personnes qui souhaitent pratiquer ou pratiquent déjà le handisport.

Bonjour Jonathan, pour commencer, pouvez-vous nous raconter vos performances sportives ?

“Tout d’abord, la Loire à vélo, c’est le premier grand road trip que j’ai fait. J’ai commencé au Mont Gerbier-de-Jonc, de la source jusqu’à l’embouchure, à Saint-Brévin-les-Pins. Je faisais l’équivalent de soixante-dix à quatre-vingt kilomètres par jour. Au total, cela a duré vingt-deux jours, dont seulement quatre jours de repos. On a fait mille deux cents bornes, avec un rythme de trois jours à vélo et un jour de repos. Je voulais me diversifier des autres sportifs, et j’avais encore envie de voyage un petit peu partout. Donc, je me suis dit autant faire ce projet de la Loire à vélo.”

Et concernant le Tour de France ?

“Pour le Tour de France, cela était un petit peu similaire. Je voulais reprendre la compétition, mais faire des road trip me plaisait. J’ai tracé mon tour de France en trois grosses étapes. Lors de la première étape, je suis parti du panneau de la frontière franco-belge, pour arriver à Saint-Brévin-les-Pins. On a fait les deux mille quatre cents kilomètres en trente-trois jours, avec le même rythme d’effort. A la deuxième étape, j’ai rendu le projet un petit peu plus professionnel, où j’ai associé le projet avec la Sécurité Routière. Le but était de parcourir les routes et d’observer les comportements sur la route, et les pistes cyclables. J’allais de Saint-Brévin-les-Pins jusqu’à la station des Deux Alpes, donc à peu près deux mille six cents kilomètres. C’était l’étape la plus difficile, puisque nous avons longé l’Atlantique, traversé les Pyrénées, longé la Méditerranée, et monté à la station. C’est là que le défi était intéressant, je me suis complètement surpassé. Cela permet de montrer que même nous, en fauteuil, on est aussi capable de le faire.”

Vous êtes président de l’association LATIMAGINO, pouvez-vous nous en dire plus sur cette association ?

“Elle a été créée pour sensibiliser les personnes au handicap, au handisport et à la sécurité routière. Aussi, je suis intervenant départemental pour la sécurité routière. Donc, je fais des interventions un petit peu partout dans le département.”

Vous êtes désormais adjoint aux sports et à la vie associative de la ville de Saumur. Continuez-vous à faire des entraînements ?

“Je fais un peu moins d’entraînements, puisque j’ai repris le chemin des études. Je fais un Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU). C’est pour faire un Diplôme d’Etat de moniteur éducateur (DEME). J’ai remis le nez dans les études, donc, j’ai un peu moins de temps.”

Quels sont vos objectifs sportifs ?

“J’aimerai beaucoup faire un halfman. Après mes études, je repartirai sur de l’entraînement pour faire un halfman. Plus tard, pourquoi ne pas partir sur un Ironman. Une fois que j’aurai fait l’half, je pourrais m’entraîner à faire l’Ironman. Pour le moment, je n’ai pas trop de temps, donc, je laisse un peu cela de côté.”

Pour conclure, que diriez-vous aux personnes qui souhaitent pratiquer le handisport ?

“J’ai toujours dit : “Le vainqueur n’est pas celui qui lève les bras, mais plutôt celui qui ne les baissent jamais”. Voilà, c’est la phrase que j’ai toujours dit. Et je trouve que c’est une phrase qui donne de l’espoir aux autres. En ne lâchant rien, on peut y arriver, il suffit juste d’y croire.”

 

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