La finale de l’Europa League se jouait hier soir à Istanbul entre les Anglais d’Aston Villa et les Allemands de Fribourg. Un match déséquilibré sur le papier, cela n’a pas loupé.
Entre le sacre d’Arsenal, le dévoilement des listes des équipes nationales pour la Coupe du Monde et la finale de la Ligue des Champions qui approche à grands pas, la finale d’Europa League est passée sous les feux des projecteurs. Aston Villa, adversaires du PSG en quart de finale de Ligue des Champions l’année dernière et entraînés par le spécialiste de l’UEL Unai Emery, s’érigeaient en favoris dès le début de la compétition. En face, Fribourg est la surprise de la C3 cette saison. Éliminé en huitièmes de finale de la compétition durant deux des trois dernières années, le club allemand n’était pas attendu en finale. Mais mené par un groupe solidaire, porté par des joueurs expérimentés (Vincenzo Grifo, Matthias Ginter…) et des jeunes pousses talentueuses (Johan Manzambi, Noah Atubolu), il a réussi à se défaire du Celta Vigo et de Braga notamment dans les tours précédents.
La marche était trop haute pour les Allemands
Unai Emery avait sorti l’artillerie lourde : Morgan Rogers, Ollie Watkins, Lucas Digne. L’équipe type qui va vraisemblablement finir dans le top 4 de Premier League cette saison, c’est dire la montagne qui s’est érigée en face des Allemands de Fribourg. Portés par un stade d’Istanbul largement envahi par les supporters anglais, les Villans ont mieux entamé le match. Une première incursion de la pépite anglaise Morgan Rogers dès la 3e minute lance les ardeurs. Les Allemands, désireux de ne pas faire profil bas, montrent quelques intentions avec notamment les frappes de Nicolas Höfler (17′) et Johan Manzambi (34′) qui échauffent Emiliano Martínez. Mais juste avant la mi-temps, les protégés d’Unai Emery accélèrent la cadence, et ce temps fort se conclut par un magnifique but du milieu de terrain belge Youri Tielemans (41′), qui crucifie Noah Atubolu d’une reprise de volée à l’entrée de la surface. Les Anglais vont poursuivre sur leur lancée et l’ailier argentin Emiliano Buendía va creuser l’écart au bout du temps additionnel de la première mi-temps (45+3′). Le score à la pause est cruel pour les joueurs de Fribourg, qui se sont heurtés à l’expérience des grands rendez-vous de leurs adversaires du soir. Au retour des vestiaires, les coéquipiers de John McGinn posent le pied sur le ballon, ne concèdent que très peu de situations dangereuses et marquent même un troisième but par l’intermédiaire de Morgan Rogers (60′), victoire actée.
Si le résultat (3-0) reflète la domination d’Aston Villa, cette finale ne doit pas faire oublier l’incroyable parcours de Fribourg. Avec un budget trois fois inférieur à celui des Villans, le club du Bade-Wurtemberg aura réalisé la meilleure campagne européenne de son histoire, atteignant pour la première fois une finale continentale. Emery, lui, confirme son statut de patron de la compétition avec un cinquième trophée en Europa League.








