Rencontre avec Florian Bodin, le jeune entraîneur du club SVS La Meignanne. Travailleur et compétiteur, il souhaite continuer à progresser et à gravir les échelons avec force et conviction. Entretien.

Bonjour Florian, pouvez-vous nous présenter votre parcours sportif ?

“J’ai commencé le football à l’âge six ans au club de Pellouailles Athletique Club (devenu aujourd’hui le FC Pellouailles-Corzé). J’ai ensuite été repéré à l’âge de 14-15 ans par l’Intrépide d’Angers. J’y ai signé et ce fut, je pense, ma meilleure décision. J’y suis resté jusqu’à l’âge de 28 ans avec une saison entre-temps effectuée de nouveau à Pellouailles-Corzé sous les ordres de Jérôme Dumontant. Suite à de nombreux départs de l’Intrépide d’Angers, j’ai signé à la Croix Blanche avec trois amis. Malheureusement, je me suis blessé en début de saison. C’est grâce ou à cause de cette blessure que Yohan Chibani et le président Pascal Rey m’ont demandé si j’étais intéressé pour encadrer l’équipe réserve. Et j’ai accepté tout naturellement. Ensuite, j’ai eu un appel du club du SVS la Meignanne, et ils m’ont nommé entraîneur principal cette saison. Je repars d’ailleurs pour une deuxième saison.”

Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Mes meilleurs souvenirs, si je prends dans l’ordre chronologique, ce serait tout d’abord mon premier match en seniors à l’Intrépide d’Angers en DRH. J’avais seize ans et demi et le coach était Jean-Yves Citron à l’époque. Ensuite, ma première montée avec Dominique Delestre, de PH à DRH. On était vraiment une jeune bande de copains qui jouait ensemble et on se faisait vraiment plaisir. On se voit encore régulièrement aujourd’hui. Je pense aussi également à la finale du championnat de France Sport-Etudes à Clairefontaine avec le lycée Chevrollier, sous les ordres de Patrice Courtin. Malheureusement, nous avions perdu, mais cela reste un incroyable souvenir. Et enfin, mon plus beau souvenir, je pense, en seniors toujours avec l’Intrépide, ce serait notre parcours en Coupe de France. Nous étions arrivés jusqu’en 64ème de finale (match perdu à Saint-Lô, contre le FC Saint-Lô Manche). Nous étions le dernier club de la ligue en lice, cela ne nous a pas empêché de faire la fête sur toute la route du retour et après. Très très bon souvenir.”

Quelles sont les personnes qui vous ont marquées dans votre parcours de footballeur ?

Les éducateurs qui m’ont marqué sont Mady Bossé mon premier coach à l’Intrépide en catégorie de jeunes. Ensuite, Patrice Courtin en sport-études. C’est quelqu’un qui s’investit énormément et qui vit son sport avec une telle passion. Il y a aussi Dominique Delestre, Richard Penin, Philippe Gourin à l’Intrépide. J’ai adoré être sous leurs ordres, le travail, la rigueur, le plaisir étaient leurs valeurs. Et enfin, Yohan Chibani qui m’a mis le pied à l’étriller si je puis dire, et je lui en suis reconnaissant. Je pense également à tous les bénévoles qui nous aident chaque saison, ils m’ont tous marqué d’une manière ou d’une autre car sans leur aide et leur soutien, tous ces clubs ne fonctionneraient plus aujourd’hui. Une petite pensée pour Paul Cadorel également qui a été le premier à m’accompagner à mes débuts à l’Intrépide et qui n’est plus là aujourd’hui, c’était quelqu’un de très bien.”

Comment voyez-vous le rôle d’entraîneur de football et son évolution ?

Aujourd’hui, je pense que le rôle de l’entraîneur évolue en fonction des joueurs. Je ne sais pas si certains entraîneurs auront le même avis que le mien, mais je trouve que le football est devenu beaucoup plus un loisir aujourd’hui, qu’une compétition dans l’esprit du joueur amateur. A mon époque, même si je suis encore jeune, le football était une raison de vivre, peu importe dans quelle catégorie ou à quel niveau l’on pouvait évoluer. On cherchait systématiquement à gagner, que cela soit en match ou à l’entraînement. Maintenant, les joueurs ont un esprit plus tranquille, sont absents pour des repas de familles ou pour tous autres raisons. Cela n’existait pas auparavant. Si je peux reprendre une expression d’un de mes anciens entraîneurs, on bascule dans le “football consommation”, on vient quand on peut ou quand on veut. Du coup, l’entraîneur moderne doit s’adapter à tous ces nouveaux paramètres et ce n’est pas toujours évident. C’est la seule chose qui m’ennuie réellement. Mais cela ne m’empêche pas aujourd’hui de toujours avoir la même passion et la même détermination à réussir ce que j’entreprends dans ce sport. J’adore le football ! Ce rôle d’entraîneur m’a permis d’apprendre plein de choses, de rencontrer beaucoup de personnes que j’apprécie aujourd’hui et j’espère que cela ne s’arrêtera pas de sitôt.”

Pour finir, quels sont vos objectifs futurs dans le football ?

“Je ne me suis pas fixé de deadline, je vis un peu au jour le jour. Je suis en train de passer mon CFF3 en ce moment, je suis très bien au SVS la Meignanne. C’est un club qui m’a très bien accueilli, il y a une très bonne ambiance. Être entraîneur d’une équipe de PH après seulement deux ans d’expérience dans ce rôle, n’est pas donné à tout le monde et je m’éclate. Après, le compétiteur et le travailleur que je suis, font, que si je peux gravir des échelons, je saisirais l’opportunité, mais j’ai le temps pour cela. Il faut encore que je travaille et que j’apprenne.”

Florian BODIN

Né le 29 Septembre 1985 à Parthenay (79)

Club actuel : SVS La Meignanne (entraîneur seniors)

Anciens clubs : FC Pellouailles-Corzé, Intrépide d’Angers, Angers Croix Blanche OS.

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