Rencontre avec Julien HERAULT, l’entraîneur des seniors Filles Espoirs de l’Union Féminine Angers Basket. Il reviendra avec nous, sur la saison en championnat de Nationale 2 et son championnat espoirs. Puis, il nous parlera du futur de certaines de ses joueuses. Pour terminer, il nous parlera de son futur à lui.

Bonjour Julien, tout d’abord, vous terminez à la première place de votre poule de Nationale 2 Féminines. Est-ce que c’était espéré au début de la saison ?

“Non, par habitude, les équipes espoirs sont plus dans le bas de tableau que dans le haut, j’avais une génération peut-être plus mature que les années précédentes. On avait en parallèle le championnat Espoirs de Ligue Féminine avec tout le Nord réuni, et là, on visait les deux premières places. En Nationale 2, on a joué les matchs les uns après les autres, l’équipe a beaucoup varié entre les joueuses qui ont évolué avec l’équipe professionnelle et les petites blessures. En tout, il y a seize joueuses qui ont participé à notre championnat. À Noël, on s’est remis des objectifs, on voulait finir dans le top trois et voir à la fin, s’il y avait mieux. Finalement, cela s’est plutôt bien passé et on fait une très belle saison, pour un groupe de jeunes filles, c’est très satisfaisant.”

La saison régulière du championnat Espoirs vous a permis d’accéder au Final Four. Vous avez terminé troisième équipe nationale en battant Villeneuve-d’Ascq, une formation qui n’avait pas perdu. C’est un très bon résultat, n’est-ce pas ?

“Oui, on avait perdu de trente points là-bas et de vingt points, chez nous. Même si là, les équipes n’étaient pas au complet, ils nous manquaient, de notre côté, Axelle MERCERON et Flora HEYMAN qui était retenue avec l’équipe Professionnelle. Mais sur ce final four, les quatre équipes s’étaient bien préparées et il y avait un très gros niveau. Nous, on était peut-être un cran en dessous que les autres sur le plan athlétique, mais on a su compenser dans le basket, parce que l’on a réalisé deux beaux matchs, au final. Et puis finir sur cette victoire après prolongation, c’est assez sympa et gratifiant. On s’attendait à être en difficulté et finalement, on perd de peu contre les futurs vainqueurs. On gagne, le lendemain, pour la troisième place contre une équipe qui nous avait dominés proprement durant la saison.”

L’équipe est donc “espoirs”. Vous avez des joueuses qui varient entre quelle génération ?

“Les plus jeunes qui ont joué cette année étaient des joueuses de 2005 et les plus vieilles des joueuses de 2002. Elles avaient donc entre seize et vingt ans.”

Il y a donc déjà des joueuses qui ont joué avec les pros cette année. Certaines, vont-elles intégrer l’effectif totalement la saison prochaine ?

“J’espère pour elle, il y a déjà des joueuses comme Jade GAILLARD qui partent jouer en Ligue 2, elle a signé à Montbrison. J’espère qu’Axelle MERCERON, au vu de sa fin de saison avec les pros, intégrera le groupe définitivement l’année prochaine. J’espère que Flora HEYMAN trouvera un club en Nationale 1 ou en Ligue 2. Il y en a aussi qui vont continuer leur cursus dans le centre de formation et qui intégreront certainement l’équipe Pro sous forme de passerelle comme cette année. Cindy PERDRIAU et Eva PICAULT devraient notamment s’entraîner régulièrement avec le groupe professionnel, l’année prochaine, je pense.”

À titre personnel, serez-vous encore l’entraîneur de l’équipe, la saison prochaine ?

“J’ai appris hier que non, je ne suis pas gardé. C’est un peu bizarre, mais le responsable du centre formation n’a pas été reconduit, on l’a su il y a deux mois, et la personne qui vient le remplacer ne me compte pas sur moi, dans le prochain staff. J’avais déjà anticipé un petit peu les choses, donc, rien n’est encore fait, mais il y a des projets très intéressants dans le département.

J’aimerais aussi signaler l’intégration de quatre joueuses en équipe de France, Axelle MERCERON en équipe de France de 3×3 moins de vingt ans, Pauline MAGRON en 3×3 moins de dix-huit ans, Cindy PERDRIAU en équipe de France 5×5 moins de dix-huit ans, pour préparer le championnat d’Europe, et Margot OUNOUNOU en 5×5 moins de dix-sept ans.”

 

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