Alors que l’Euro de volley vient de se terminer avec une quatrième place cruelle pour les Bleus, que la Coupe du Monde de rugby bat son plein au Japon et que les footeux ont déjà leurs yeux tournés vers l’été prochain avec le retour de l’Euro où la France voudra prendre sa revanche de son amère défaite en finale de l’édition 2016 à domicile face au Portugal, les basketteurs tricolores, eux, se reposent après une Coupe du Monde qui les aura vus de nouveau décrocher le bronze, mais aussi après avoir de nouveau prouvé qu’ils étaient capables du pire comme du meilleur.

Ascenseur émotionnel

Le meilleur, ce fut bien sûr ce quart de finale d’anthologie remporté face aux USA, une équipe qui n’avait plus perdu en compétition officielle depuis 2006, soit une incroyable série de plus de treize ans d’invincibilité brisée par les Bleus. Certes, la team USA de cette année n’était pas la meilleure possible, et la suite de la compétition l’a prouvé puisqu’ils ont encore perdu face à la Serbie avant de se défaire de la Pologne pour terminer à une indigne septième place lors de cette Coupe du monde, soit le pire classement de leur histoire, mais cette victoire résonnera longtemps comme un exploit aux yeux des supporters français.

Malheureusement, le soufflet est vite retombé, comme quatre ans plus tôt en Espagne, et la demi-finale fut un long chemin de croix durant laquelle les Bleus auront subi pendant quarante minutes la furie des Argentins, qui ne comptaient pourtant aucun joueur NBA dans leurs rangs. La France avait beau battre l’Australie pour terminer troisième, et l’Argentine perdre en finale face aux Espagnols et finir deuxième, la déception est française et la fierté argentine.

Le futur ne tardera pas

Mais maintenant que la compétition est terminée, les joueurs sont partis en vacances bien méritées, mais avec bien sûr dans un coin de la tête les prochains rendez-vous avec l’équipe de France. Pourtant, il y a fort à parier que c’est d’abord la prochaine saison de NBA qui va occuper les esprits de nombreux internationaux français, même si aucun d’entre eux ne semble faire partie d’une équipe qui sera en course pour le titre suprême. Mais après la NBA, de jolies compétitions internationales seront encore au programme et, si le même groupe que cette année arrive à obtenir l’accord de leurs clubs pour aller les jouer, la France aura encore une carte à jouer.

En premier lieu, l’été 2020 sera marqué par la tenue des Jeux olympiques de Tokyo. Et, pour des raisons diverses et variées, si les JO ne représentent rien ou presque dans le monde du football ou du tennis comparé à la Coupe du Monde ou aux tournois du Grand Chelem, ceux-ci sont la compétition par équipes nationales la plus prestigieuse en basket, et seul un titre NBA apporte une gloire supérieure à celle d’une victoire aux Jeux. Et grâce à leur bon parcours cet été, mais aussi grâce aux inattendues performances de l’Argentine et de l’Australie, la France a obtenu l’un des deux billets directement qualificatifs pour ces JO destinés aux deux meilleures équipes européennes de la Coupe du Monde.

Les Bleus éviteront ainsi la fatigue et le piège d’un tournoi qualificatif qui s’étend sur de nombreux jours, et où il y a très peu de place pour beaucoup de candidats, et pourront se préparer tranquillement à la compétition, ce qui sera un élément non négligeable pour convaincre leurs meilleurs éléments (Gobert, Fournier, Nktilina) de revenir porter la chasuble tricolore.

Gobert sera indispensable en 2020 (photo :  par Jan Fante / CC BY-SA 2.0).

Et ça continue, encore et encore…

Il sera par contre compliqué de disposer du groupe le plus compétitif possible trois années de suite, et l’Eurobasket 2021 devrait voir venir une équipe de France différente (mais cela devrait aussi être le cas des autres cadors du continent comme l’Espagne et la Serbie), car les stars NBA voudront enfin se reposer et les franchises voudront aussi éviter le risque d’une surchauffe de leurs joueurs. Après cette compétition qui sera organisée conjointement par l’Allemagne, l’Italie, la Géorgie et la République tchèque, il y aura enfin une année calme en 2022 avant le retour de la Coupe du Monde en 2023 qui, après la Chine cette année, se tiendra encore une fois en Asie, entre le Japon, l’Indonésie et les Philippines. Trois futures compétitions déjà très attendues donc, et où la France aura à chaque fois l’ambition de ramener une médaille, si possible meilleure que cette toujours frustrante médaille de bronze.

 

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