Entretien avec Camille AUBERT, la nouvelle recrue de l’Union Féminine Angers Basket. Celle qui portera le numéro 53, en hommage à ses origines mayennaises, nous retrace son parcours depuis son départ compliqué d’Angers, ses souvenirs, et se projette déjà sur la future saison, avec plein de motivation et d’ambition.

Bonjour Camille, pouvez-vous, nous raconter votre parcours depuis votre départ de l’UFAB ?

“Je suis parti du club de l’UFAB à contrecœur, pour jouer au club de Villeneuve-d’Asq. Cependant, ce fut une très belle opportunité pour moi, car j’arrivais dans une grosse équipe. Nous avons été, entre autres, finaliste de la coupe d’Europe. La saison fut enrichissante, où j’ai appris beaucoup, dans une bonne ambiance. Ensuite, je suis parti à Nice. J’ai vécu une saison compliquée à tous les niveaux, avec beaucoup de rebondissement, des hauts et des bas. On assure le maintien à la fin des play-downs, alors que nous avions une équipe pour faire beaucoup mieux. Malgré cela, j’en garderais que le positif.”

Comment s’est passé votre retour à l’UFAB ?

“Avant même la fin de la saison, David Gautier est rapidement rentré en contact avec mon agent. J’étais contente que, malgré une saison difficile, on s’intéresse à moi, juste avant la fin de la saison. J’avais deux autres contacts avec des clubs de LFB, j’ai réfléchi et j’ai préféré accepter la proposition d’Angers. J’ai signé trois saisons à Angers, car j’ai toujours voulu m’inscrire dans des projets, où il y avait une dimension humaine.”

Est-ce qu’évoluer à un niveau inférieur, a été un frein pour vous ?

“Non, car je connais le fonctionnement du club. C’est un club bien structuré. Et puis, j’ai senti que le club avait la volonté de remonter rapidement en LFB, avec de grosses ambitions. Il y a aussi des personnes et un environnement que je connais. Lorsque l’on est un sportif de haut niveau, on est souvent amené à bouger dans l’inconnu, alors mon arrivée à Angers a été quelque chose de rassurant. En quittant Nice, ma priorité était de retrouver mes marques dans un club. Cela est important dans l’hygiène et l’équilibre de vie, afin de se donner à 100% sur le terrain.”

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le discours de David Gautier et qu’allez-vous apporter à votre nouvelle équipe ?

“On s’est rencontré une fois. Il m’a dit qu’il souhaitait changer pas mal de joueuses avec de nouveaux profils, de repartir dans un nouveau souffle, une nouvelle dynamique, dans un club avec de grosses ambitions. Je souhaite y apporter mon expérience et mon leadership. Le projet est stable. Il était aussi important pour moi, de me rapprocher de ma famille qui vit du côté de Nantes.”

Êtes-vous encore marquée par votre départ difficile du club, il y a quelques années ?

“Il est vrai que cela a été dur de tourner la page de l’UFAB, alors que l’équipe était dans une bonne évolution. Nous avions un groupe très homogène. Dans tous les clubs où j’ai évolué, j’ai rarement vu une telle alchimie. Je trouve dommage d’avoir voulu tout casser. Le club est en train d’évoluer et il a certainement commis quelques erreurs par le passé. J’ai mal vécu mon départ, mais cela m’a aussi fait grandir et m’a permis de vivre d’autres expériences. Mais aujourd’hui, je n’ai plus de rancœur envers le club, on repart sur une page blanche, avec un nouveau projet sportif. J’ai envie de redonner une chance aux gens, en revenant avec beaucoup d’ambition et d’envie. J’ai toujours suivi le club, en gardant certains contacts, avec certaines personnes. On est aujourd’hui dans la reconstruction. On a besoin de redonner l’identité qui a fait le succès de l’UFAB par le passé, à travers son histoire.”

Pensez-vous que l’UFAB a grandi trop vite ?

“C’est toujours difficile à dire. Je pense que la coupe d’Europe n’a pas aidé le club. Je l’ai vu cette année avec Nice. Jouer plusieurs compétitions de ce type est toujours difficile à gérer. Le club avait aussi fait le choix de faire partir des joueuses, chaque saison, au lieu de travailler dans la continuité.”

Avez-vous un mot à dire au public et aux supporters ?

“Déjà, je suis contente de retrouver le club de supporters des Ufans. J’ai envie de leur dire de continuer à nous soutenir, car nous aurons besoin d’un public fidèle pour atteindre nos objectifs d’une remontée en LFB. J’espère que le public en général sera nombreux à nos matchs. Ce que je peux leur dire, c’est que le nouveau groupe de joueuses donnera tout sur le terrain en regardant toujours vers l’avant. De par nos prestations, on se devra de reconquérir le public, avec un jeu attrayant. Le club propose déjà des actions avec le grand public, cela est important d’avoir une proximité avec les gens qui viennent nous voir jouer.”

Avez-vous eu des garanties par rapport au recrutement ?

“Non, aucun, même si David Gautier m’a demandé des informations sur certaines joueuses, comme il peut le faire avec d’autres joueuses. David est une personne avec de grosses qualités humaines et c’est un bosseur. Il sera le pilier de l’équipe. Je sais qu’il va bâtir un groupe compétitif. Nous n’aurons peut-être pas les meilleures joueuses, mais je sais que chaque joueuse aura un état d’esprit compétiteur. Je suis lui confiance de ce côté-là. Ce club a tout pour réussir. J’ai été triste de le voir descendre en LF2 et l’on fera tout pour remonter cette saison.”

Pour finir, êtes-vous pressée de repartir dans cette nouvelle aventure angevine ?

“Oui, j’ai déjà beaucoup d’envie et d’excitation à l’idée de redémarrer la saison. Je ne pensais jamais revenir au club et maintenant que je suis revenu, j’ai vraiment envie d’aider le club à repartir de l’avant, car je pense que l’UFAB est un club qui doit évoluer en Ligue Féminine de Basket.”

Camille AUBERT

Né le 8 Avril 1989 à Laval (Mayenne) (28 ans)

Poste : meneuse de jeu (poste 1)

Taille : 1,71m

Nouveau club : Union Féminine Angers Basket (saison 2017/2018)

Anciens clubs : US Valenciennes Olympic, Les Déferlantes de Nantes-Rezé, Toulouse Métropole Basket, Basket Landes, Union Féminine Angers Basket, ESB Villeneuve-Ascq, Cavigal Nice Basket 06.

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