C’est officiel, le départ de la quatorzième Transat Jacques Vabre a été donné par l’organisation de la course aujourd’hui à 13h15. Les concurrents se sont tous élancés sur l’Atlantique avec pour but de rallier Salvador de Bahia dans les meilleures conditions. De leur côté, Romain Attanasio et Sébastien Marsset les deux skippers de l’Imoca Pure partent donc pour une réelle aventure. Ils espèrent atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour cette course : arriver au Brésil parmi les premiers bateaux à dérive et pourquoi pas venir semer le trouble parmi les foilers.

Pure deuxième des Imocas après 1 heure de course

Ce matin à 8h25 exactement, Romain et Sébastien ont quitté le bassin Paul Vatine du Havre sous les applaudissements de leurs proches, du public et des partenaires du projet. Ils étaient venus en nombre pour encourager les deux marins et leur apporter tout leur soutien avant de prendre la mer. Il faut croire que cela a porté ses fruits car après 1 heure de course et grâce à un superbe départ le bateau Pure pointe à la deuxième place du classement des Imoca juste derrière le binôme Clarisse Cremer / Armel Le Cléac’h.

Des conditions météos difficiles à partir de cette nuit

Pour ce qui est de la suite et au vu des dernières prévisions météorologiques les prochaines heures de course devraient être clémentes avant de voir les choses se compliquer durant la nuit où le vent ne va pas cesser de forcir et pourrait atteindre entre 25 et 30 nœuds. Plusieurs manœuvres sont donc à prévoir au sortir de la Manche pour les deux skippers de l’Imoca Pure (des changements de voiles notamment) ce qui va donc leur permettre de rentrer réellement dans la course et de pouvoir se mesurer aux autres bateaux. Une fois aux latitudes plus ensoleillées, il restera plus de la moitié des 4 350 milles à couvrir et pas forcément les plus simples : grains, passage du Pot au Noir, alizés de l’hémisphère Sud à encaisser, la route sera longue vers Salvador de Bahia et la course s’annonce palpitante !

Le bateau

Conçu pour Loïc Peyron à l’occasion du Vendée Globe 2008-2009, ce plan Farr compte trois Vendée Globe et deux Barcelona World Race à son compteur. Le bateau a subi de profondes modifications depuis son lancement tout en conservant l’esprit malin de son premier skipper. C’est Loïck Peyron qui avait inauguré le principe des casquettes amovibles pour mieux protéger le navigateur solitaire, de même qu’il avait inauguré un fond de coque à géométrie variable en fonction de l’allure du bateau, et ce grâce à deux petits appendices sur le tableau arrière. En 2012, quand Jean Le Cam acquiert le bateau, il lui fait subir une cure de jouvence en l’allégeant considérablement de manière à garder une machine compétitive. S’il aura du mal à lutter contre les foilers de dernière génération, Romain Attanasio sait qu’une Transat Atlantique et surtout un Vendée Globe, c’est long. Son objectif premier sera donc de finir et qui sait d’accrocher par là-même une place dans le top 10.

Un programme chargé jusqu’au départ de la course

Arrivés sur le bassin Paul Vatine du Havre vendredi dernier après un convoyage depuis Port-la-Forêt (29), Romain et Sébastien avec le soutien de toute l’équipe PURE s’activent depuis une semaine à préparer de la meilleure des manières leur départ. Au programme, des journées bien remplies : analyse des fichiers météo, premiers routages, étude des options de course, derniers réglages techniques, accueil des sponsors, réponses aux sollicitations médiatiques… Tout ce qui est nécessaire à la bonne préparation d’une course de cette envergure !

Romain Attanasio : “Quelques heures avant le début de cette aventure en duo, nous commençons sérieusement à rentrer dans notre course. Nous devons alterner entre les derniers préparatifs du bateau et les différentes sollicitations mais surtout être attentifs aux conditions météos annoncées dans les prochains jours pour affiner notre stratégie.”

Sébastien Marsset : “À deux jours du départ l’excitation commence à nous gagner, nous regardons de plus en plus près la météo pour se projeter sur la durée de la course et les conditions qui nous attendent pour la 1ère semaine. C’est aussi le moment pour nous de prendre le rythme qui sera le notre en mer et de pouvoir dire au revoir à nos proches, des moments assez denses et chargés d’émotions.”

 

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