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L’équipe de France a parfaitement négocié son deuxième match de l’EuroVolley samedi à la Sud de France Arena en dominant nettement la Grèce en trois sets (25-14, 25-18, 26-24). Suite de la poule A dimanche avec un affrontement face au Portugal (17h30).

A l’issue de la victoire inaugurale de l’équipe de France face à la Roumanie jeudi (3-0), Benjamin Toniutti s’était réjoui de l’ambiance dans laquelle les Bleus avaient évolué, souhaitant qu’elle monte crescendo pour les matchs suivants. Le capitaine tricolore a été parfaitement entendu par le public montpelliérain qui, non content de venir plus nombreux (5600 contre 5000) pour le deuxième match face à la Grèce samedi après-midi, a mis le feu à la Sud de France Arena.

Pour faire monter la température à ébullition, il fallait une grande équipe de France, elle l’a été pendant trois sets joués sur un tempo très élevé par les hommes de Laurent Tillie, même s’ils se sont fait une petite frayeur sur le dernier conclu sur leur troisième balle de match. Les ingrédients de ce succès en trois sets et 1h11 ? Un chef d’orchestre, Benjamin Toniutti, qui a su parfaitement varier le jeu avec ses passes millimétrés en bout de filet ou au centre, une réception, incarnée par Jenia Grebennikov, Julien Lyneel (auteur de 13 points) et Kevin Tillie (8 points), qui a quasiment ramassé tous les services adverses (100% de points marqués après réception au premier set, 38 sur 48 en tout), et un finisseur impitoyable en la personne de Stephen Boyer.

Déjà meilleur marqueur des Bleus contre les Roumains (18 points), le pointu réunionnais a fait encore mieux contre les Grecs (25 points, à 66%), avec une alternance de « frappes de boucher », de roulettes et de jeu en finesse par-dessus le bloc adverse, qui a fait se lever le public montpelliérain. La partition, qualifiée de “victoire tactique” après la rencontre par Laurent Tillie, a été quasi-parfaite, certes face à des Grecs qui avaient eu peu de temps de récupération après avoir pris un set à l’Italie vendredi soir, les Bleus, nantis de 6 points en deux matchs, ne s’enflamment pas pour autant, conscients que l’opposition, comme l’ambiance de la Sud de France Arena, va aller crescendo dans les jours à venir, avec dans l’ordre le Portugal dimanche, la Bulgarie lundi et l’Italie mercredi.

LES RÉACTIONS : 

Laurent TILLIE, entraîneur de l’équipe de France : “C’était une bonne prestation, nous avions bien analysé le jeu des Grecs. C’est vrai qu’ils étaient un peu émoussés, mais nous avons très bien joué tactiquement, nous avions du jus, de l’agressivité. Nous essayons de jouer tous les matchs comme des finales, nous n’avons pas d’autres possibilités, on n’a pas de marge. J’ai encore aimé l’attitude des joueurs, même quand les Grecs sont revenus dans le troisième set, ils ne se sont pas énervés, sont restés tranquilles. La performance de Stephen (Boyer) a été énorme, bien aidé par une très bonne réception et Benjamin (Toniutti) qui a su varier le jeu.”

Jenia GREBENNIKOV, libéro de l’équipe de France : “On a fait un bon match, on a été très concentrés face à des Grecs qui étaient très fatigués après leur match d’hier soir. C’est une équipe qui joue avec beaucoup de dynamisme et d’énergie, ça leur a manqué aujourd’hui. Et nous, on a fait un match très propre, on a été un peu mieux techniquement que face à la Roumanie, on a mis de l’énergie, on ne s’est pas relâchés, à part un peu au troisième set, mais on a bien entamé le match pour les mettre dans la difficulté. L’ambiance ? C’était cool, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde, ça fait du bien, ça nous met de l’adrénaline, ça nous donne plus d’énergie et de force, c’est un réal plaisir.”

Julien LYNEEL, réceptionneur-attaquant de l’équipe de France : “On a encore été une fois sérieux, on s’est fait un tout petit peur dans le dernier set en tombant dans un faux rythme, mais on a été vigilants et on a redressé la barre pour clore le match en trois sets, c’est bien. La réception a été hyper positive, nous avions bien travaillé le service des Grecs, ça a payé, et Stephen (Boyer) a été très percutant, il nous a fait énormément de bien sur les phases offensives et les ballons de contre-attaque.”