Rencontre avec Robin GABORIT, l’attaquant des Ducs d’Angers de Hockey sur Glace. Il nous raconte son parcours, ses meilleurs souvenirs et revient sur la dernière saison avec son club. Entretien.
Bonjour Robin, racontez-nous votre parcours sportif ?
« A l’Ă©poque, c’est Ă travers le fils d’un ami de mes parents que j’ai dĂ©butĂ© le hockey sur glace, Ă l’âge de quatre ans. C’est Ă partir de ce moment-lĂ , que ce sport a commencĂ© Ă prendre de l’importance pour moi et cela est devenu un rythme de vie. J’ai commencĂ© Ă passer tout mon temps libre Ă la pratique du hockey. J’ai dĂ©butĂ© au club des Dogs de Cholet et j’y ai Ă©voluĂ© jusqu’Ă l’âge de quatorze ans. Pendant cette pĂ©riode, j’ai juste pratiquĂ© le judo, en complĂ©ment du hockey et cela pendant deux ans, entre l’âge de huit et dix ans, mes parents souhaitant me canaliser un peu. »
Ensuite, vous avez signé aux Dragons de Rouen ?
« En effet, après mon passage au club des Dogs de Cholet, j’ai Ă©tĂ© contactĂ© par le club des Dragons de Rouen, afin de rentrer au centre de formation. J’y suis restĂ© trois saisons, de quatorze ans Ă dix-sept ans. Pendant cette pĂ©riode, j’ai eu la chance de remporter le titre de champion de France, en catĂ©gorie mineure. »
Puis, vous êtes parti au club de Saint-Gervais Megève Mont-Blanc ?
« C’est lĂ -bas que j’ai signĂ© mon premier contrat professionnel, Ă l’âge de dix-sept ans et oĂą j’ai dĂ©butĂ© en Ligue Magnus. J’y suis restĂ© deux saisons. »
Vous avez dĂ©cidĂ© de tenter une aventure Ă l’Ă©tranger ?
« Oui, j’avais envie de voir autre chose, de tenter une aventure dans un autre contexte que la France. J’ai Ă©voluĂ© une saison au QuĂ©bec, au club des Cobras de Terrebonne. Humainement, cela a vraiment Ă©tĂ© une grosse expĂ©rience. Cela a Ă©tĂ© quelque de chose diffĂ©rente par rapport Ă ce que j’avais vĂ©cu jusqu’Ă prĂ©sent et de très enrichissante. LĂ -bas, il y a une vraie culture pour le hockey sur glace. Mais, malheureusement, Ă cause de problèmes administratifs, j’ai dĂ» rentrer en France, au bout d’un an. »
Retour donc en France, aux Diables Rouges de Briançon ?
« Au retour du Canada, j’ai atterri Ă Briançon, pendant une saison. J’ai retrouvĂ© la Ligue Magnus et nous avons remportĂ© la coupe de la Ligue, c’Ă©tait lors de la saison 2011-2012. »
Enfin, vous avez eu l’opportunitĂ© de revenir dans votre rĂ©gion natale ?
« Suite Ă mon passage Ă Briançon, j’ai eu un premier appel de la part des Ducs d’Angers. Revenir dans la rĂ©gion Ă©tait une superbe opportunitĂ© pour moi. Je pense que c’Ă©tait le bon moment et un besoin, après avoir quittĂ© la rĂ©gion Ă l’âge de quatorze ans. Et depuis, je n’ai plus quittĂ© le club d’Angers, oĂą j’enchaĂ®nerais ma sixième saison, la saison prochaine. »
Quels sont vos meilleurs souvenirs ?
« Je pense Ă mes premiers tournois rĂ©gionaux en hockey mineur. Il y a aussi mon premier titre de champion de France minimes, avec les Dragons de Rouen. Je pourrai citer mon premier match en Ă©quipe de France que j’ai jouĂ© face Ă la SlovĂ©nie, en -18 ans. Et puis, je n’oublierai jamais la victoire en coupe de France, avec Angers, au Palais omnisports de Paris-Bercy. Nous avions remportĂ© la finale contre les Dragons de Rouen, devant plus de 13000 spectateurs (4-0). »
Avez-vous des regrets ?
« Je ne vis pas avec les regrets. J’essaie de toujours aller vers l’avant et vers un nouveau challenge sportif. »
Avez-vous des personnes qui ont pu vous marquer dans votre parcours sportif ?
« Je pense Ă mon premier entraĂ®neur, Ronald Fillon, que j’ai eu pendant quatre ans, au club de Cholet. C’est lui qui m’a fait commencer le hockey sur glace. Avec le recul, son objectif Ă©tait de nous faire aimer le hockey de façon ludique. Il m’a fait aimer et il m’a transmis sa passion pour le hockey. Je pense aussi Ă Alain Vogin. C’est lui qui m’a recrutĂ© pour intĂ©grer le centre de formation de Rouen. C’est aussi lui, qui m’a fait prendre conscience, que je pourrai un jour devenir un joueur de hockey professionnel. Il a Ă©tĂ© le premier Ă me donner ma chance en intĂ©grant le centre de formation des Dragons de Rouen. Et puis pour finir, je nommerai Jay Varady, aux Ducs d’Angers. Il m’a permis de devenir un joueur de professionnel au sens large et dans l’hygiène de vie d’un sportif de haut niveau. »
Selon vous, quelles sont les qualités pour être un bon joueur de hockey sur glace ?
« Pour ma part, je tiens beaucoup d’importance Ă la prĂ©paration physique. Nous avons aussi, depuis cette saison, un prĂ©parateur mental au sein du club. Cela sert Ă nous rendre plus fort, Ă nous mettre la pression au bon moment et au bon endroit. »
Comment vous décririez-vous, comme joueur de hockey ?
« Je pense que je suis reconnu, pour avoir un style de jeu assez physique. Je m’épanouis dans cette manière de jouer. »
Quel bilan faites-vous de cette saison, avec les Ducs d’Angers ?
« Ce fut une saison assez compliquĂ©e et en dents de scie, avec de l’irrĂ©gularitĂ©. MalgrĂ© cela, je retiens le positif, oĂą l’on a toujours Ă©tĂ© soudĂ© dans les moments difficiles. Le groupe a toujours bien vĂ©cu ensemble. Avec cet Ă©tat d’esprit, on a rĂ©ussi Ă se sortir de n’importe quelle situation. »
Avez-vous de regrets, d’avoir fini la saison si tĂ´t en play-offs et quel est votre avis avec la nouvelle formule de 44 matchs de saison rĂ©gulière ?
« A mon avis, il a manquĂ© de la profondeur de banc, de la rĂ©gularitĂ©. Dans le hockey, tout se joue sur des petits dĂ©tails. Et concernant la nouvelle formule de la Ligue Magnus, je pense que d’avoir plus de matchs Ă jouer est super bĂ©nĂ©fique pour nous et le dĂ©veloppement du hockey en France. »
Que pouvez-vous nous dire sur la coupe d’Europe, que vous avez jouĂ©e cette saison avec Angers ?
« Cela a Ă©tĂ© un bilan mitigĂ©. Je pense que l’on avait notre place pour aller en finale. En tout cas, on avait le potentiel pour aller plus loin, c’est certain. »
Parlez-nous de votre probable sĂ©lection en Ă©quipe de l’Ă©quipe de France et sur le futur championnat du Monde, organisĂ© en France ?
« Les sĂ©lections en Ă©quipe de France restent du bonus. Je ne me mets pas de pression par rapport Ă cela. Pour moi, cela reste une rĂ©compense, vis-Ă -vis de mes performances avec les ducs d’Angers. Et puis, l’organisation d’un tel Ă©vĂ©nement en France, ne peut ĂŞtre que bĂ©nĂ©fique pour son dĂ©veloppement sur le territoire. »
Seriez-vous tentĂ© par une nouvelle expĂ©rience Ă l’Ă©tranger et combien de temps pensez-vous encore jouer au hockey sur glace ?
« Je ne suis pas fermĂ©, si une belle opportunitĂ© se prĂ©sente. Mais il est très important de prendre en considĂ©ration la vie de famille, lorsque l’on fait un choix de carrière sportive, il faut tout prendre en compte. Et concernant, ma longĂ©vitĂ© dans le hockey, si mon corps me le permet, j’aimerais jouer encore une dizaine d’annĂ©es. »
Que pouvez-vous nous dire sur la médiatisation de votre discipline sportive ?
« Je pense que la médiatisation du hockey sur glace est sur une pente ascendante. Je prends souvent le modèle du rugby, il y a quelques années en arrière. Je pense que le hockey est en bonne voie. »
Que pouvez-vous nous dire sur Florian Hardy, qui fait son retour au club ?
« Florian Hardy est mon meilleur ami. C’est une valeur sĂ»re du hockey français. La saison prochaine, il va beaucoup nous apporter, autant dans le domaine sportif, que dans le domaine humain. »
Pour finir, avez-vous un dernier mot pour les supporters des Ducs d’Angers ?
« Je tiens Ă remercier toutes les personnes qui viennent nous voir jouer. Cela crĂ©e une atmosphère conviviale. C’est important d’ĂŞtre suivi, pour le dĂ©veloppement du hockey sur glace Ă Angers et en vue de la prochaine patinoire, que l’on attend tous avec impatience. »
Robin GABORIT
NĂ© le 10 Janvier 1991 Ă Cholet
Poste : Attaquant (droitier)
Début professionnel : 2011
Club actuel : Les Ducs d’Angers
Anciens clubs : Les Dogs de Cholet, les Dragons de Rouen, Saint-Gervais Megève Mont-Blanc, Les Cobras de Terrebonne (Canada) et Les Diables Rouges de Briançon.
Palmarès : Coupe de France (Les Ducs d’Angers) (2014)

Robin GABORIT sous les couleurs des Ducs d’Angers (photo : Charlotte TACARLO).
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