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Les combinaisons de pilote sont des éléments essentiels de l’équipement de protection que doivent arborer les pilotes de courses automobiles. Afin d’être homologuées, elles doivent avoir été conçues conformément à des règles et normes internationales bien particulières. Les concepteurs de ces combinaisons de pilotage ont le devoir de prendre en considération les facteurs liés à la sécurité et au confort des pilotes qui vont les utiliser dans le cadre de loisirs ou de performances. Quels sont les différents types de combinaisons ? Quels sont les facteurs permettant de les distinguer les unes des autres ? Zoom dans cet article : tout ce qu’il faut savoir à propos des combinaisons des pilotes de courses automobiles.

Combinaison de pilote automobile : les normes

Les caractéristiques des matières qui permettent de fabriquer les combinaisons des pilotes de courses automobiles sont fixées par la réglementation FIA 8856-2000.

Anti feu

La course automobile est un sport mécanique dangereux, et les risques incendie ne sont pas à écarter. Le caractère de résistance à la chaleur et aux flammes est donc primordial pour choisir le matériau isolant de conception de la combinaison de pilote. Les technologies Hocotex, Dry System et Nomex sont particulièrement utilisées comme pour cette combinaison pilote GT2i, une référence du domaine, car elles sont en mesure de garantir une excellente protection contre la chaleur et le feu : la combinaison est ainsi capables de résister à des températures très élevées, pouvant atteindre les 700°C en douze secondes !

Respirante

Même s’il est primordial que les combinaisons résistent à la chaleur et au feu, il faut également qu’elles soient respirantes pour le confort du pilote. Enfermés dans des espaces confinés, il est important que leurs combinaisons les isolent tout en leur permettant de respirer et d’assurer leur régulation thermique. Afin de se conformer à cette exigence supplémentaire, ces combinaisons sont le plus souvent recouvertes de fibres aramides non naturelles telles que le kevlar. Des sous-vêtements de pilotage viendront apporter davantage de confort en permettant de réguler la transpiration.

Éléments sur les combinaisons

En dehors des matières qui garantissent la sécurité face au feu, la chaleur et permettent la circulation de l’air, le moindre élément supplémentaire figurant sur la combinaison constitue un risque potentiel et doit être homologué. Par exemple, les badges, écussons et autres dossards devront être anti-feu, brodés avec un fil anti-feu lui aussi, et uniquement sur la couche la plus extérieure du vêtement.

La norme FIA 8856-2000 demande également que des épaulettes solides soient ajoutées à la combinaison, véritables gages de sécurité : elles permettront de faire sortir rapidement de l’habitacle un pilote qui pourrait être en danger, suite à un choc pendant le déroulement de la course ou un départ d’incendie.

En plus de la combinaison, des gants homologués, d’une cagoule, des sous-vêtements homologués ainsi que le port des bottes et du casque sont obligatoires. Le cou, les poignets et les chevilles sont également des points particulièrement vulnérables qu’il est recommandé de protéger en permanence.

Si l’un de ces éléments n’était pas respecté, le pilote se verrait interdit de prendre le départ de la course.

Une combinaison à la bonne taille

Pour que le pilote de course automobile puisse porter sa combinaison en toute sécurité et s’y sentir à son aise, il faut que ce vêtement respecte son gabarit. Une combinaison trop large ou trop serrée ne remplira pas son rôle de protection et devient rapidement une gêne lors du pilotage, ce qui engendre un danger supplémentaire. La performance du pilote et sa sécurité sur le circuit dépendent énormément de son confort de conduite.

La combinaison homologuée est souvent réalisée sur mesure. Mais il est possible d’en trouver d’excellente qualité, respectant toutes les normes, sur les sites des équipementiers professionnels du circuit automobile. En choisissant une marque reconnue arborant l’étiquetage réglementaire des normes FIA, vous avez la garantie d’un vêtement de sport mécanique homologué, respectant votre confort et votre sécurité. L’hologramme de la FIA doit y figurer ainsi que l’étiquette aux normes standard 8856-2000 actualisées, et même les fils qui ont servi à la coudre sur le col doivent respecter un code couleur. Faites attention à l’actualisation des normes, ainsi qu’aux contrefaçons et autres imitations : ne jouez pas avec votre sécurité au prétexte d’économiser quelques euros. Cela pourrait vous coûter très cher.

Dans tous les cas, si vous êtes débutant en courses automobiles, peu connaisseur des différentes normes et qualités de combinaison, il est important de vous faire aider et conseiller par des experts du domaine de la course afin de choisir une combinaison répondant aux exigences et conditions d’homologation de la Fédération Internationale de Course Automobile. Dans le cas contraire, vous risquez de ne pas pouvoir prendre le départ de la course. Entre l’usage d’engins mécaniques à essence et la haute vitesse, les dangers des disciplines automobiles sportives sont particulièrement élevés et létaux, avec des risques de brûlures, suffocation, écrasements, traumatismes et arrachages à des degrés divers.

Il ne faut pas voir ces obligations comme une sanction ou une méthode punitive, mais bien comme une volonté de protéger les pilotes contre les risques propres aux sports mécaniques.

Conditions selon les épreuves sportives

Selon le type de course automobile que vous allez courir, les exigences peuvent être un peu différentes, mais en règle générale elles suivent toutes la norme FIA 8856-2000 (sauf en Slalom). Des exigences supplémentaires peuvent être demandées, il faut pour cela se référer au tableau de sécurité propre à la discipline (Rallye,
Circuit, Circuit Tout Terrain, Montagne, Slalom, VHC).

Par exemple, les pilotes utilisant un système de refroidissement devront également s’assurer que celui-ci est bien homologué : il ne peut s’agir que de refroidisseurs à eau, à air ou à la pression, sans saturation du vêtement. Toute autre substance comme un refroidisseur chimique serait interdite de circuit.

En plus du pilote, la machine elle-même doit également comporter un certain nombre de points de contrôle qui seront attentivement surveillés. Entre le harnais de sécurité, l’arceau, le siège baquet et les éléments propres à chaque discipline automobile, rien n’est laissé au hasard : le manquement ou défaillance du moindre de ces points lui vaudra également au pilote une interdiction de prendre le départ de l’épreuve.