En ce vendredi, les 11 000 m2 d’exposition situés quai Malbert, à Brest, ont été inaugurés en présence du partenaire titre Crédit Mutuel Arkéa, des partenaires institutionnels de la course (Ville et Métropole de Brest, Région Bretagne, Conseil Département du Finistère) et du Groupe Télégramme. Dans le même temps, cinq Ultims ont fait leur entrée dans le port, Éric Péron (ULTIM ADAGIO) et Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) ont initié le mouvement en début d’après-midi. Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), Anthony Marchand (Actual Ultim 3) et Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) les ont suivi. Tom Laperche devrait les rejoindre dans quelques jours, l’équipe étant pleinement mobilisée pour finaliser la préparation du trimaran, SVR-Lazartigue. Tous ont eu le droit aux applaudissements et à la ferveur d’un public brestois venu en nombre. De quoi faire le plein d’enthousiasme et de lancer comme il se doit les dix jours de fête avant le grand départ, le 7 janvier prochain.

Tous les cadeaux de Noël ont été déballés. Tous sauf un pour les passionnés de course au large : avoir la chance de pouvoir approcher les Ultims avant leur défi de géant. Et c’est possible depuis cet après-midi. La journée se devait donc d’être belle et le soleil a même été au rendez-vous, résistant aux nuages tout au long de la journée. Ainsi donc, la grande aventure a commencé pour les nombreuses familles qui ont déambulé dans le village depuis son ouverture, ce matin à 10 heures. Ils ont pu s’offrir une immersion à part entière dans ce défi de géant. Au sein du lieu de l’exposition immersive, ‘L’Atelier des Géants’, on y découvre l’itinéraire des marins, l’histoire de leur bateau, l’épopée du tour du monde en multicoque et l’impressionnant trophée qu’un marin soulèvera dans près de deux mois.

« Nous y voilà, vingt ans après l’avoir rêvé »

S’imprégner de cette course, comprendre sa dureté et son caractère inédit, c’est aussi ce à quoi se sont attelés les élus et partenaires qui ont participé à l’inauguration officielle, un peu après 17 heures. « Nous y voilà, vingt ans après l’avoir rêvé », abonde François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole. Olivier Le Bras, Conseiller Régional de Bretagne, évoque « une aventure technologique, humaine et sportive extraordinaire », Guy Taloc, Conseiller départemental, parle d’un événement qui « valorisera nos talents et fera rayonner la voile ».

Ceux qui y contribuent, les marins, dont chacun a le visage affiché un peu partout dans le village, ont fait leur entrée dans le port de Brest. Un moment presque suspendu, comme la confirmation que tout commençait vraiment cet après-midi. Il y a eu les images à couper le souffle en arrivant dans le goulet, puis le sang-froid à manœuvrer dans le port avant les applaudissements nourris d’un public qui n’aurait raté ça pour rien au monde. C’est Éric Péron (ULTIM ADAGIO) dont Brest est le port d’attache, qui a fait le premier son entrée. Le skipper aspire à « partir l’esprit tranquille », fort de la préparation de son équipe ces dernières semaines. « Psychologiquement, ça fait plus d’un mois que je suis parti » a-t-il confié, tout en assurant que « le bateau est prêt ».

Maxi Edmond de Rothschild, Charles Caudrelier lors de la parade d’arrivée des ultims à Brest, ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, le 29/12/23

« Je connais la ferveur des Brestois et des Finistériens »

C’est aussi le cas pour le Maxi Banque Populaire XI qui a fait son entrée quelques instants plus tard. Récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre, Armel Le Cléac’h reconnaît que « les dernières semaines à Lorient n’ont pas été de trop » pour préparer le bateau. « Il est prêt, moi aussi », dit-il simplement avant d’évoquer le public : « Je ne suis pas surpris qu’il y ait du monde, je connais la ferveur des Brestois, des Finistériens et de tous les amoureux de la mer. On sait qu’il y aura du monde ici jusqu’au départ ». Un constat partagé par les trois marins qui ont fait leur entrée un peu plus tard dans l’après-midi : Thomas Coville (Sodebo Ultim 3), Anthony Marchand (Actual Ultim 3) et Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild). Ils seront rejoints d’ici quelques jours par Tom Laperche (SVR-Lazartigue), le team finalisant actuellement les réparations du trimaran.

ILS ONT DIT :

Julien Carmona, Président du Crédit Mutuel Arkéa et du Crédit Mutuel de Bretagne : « Bien qu’il s’agisse d’une course autour du monde, c’est bien la région Bretagne et ses acteurs qui seront mis en avant lors de la première édition de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest. C’est une réelle fierté pour notre groupe, banque coopérative et territoriale, d’être partenaire titre de cette course encore inédite dans la voile. Il était également naturel de nous associer à la Métropole de Brest, ville berceau de notre siège social. La ferveur du grand public, la passion des skippers et l’innovation technologique des navires résonnent avec nos propres valeurs. Cette course s’inscrit aussi dans la continuité de notre engagement envers le secteur maritime. Déjà présent auprès des professionnels de la mer, nous nous sommes dotés d’une filière maritime afin de promouvoir une économie bleue responsable, mais aussi d’être un vecteur de rêve et d’inclusion via notre présence dans la voile. »

François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole : « Nous y voilà, 20 ans après l’avoir rêvé ! Je suis heureux que nous ouvrions ce village aujourd’hui. J’invite les Brestoises et les Brestois et tous les passionnés de voile à venir découvrir ce village qui va mettre en scène Brest, port des records, capitale des océans, et faire honneur à ces marins d’exception. »

Olivier Le Bras, Conseiller Régional de Bretagne : « Avec ce premier tour du monde en course et en solitaire en catégorie Ultim, la Bretagne va participer, une fois encore, à l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire des courses océaniques ; cette aventure technologique, humaine et sportive extraordinaire ressemble à la Bretagne, aux Bretonnes et aux Bretons avec pour valeurs partagées l’humilité, la passion et l’engagement. Et c’est donc naturellement que l’ensemble de la Bretagne fera corps avec ces marins d’exception et qu’elle vibrera au récit de leur aventure maritime. À ces pionniers capables d’affronter la démesure des éléments, j’adresse toute mon admiration et mes plus vifs encouragements. »

Guy Taloc, Conseiller Départemental du canton de Plabennec : « Le Département du Finistère, partenaire historique du nautisme, se mobilise pour accompagner les courses océaniques qui, comme l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, valorisent nos talents, font rayonner la voile, filière d’excellence finistérienne et ne cessent d’innover en proposant des défis toujours plus audacieux. Le Département est présent sur le village de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest aux côtés des acteurs de la filière nautique et invite le public à découvrir les animations de l’espace Finistère du 29 décembre au 7 janvier. »

Édouard Coudurier, Président Directeur Général du Groupe Télégramme : « Avec l’inauguration du village ce vendredi, nous entrons de plain-pied dans cet événement unique.  Nous sommes fiers d’être tous réunis pour célébrer et découvrir les géants qui sont amarrés Quai Malbert et pendant les dix prochains jours. Au Groupe Télégramme, nous rêvons de cette course hors norme depuis près de 20 ans. Nous sommes tous très fiers que ce rêve devienne réalité. Les nombreuses animations prévues, notamment au stand Télégramme, que vous êtes tous invités à visiter, seront autant d’occasions de vivre ces jours de fête et cette effervescence qui monte jusqu’au grand départ. Plus que jamais, nous sommes prêts, ensemble, à écrire une nouvelle page de la course au large ! »

Joseph Bizard, Directeur Général OC Sport Pen Duick : « Après un temps particulièrement conséquent pour en assurer la préparation, nous ouvrons un nouveau chapitre, le temps de la célébration de l’événement. C’est l’aboutissement de tout ce qu’on a entrepris et le début de ce que va être cette course. Il y a une grande fierté de vivre cette première journée avec le dispositif qu’on a mis en place qui correspond à l’idée qu’on s’en faisait. Pour qu’un tel événement ait lieu, il y a le travail des marins, de leurs équipes et aussi celui de tous les partenaires qui ont contribué à coconstruire ce projet. Ça fait un an que l’on s’emploie avec un niveau d’exigence très élevé pour que la première impression des visiteurs soit la bonne. Nous souhaitons que le public, venu massivement aujourd’hui, puisse ressentir l’émotion des grandes aventures humaines. C’est bien plus qu’une course au large : c’est l’un des derniers défis que l’on peut encore atteindre sur terre et on ne retrouve cette dimension dans aucun autre sport. »