Rencontre avec Grégory LICOIS. L’Angevin de naissance nous raconte son parcours sportif en tant que joueur, sa décision d’avoir tenté l’aventure en Suisse en tant qu’éducateur dans le centre de formation du FC Sion, ses meilleurs souvenirs, ainsi que ses futurs projets. Il nous donne aussi son avis sur la différence entre le football en Suisse et celui de la France. Entretien.

Bonjour Grégory, pouvez-vous, nous présenter votre parcours sportif. Avez-vous toujours pratiqué le football ou avez-vous essayé d’autres sports ?

“Bonjour. J’ai 33 ans et je suis entrepreneur, depuis Avril 2017. Concernant mon parcours dans le  football, j’ai débuté en catégorie débutant, au club de l’AS Angers Lac de Maine, jusqu’à la catégorie U13. Ensuite, je suis parti en sport étude football, au collège Saint-Jean de Barre, à Belle-Beille, en intégrant les U15 nationaux du SCO d’Angers, jusqu’à la catégorie U17. Ensuite, j’ai évolué au club de l’US Beaufort-en-Vallée, en DRH. Puis, retour au club du Lac de Maine, avec la belle épopée sous l’aire de David Maillochon… J’ai souhaité arrêter le football à l’âge de vingt ans, avec l’idée d’intégrer le futsal et j’y ai joué jusqu’à l’âge de 24 ans… Enfin, j’ai décidé de quitter la France, pour le travail… et me voilà arrivé en Suisse !”

Racontez-nous, comment vous êtes arrivé dans le club du FC Sion et parlez-nous de ce club ?

“L’arrivée au FC Sion a été pour moi une nouvelle aventure, après quatre années en Suisse sans jouer… J’étais concentré dans ma vie familiale. Par la suite et une fois bien installé, j’ai envoyé un CV footballistique au club du FC Sion. A l’époque, il recherchait un assistant pour une équipe U11, j’ai accepté de suite, après avoir passé un entretien. Aujourd’hui, je suis l’entraîneur principal, avec un assistant à mes côtés, en Suisse, on travaille par deux. Le FC Sion est un club professionnel qui joue en première division Suisse (Superleague) et qui joue l’Europa League de temps en temps… sauf cette année, car ils ont été éliminés en tour préliminaire ! C’est le seul club en Europe à avoir remporté treize fois la coupe de Suisse, en autant de finales jouées ! Nous avons perdu la quatorzième, la saison passée contre le FC Bâle… Sion est une ville d’environ 40000 habitants. C’est un club, où les supporters se déplacent facilement. C’est un club familial.”

Pour vous, quelles sont les différences entre un club professionnel et un club amateur ?

“En effet, il y a de la différence dans plusieurs domaines. Déjà, on peut parler de la qualité des joueurs à notre disposition. Ensuite, nous représentons l’image d’un club professionnel, que cela soit par le coaching ou l’évolution des joueurs. Chaque week-end, les adversaires jouent le match de l’année, afin d’essayer de nous battre…”

Que pouvez-vous nous dire sur cette expérience que vous êtes en train de vivre et quels sont les objectifs que l’on vous a fixés ? Vous servez-vous de votre expérience acquise au SCO d’Angers ?

“Pour l’expérience, je prends beaucoup de plaisir avec des enfants de douze ans. Je vis des moments extraordinaires lors de tournois internationaux ou nationaux. Concernant le championnat, à cet âge, cela reste d’un niveau régional, mais très intéressant. A ce jour, nous sommes toujours invaincus en cinq matchs avec trente-quatre buts marqués pour six buts encaissés, au plus haut niveau régional… Pour les objectifs, il n’y en a pas vraiment de fixés, car nous sommes dans l’apprentissage des enfants, qui vont découvrir le football à onze, la saison prochaine, mais on se doit de bien figurer lors de chaque rencontre, ce qui est le cas actuellement. Par rapport au club du SCO d’Angers, j’ai toujours pris l’exemple de monsieur Didier Brecheteau, qui m’entraînait à l’époque en U15 au SCO d’Angers. Pour ma part, c’est un modèle. Il a toujours été juste, que ce soit dans la philosophie de jeu, son discours, sa mentalité, c’était un homme de caractère, à partir du moment où l’on est dans le vestiaire. La seule différence, c’est que nous sommes en Suisse et que nous devons jouer selon ce que l’ASF (Association Suisse de Football) veut que les clubs jouent…”

Aviez-vous déjà entraîné en France avant de partir pour la Suisse ?

“Non, je n’ai jamais entraîné lorsque j’étais en France. J’ai commencé à être entraîneur en Suisse.”

Quelles sont les différences entre le football en France et en Suisse ?

“La philosophie de jeu n’est pas la même… Ensuite, d’un point de vue technique, la France est plus forte chez les jeunes, mais l’écart se réduit à partir des catégories U16 et U18. La Suisse reste un petit pays, donc, il y a moins de jeunes qui jouent au football… Nous avons le hockey sur glace qui est ici, un sport important et qui prend beaucoup de place, ainsi que le ski. Cependant, la Suisse a beaucoup progressé et elle a rattrapé son retard, en pointant au septième rang mondial de la FIFA, juste devant la France…”

Comment le football français est-il perçu en Suisse ?

“Le football français est super bien perçu au niveau de la formation et beaucoup envient les Français, même si ici, beaucoup regardent le championnat allemand, car nous avons un pays qui est divisé en quatre (français, allemand, italien et romanche) et l’allemand reste majoritaire au niveau de la langue ici.”

Souhaitez-vous, vous investir sur la durée dans le club du FC Sion ? Et quelles sont vos ambitions à titre personnel et collectif (évolution de catégorie, de niveau etc…) ?

“Oui, je suis déjà très bien intégré au sein du club, je suis aussi entraîneur pour l’école de football (joueurs nés en 2010). Je suis aussi membres du comité du tourbillon challenge, tournoi U12 international. Par la suite, j’aimerais continuer avec l’équipe actuelle et passer au football à onze…”

Quels ont été vos résultats avec la formation du FC Sion ?

“Nous avons remporté la saison passée, trois tournois en salle et perdus quatre finales, car en Suisse, nous jouons quatre mois en salle à cause du mauvais temps. Nous avons aussi disputé une finale nationale en salle à Bale et un quart de finale sur un tournoi international à Besançon.”

Originaire d’Angers, suivez-vous toujours l’actualité sportive du département ?

“Oui, grâce à votre entreprise Passion Sports 49, je peux suivre les résultats depuis la Suisse, et c’est vraiment top… Je vois que des clubs qui étaient au top à l’époque sont descendus bien bas, ces dernières années… beaucoup de potes sont encore en activité, donc, je jette toujours un œil… et pour cela je vous remercie du travail que vous faites…”

Vous voyez-vous plus comme un formateur (formation de joueurs) ou comme un entraîneur (avec plus des objectifs de résultats) ?

“Pour ma part, avec des 12-13 ans, on reste formateur… mais on ne peut pas dire que le résultat, on ne s’en occupe pas, ce serait mentir. Donc, je pense être un formateur, mais plus dans la peau d’un entraîneur… (rire).”

Aimeriez-vous prendre en charge une équipe seniors, un jour ?

“Oui, mais pas tout de suite…. A l’heure d’aujourd’hui, je pourrais entraîner à un très bon niveau en Suisse avec mes diplômes, mais cela reste différent que d’entraîner des jeunes…”

Justement quels sont vos futurs projets sportifs 

“Mon premier objectif serait de rejoindre un centre de formation professionnel en Suisse ou à l’étranger et d’ouvrir pourquoi pas un jour une académie, car beaucoup de portes s’ouvrent par la suite… Je vis la chose au jour le jour et je rencontre beaucoup de personnes du monde professionnel… Pourquoi pas un jour, revenir aux sources au SCO d’Angers, ce qui serait pour moi le top dans la formation des jeunes… Je continue à passer les diplômes année après année…”

Pour finir, avez-vous un mot de conclusion (remerciement, message à faire passer aux dirigeants, à ton club, à tes joueurs, à tes anciens coéquipiers dans le 49 etc.) ?

“La seule chose que je peux dire, c’est que tout travail est récompensé, un jour. Je souhaite aussi du bonheur et une belle saison à tous les anciens que j’ai pu côtoyer dans le Maine-et-Loire, en tant que joueurs ou entraîneurs… Je n’oublierais jamais non plus mon club où j’ai débuté le football, à savoir le club de l’AS Angers Lac de Maine, avec Stéphane Fleury, David Maillochon et monsieur Dominique Jubin en tant que président.”

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