Depuis maintenant douze ans, Robin GABORIT porte haut les couleurs des Ducs d’Angers. Capitaine emblématique depuis de trois saisons, le natif de Cholet nous livre son évaluation de la saison écoulée, et ses ambitions pour celle à venir, sur le plan collectif et individuel.
Bonjour Robin, tout d’abord, comment évaluez-vous votre saison chez les Ducs d’Angers, à titre collectif et personnel ?
« Bonjour, en réalité, c’est dur d’être pleinement satisfait parce que l’on était en jeu dans trois compétitions pour trois coupes différentes, la Coupe de France, le championnat et la Coupe d’Europe. Finalement au bout, cela ne fait aucun trophée à la clé. Donc, c’est dur d’être pleinement satisfait, mais cela reste un ensemble positif. On a fait preuve de régularité, malgré les nombreuses blessures, on a eu des bons résultats, mais le bilan à la fin reste « négatif », mais bon, on espérait un trophée que l’on n’a pas réussi à aller chercher. »
Vous n’étiez pas si loin d’atteindre la finale de la phase finale, pour jouer le titre de champion de France. Comment analysez-vous ces sept matchs et cette confrontation face à Grenoble ?
« Cela s’est joué sur des détails, mais cela s’est joué aussi sur la fraîcheur, un manque de profondeur de banc, et le fait que l’on ait eu à faire à beaucoup de blessures aussi. Pour arriver au bout et gagner, il y a plusieurs facteurs, un facteur chance, un facteur santé et un facteur momentum, il n’a pas manqué grand-chose. »
Vous avez été blessé pendant plusieurs jours, ce qui vous a fait manquer une grande partie de cette phase finale. Est-ce que selon vous, votre perte, vous le capitaine de l’équipe, a joué dans la balance de cette fin de saison ?
« C’est vrai que j’ai joué avec une main cassée et un problème au visage sur les matchs auxquels j’ai pris part, je n’étais pas à 100%, mais si j’ai pris le choix de jouer, c’est que j’en étais capable. Au niveau du leardership, oui, mon absence a pu peser, même si je n’étais pas loin des gars, mais je ne pense pas pour autant que cela a été le facteur principal de notre non-passage en finale. »
En tant que capitaine, quel est votre rôle dans le vestiaire, qu’est-ce que vous influez à votre équipe qui peut faire la différence ?
« Ce que j’essaye vraiment de transmettre et de mettre en avant, c’est l’identité de travail, l’identité de notre club, les valeurs que l’on veut transmettre à travers la ville et la France, à la fois dans le travail et dans le respect. »
Cela fait depuis 2012 que vous êtes chez les Ducs d’Angers. N’y a-t-il pas une envie de changement, gardez-vous toujours la même détermination et la même passion qu’à vos débuts au sein du club ?
« Oui, complètement, je n’ai pas envie de changement, comme je l’ai toujours dit, j’ai envie de jouer au hockey avec les Ducs d’Angers, envie de gagner avec les Ducs, la détermination reste la même, le plaisir tout autant, je sais que ma carrière n’est pas éternelle et c’est pour cela que je profite un maximum, malgré le fait que je vieillisse, je garde toujours cette âme d’enfant quand je monte sur la glace. »
Quels sont vos objectifs pour la saison prochaine, que cela soit sur le plan individuel ou collectif ?
« C’est dur de nommer des objectifs pour la saison prochaine, l’effectif n’est pas complet, il va sûrement être modifié, évidemment l’objectif majeur c’est jouer pour gagner, mais les objectifs ce n’est pas moi qui les détermine. »
S’il y a un moment fort de cette saison que vous devriez retenir, ce serait lequel ?
« Je dirais que cela a été une saison particulière, marquée par des blessures, c’est assez compliqué de trouver un moment marquant sur cette saison. Au final, on n’a pas gagné de trophée. Malgré tout, je dirais le côté guerrier, le côté déterminé, puisque malgré les péripéties et les blessures, on a réussi à trouver des ressources pour continuer à travailler et à performer. Donc, ce n’est pas un moment marquant, mais plutôt un terme : la détermination. »








