C’est une très belle aventure sportive et humaine qui a démarré le 11 octobre 2019, lors de l’Assemblée Générale de la section SEGRE TRIATHLON de l’ESSHA. José CAU, le président de l’association nous raconte la préparation du Triathlon Embrunman 2020, considéré comme l’un des Triathlons les plus difficiles au monde et qui consiste à enchaîner 3800m de natation, 188km de vélo dont l’ascension du col de l’IZOARD à 2360m et 42.195km de course à pied ! Rien que cela !

En effet, le bilan de la saison 2018-2019 s’est fait ce soir-là et les triathlètes se sont déjà projetés sur la saison 2019-2020.

Pour Olivier GIRARD, les choses sont claires. Il lance à José CAU, son président : “José, tu as accompagné Géraldine au BALNEAMAN, veux-tu m’accompagner à l’EMBRUNMAN ?”

A noter, pour les non-initiés, que cet EMBRUNMAN, est considéré comme l’un des Triathlons les plus difficiles au monde et qui consiste à enchaîner 3800m de natation, 188km de vélo dont l’ascension du col de l’IZOARD à 2360m et 42.195km de course à pied.

L’aventure est lancée et trois autres membres viennent tout d’abord se joindre aux premiers téméraires, Gaël TERRIEN, Grégory GIRAUDEAU et Jacques LEPRETRE. Trois autres triathlètes de la section décident de s’inscrire pour le faire en relais, et tout ce beau monde et leurs proches réservent rapidement sur EMBRUN pour la semaine du 15 août 2020.

La préparation physique est déjà bien lancée lorsque la crise sanitaire et le confinement viennent chambouler ce projet. L’organisateur s’accroche pour maintenir l’épreuve, mais annule le relais. Pas facile de s’entraîner pour un tel défi sportif, lorsque l’on doit rester chez soi. Jacques décidera avec sagesse de remettre à plus tard sa participation à son premier triathlon IronMan.

Les quatre autres décident pour leur part de maintenir leur inscription avec toute l’incertitude d’une éventuelle annulation. Ils se motivent, se donnent comme surnom “Les Gladiateurs” et, après la période de confinement, se retrouvent avec le même état d’esprit pour de longues heures d’entraînement. Un périple à vélo de plus de 200km en commun pour rallier La Tranche-sur-Mer à partir de Segré est organisé lors d’un week-end complet d’entraînement, mais également des sorties vélo dans les Alpes Mancelles pour se conditionner au dénivelé rencontré le jour de la course. La préparation se passe bien avec un réel plaisir partagé.

Il ne reste plus qu’une semaine dans leur plan d’entraînement, lorsque la terrible nouvelle tombe : ANNULATION DE L’EMBRUNMAN.

Sur le coup, c’est l’abattement ! Si près du but ! Ils sont prêts. Les locations sont faites sur place pour une vingtaine de personnes. Nous y serons sans aller au bout de notre défi.

Nous allons le faire quand même annonce José CAU. L’ayant déjà fait six fois, il connaît le parcours par cœur. Cet EMBRUNMAN sera vécu différemment : comme nous l’avons fait pendant les entraînements, cette course, nous la vivrons ensemble avec le soutien logistique de tous nos proches.

Et ils l’ont fait ! Ils l’ont tous fait, les quatre Gladiateurs et leurs proches. Ce 15 août 2020 fut une journée inoubliable pour tous, depuis le départ natation à 6h15, au lever du soleil, jusqu’à minuit, soit après quasiment dix-huit heures d’effort et d’abnégation pour Gaël TERRIEN et Grégory GIRAUDEAU, les deux nouveaux IronMen de la Section. Olivier GIRARD et José CAU ont, quant à eux, préféré arrêter après quatorze kilomètres de course à pied.

L’objectif visé est plus qu’atteint. Cet EMBRUNMAN, mode “Randonnée”, aura permis de vivre une aventure humaine hors du commun pour ce groupe de Segréens et leurs proches, le genre de défi qui motive les membres de la section.

Quelques supporters ont pu se joindre aux quatre Gladiateurs et partager quelques kilomètres, en natation, en vélo ou en course à pied. Une équipe relais s’est d’ailleurs spontanément constituée avec Richard DAVEUX sur la boucle Natation, puis Daniel CAU sur le parcours vélo, et Mickaël COQUERIE sur le Marathon, qui a su emmener nos triathlètes de l’extrême jusqu’au bout du parcours.

Les autres ont encouragé ce petit groupe pendant toute la durée de l’épreuve tout d’abord en voiture sur le parcours vélo, puis en vélo sur la course à pied. Se retrouver aussi nombreux en haut du col mythique qu’est l’Izoard fut pour tous un grand moment et restera longtemps dans les mémoires.

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