Après une saison exceptionnelle en coupe de France régionale féminine et une défaite en quart de finale face à l’US Tyrosse (25-27), la convention entre le club Angers Lac de Maine et le AAEEC Ponts-de-Cé handball a fait preuve d’une solidité défensive impressionnante et une force offensive écrasante en National 3 féminine (Pays de la Loire), ce qui a permis à la convention Angers les Ponts-de-Cé de prendre les rênes du championnat et de s’envoler pour la Nationale 2 Féminine. 

Après une première phase exceptionnelle avec zéro défaite en quatorze journées et une première place avec 41 points (13V/1N/0D), l’équipe féminine d’Angers les Ponts-de-Cé a également maîtrisé la deuxième phase avec une montée et un titre assuré en National 3 des Pays de la Loire. Si la dernière journée a lieu ce samedi, nous sommes allés à la rencontre d’Eddie Saulnier, entraîneur de l’équipe féminine de la Convention Angers Lac de Maine – AAEEC Ponts-de-Cé, pour faire le bilan de cette saison remarquable.

Avec votre équipe, vous montez en National 2, quels sentiments ressentez-vous après cette montée ? 

ES : “C’est que du bonheur. C’était un objectif de début de saison et quand on est membre du staff ou joueur, quand on arrive à atteindre un objectif, c’est toujours une grande joie. C’est quelque chose qui était primordial de se donner cet objectif parce que sinon on ne s’investit pas pareil.”

Vous avez effectué une saison remarquable avec zéro défaite dans la phase 1 et une seule dans la phase 2 pour le moment, comment expliquez-vous cette réussite ? 

ES : “Par plusieurs choses. Déjà, on avait un gros collectif avec un mélange de jeunes et de joueuses expérimentées. Dès le début, on le savait que l’on pouvait jouer le haut de tableau sans problème. Après, j’ai réussi à faire jouer tout le monde ensemble et faire en sorte qu’elles soient soudées et en forme. Après, dans le sport, ce ne sont pas toujours les meilleures équipes qui gagnent, donc, il fallait savoir faire jouer l’équipe ensemble, créer des liens entre les joueuses pour que la saison se passe bien et que, lorsqu’il y a des coups de moins bien, cela serve pour passer outre et continuer à gagner les matchs. Puis, quand on gagne des matchs, on prend de la confiance, donc, cela donne des résultats. Mais, il faut aussi souligner que le groupe a travaillé dur toute l’année, car il a adhéré aux objectifs et cela nous a permis d’avancer toute l’année.

Pour revenir un petit peu sur le parcours en coupe de France régional, c’était aussi espérer d’aller si loin ?

ES : “C’est un peu lié au championnat, avec l’effectif que l’on avait et les résultats que l’on obtenait, on voulait aller le plus loin possible. Je pense que l’on aurait pu et que l’on aurait dû aller en demi-finale. On a été battu par Tyrosse qui était largement à notre portée. Mais on a fait une mauvaise première mi-temps et l’équipe était diminuée pour différentes raisons. Sur des matchs comme ça, ça ne pardonne pas. C’est un petit regret parce qu’on pouvait aller en demi-finale. Par contre, aller en finale aurait été très compliqué je pense, car les autres équipes qui étaient en demi-finale sont des extraterrestres à ce niveau-là. C’est un demi-regret parce que nous sommes contents d’être arrivés jusque-là, mais on aurait pu passer encore un tour.”

 

“Personnellement, j’aurais préféré jouer à Ligéria et je pense que les filles aussi…”

Est-ce que les nouvelles infrastructures de l’espace Ligéria vous ont aidé pour votre préparation tout au long de l’année ? 

ES : “Pas plus que cela, car le club porteur de la convention, c’est Angers donc on avait deux entraînements par semaine sur Angers (salle Jean Lehay et salle Jean Monnet) et un seul sur les Ponts-de-Cé. Après, quand on voit les deux salles sur Angers et Ligéria, c’est complètement différent. Personnellement, j’aurais préféré jouer à Ligéria et je pense que les filles aussi. Après, il faut respecter cela. Je crois qu’il y aura des travaux d’effectué à Jean Monnet pour améliorer les choses, mais c’est clair, et je n’ai rien à cacher, que Ligéria est largement au-dessus dans tout les domaines, c’est une évidence. Après, dire que cela nous a aidé, loin de là, parce que l’on a dû faire que deux matchs. On aurait pu en faire plus et cela aurait été bien pour le public et pour nous aussi. Après, ce sont des choix de dirigeants.”

“La saison prochaine, je ne serais plus l’entraîneur d’Angers les Ponts-de-Cé…”

Espérez-vous pouvoir faire plus de matchs la saison prochaine là-bas ?

ES : “Pour commencer, la saison prochaine, je ne serais plus l’entraîneur d’Angers les Ponts-de-Cé. Je prends ma petite retraite de sportif, donc, la saison en N2 sera sans moi et c’était une obligation. Depuis le mois de décembre, les dirigeants sont prévenus. Après, je ne sais pas où elles joueront la saison prochaine. Maintenant, pour mon avis personnel, j’avoue que ce serait une bonne idée de jouer à Ligéria, ne serait-ce que pour le public, la qualité de la salle, la surface de jeu, etc… C’est clair que Ligéria est une salle de haut-niveau, ce que n’est pas la salle Jean Monnet où nous avons évolué cette saison.

“Les deux clubs ont décidé de continuer la convention…”

Par rapport à la montée en National 2, comment les clubs vont préparer cette nouvelle saison ? 

ES : “Tout d’abord, on a créé une convention cette année et elle est reportable d’une année sur l’autre. Là, les deux clubs ont décidé de continuer la convention au niveau des catégorie moins de 16, de 17 de 18 et seniors. Donc, il y a un gros projet entre les deux clubs féminins. Ensuite, il faut que les dirigeants conservent l’ensemble de l’effectif. Après, on a le droit à cinq arrivées maximum par rapport au règlement. Il faut donc renforcer l’équipe au moins par des joueuses de niveau supérieur pour continuer à faire progresser cette équipe et la maintenir à ce niveau-là. A ce niveau-là, cela va devenir très difficile, car il y a une marche à franchir et si au niveau du recrutement, il n’y a pas des joueuses de niveau N2 voir N1, ce sera très compliqué.”

 

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