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Rencontre avec Nathan MENANT, triathlète du club d’Angers ASPTT Triathlon. Celui qui aura dans quelques jours dix-neuf ans (le 18 août), nous parlera de son parcours sportif, de son club et de ses meilleurs souvenirs. Puis, il nous fera le bilan de sa saison et de ses futurs objectifs. Entretien.

Bonjour Nathan, pouvez-vous nous présenter votre parcours sportif ?

“Dans ma plus tendre enfance, tout petit, j’ai pratiqué le judo. Mais cette discipline sportive demandait beaucoup de “sagesse” et déjà à mon âge, j’aimais que cela bouge. Donc mes parents se sont vite aperçus que ce sport n’était pas fait pour moi. J’ai ensuite pratiqué un peu de basket et en parallèle, mes parents m’ont inscrit dans une école de natation. Ensuite, il a fallu faire un choix entre ses deux sports, je me suis orienté vers la natation que je pratique encore aujourd’hui.”

Que pouvez-vous nous dire sur votre club de triathlon ?

“Lorsque j’ai voulu pratiquer le triathlon, j’ai écouté ce qui se disait au sujet des clubs qui se trouvaient à Angers. J’ai entendu que du bien de l’ASPTT Angers triathlon, une ambiance conviviale, un bon état d’esprit, des personnes sympathiques et surtout un encadrement pour le débutant que j’étais. J’ai rencontré plein de belles personnes au sein de ce club, et rien que pour cela, je ne regrette absolument pas mon choix.”

Pourquoi avoir choisi de pratiquer le triathlon ?

“Après tant d’années de natation au club de l’AS Avrillé, je commençais à être lassé de compter les carreaux au fond d’un bassin. J’avais besoin de connaître autre chose, et comme mon père avait pratiqué le triathlon (format Ironman), on en parlait souvent à la maison. Un  jour, mon père m’a dit : “pourquoi tu n’essaierais pas un petit triathlon, juste pour essayer ? Je me suis donc inscrit au triathlon de Montreuil-Juigné en non-licencié et j’ai terminé quatrième. Je n’avais quasiment pas d’entraînement, et à partir de cet instant, j’ai su que c’était un sport qui correspondait à mes envies. L’ambiance des courses, la variété des disciplines, l’envie de se dépasser et d’aller toujours plus loin, l’échange avec les autres triathlètes, etc… Comme je débutais, j’avais une marge de progression énorme, c’est aussi cela qui m’a conforté dans l’idée de pratiquer ce sport.”

Quels sont vos meilleurs souvenirs et vos meilleurs résultats ?

“Paradoxalement, mes meilleurs souvenirs ne sont pas forcément des compétitions de triathlon ! Les stages effectués avec la ligue de triathlon des Pays de la Loire avec notre CTL Tristan, tous les jeunes réunis. On nous inculte l’esprit de groupe, la solidarité, la cohésion, le fait d’être soudés et de former un “vrai” groupe. J’aime cet état d’esprit qui amplifie mon envie de bien faire, pour moi, mais aussi pour les autres… Ces stages font partie de mes meilleurs souvenirs.

J’ai plein de bons souvenirs sur l’ensemble des compétitions auxquelles j’ai participé. Bon évidemment, ma neuvième place au championnat de France d’Aquathlon reste le meilleur souvenir en ce qui concerne la compétition.”

Pouvez-vous nous faire le bilan de votre saison de triathlon ?

“Le bilan est mitigé. J’avais deux objectifs principaux, le championnat de France de triathlon jeunes (juniors), et le championnat de France aquathlon jeunes (juniors). Pour le premier, j’ai complètement manqué le rendez-vous, j’ai abandonné après avoir fait un malaise en course à pied. Sur le deuxième, je me suis un peu consolé, je termine neuvième et donc là, j’étais satisfait. Sur les autres triathlons auxquels j’ai participé (Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Jean-de-Monts, Montreuil-Juigné, Château-Gontier…), j’ai toujours terminé à la deuxième place sauf à Saint-Julien-de-Concelles où j’ai obtenu la troisième place. J’ai aussi participé à deux trails courts où j’ai gagné sur les deux. Globalement, je suis assez satisfait, mais j’ai encore la course manquée des championnats de France de triathlon qui me reste au travers de la gorge.

Un autre petit regret, celui des tests sélectifs à Cannes pour représenter la France sur différents compétitions internationales. Le stress, le manque d’expérience et les blessures en ont eu raison sur la performance du jour. Il faut dire que je débutais tout juste ma deuxième année de triathlon !”

Quelles seront vos futures ambitions dans vos futures compétitions ?

“L’ambition est relativement simple, enfin sur le papier ! Je voudrais accrocher une victoire avant la fin de la saison. Il me reste quatre principaux triathlons. La Ferté-Bernard, le 19 août, mais là, c’est sur une distance M (1500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied), donc, je le ferais juste pour m’essayer sur cette distance sans ambition particulière. Ensuite, viendront respectivement dans l’ordre, le triathlon de Villevêque, de Feneu et de la Baule. Sur les deux premiers, je peux imaginer raisonnablement aller chercher la victoire et je l’espère vivement. Pour la Baule, si je fais un podium, je serai content.”

Que pouvez-vous nous dire sur les qualités d’un bon triathlète (en natation, en vélo et en course à pied) pour ceux qui seraient intéressés et tentés par cette pratique sportive ?

“Tout dépend de ce que l’on entend par “bon triathlète” ! Il faut être assez complet dans les trois disciplines, être au top en natation, enfin, si l’on veut prétendre à des victoires. Tout dépend dans quel état d’esprit, on le pratique. On peut aussi se faire plaisir sans être un “crac” de telle ou telle discipline, le principal étant de se faire plaisir à son niveau. Il faudra de toutes façons de la régularité dans les entraînements, une certaine rigueur, une hygiène de vie alimentaire, et enfin du repos, et cela, ce n’est pas à négliger !!!

C’est difficile de trouver des qualités exemplaires, encore une fois, tout dépend de l’état d’esprit dans lequel, on pratique ce sport !”

Pour conclure, avez-vous un petit mot à adresser pour vos coéquipiers d’entraînement, votre club et/ou vos adversaires en compétition ?

“Je tiens à remercier tout particulièrement “Ritelle”, notre présidente de club, qui dynamise à sa manière l’esprit convivial de notre club, sa capacité à être toujours là au bon moment et ce, toujours avec le sourire.

Mes compagnons d’entraînement, ils se reconnaîtront, toujours là, prêts à se “tirer la bourre”, et peut-être trop parfois, même si je ne suis pas le dernier à la tâche !

En ce qui concerne mes adversaires, ils ne le sont que le temps de la compétition, car une fois la ligne franchie, l’esprit dont je parlais tout à l’heure, ce côté “unis” pour la même cause, celle de donner le meilleur de soi-même, reste le plus important à mes yeux.”

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