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David Pilard, entraîneur de l’équipe 1 de la Vaillante, nous donne son bilan par rapport aux performances de son équipe qui se classe 3e à la trêve. Résultat favorable par rapport à l’objectif fixé en début de saison. David expliquera ensuite quels sont les objectifs pour les débuts de cette année 2018.

Bonjour David, quel est votre bilan de cette première partie de saison ?

“C’est un bilan plus que positif étant donné que nous visions juste le maintien cette année. C’était un peu une saison de transition avec l’arrivée d’un nouveau joueur français (Andréa Landrieu) et la perte d’Emmanuel Lebesson. Nous étions beaucoup moins fort intrinsèquement l’an passé. Là, on se retrouve troisième à la mi-saison, le maintien est presque assuré donc c’est une bonne chose. En plus, l’ambiance d’équipe, le niveau de jeu, l’état d’esprit est vraiment très bon. Autant on a mal fini la 2e partie de saison 2017 alors que là on commence très bien le début de cette nouvelle saison.”

Que pensez-vous de ce nouvel effectif comparé à celui de l’an dernier ?

“L’an dernier, le problème, c’était qu’Emmanuel devait être le leader, les deux Suédois devaient être une plus-value, mais ils ont un peu lâché leur rôle de leader, surtout Jens. Emmanuel n’a pas tenu le truc donc on est vraiment parti vers le bas. Mais cette saison, Jens, étant le plus expérimenté, a repris le rôle de leader. Il tient bien son rôle et c’est important.”

Quels sont vos objectifs pour la seconde partie de saison, pourquoi ne pas viser plus haut ?

“Sur le papier, nous étions neuvième donc on jouait vraiment le maintien. Là on est troisième, on est des compétiteurs, donc si l’on veut rester troisième, il faut viser plus haut. Si l’on reste sur notre objectif de base, on fera que des contres performances. Donc, on va essayer d’aller chercher le deuxième, voir le premier et tenir toutes les équipes qui nous sont supérieures sur le papier. Il faut viser plus haut, on a toujours un regard derrière, mais le premier regard est toujours devant pour aller chercher la deuxième place voir la première, cela va être difficile, mais on va s’en donner les moyens pour faire au mieux. Après, en coupe d’Europe, nous sommes huitième de finale, on n’a pas un super tirage (Priego ESP), mais c’est à notre porté. On a été en finale l’an dernier face à la Romagne donc on va essayer d’aller chercher le quart, la demi, la finale et pourquoi pas la gagne.”

Pour la reprise, vous affrontez Pontoise-Cergy qui sont classés juste devant vous, comment allez-vous préparer cette rencontre ?

“Cela va être facile de les jouer parce que s’il y a une bête noire à la Vaillante, c’est Pontoise. A chaque fois que l’on joue contre eux, ils nous mettent des roustes, on a perdu énormément de fois face à eux, donc c’est vraiment notre bête noire. Nous sommes outsiders dans cette rencontre, on peut jouer relâché grâce au nombre de points que l’on a acquis dans la première phase qui nous permet d’être à coup sûr maintenu. L’important va être de jouer libérer et de grappiller un, deux voire les trois points. Au contraire, ce sont eux qui vont avoir la pression, car s’ils perdent contre nous, La Romagne va se détacher.”

Vous allez les affronter à domicile, est-ce un privilège en plus ?

“C’est vrai que le public a de l’influence, mais cela dépend des matchs. Là, face à Pontoise, cela va avoir de l’influence parce que ce sera la reprise du championnat, la première phase a été tellement bonne que le public va être content de nous revoir et de nous supporter donc dans ce cas, ce sera un avantage. Mais il y a parfois du bon d’être à l’extérieur parce que cela soude un peu l’équipe, cela nous force à être plus présents sur le banc alors que si l’on était à domicile, les joueurs de l’équipe s’isolent plus rapidement pour être à 100% dans leur match.”

Que pensez-vous du nouveau système de la Pro A, dans lequel chaque match gagné vaut un point ?

“L’année dernière, on a fait une mauvaise saison aussi parce que c’était cette nouvelle formule. C’était mon erreur, et aussi celle d’autres coachs d’avoir voulu rester dans l’ancien système, c’est-à-dire de jouer la gagne, car pour marquer des points, il fallait gagner alors que, maintenant, il faut gagner des matchs pour marquer un, deux ou trois points. Alors cette année, j’ai appris et compris comment cela fonctionnait, l’essentiel est de marquer des points et de ne pas perdre 3-0. Si tu perds 3-1, tu marques un point, si tu perds 3-2, tu marques deux points. D’un point sportif, je ne trouve pas cela terrible, imaginons si une équipe perd toutes ces rencontres 3-2, elle va finir assurément dans les quatre premières places. Après, il y aussi des points positifs, cela nous donne plus de choix tactiques et la possibilité de marquer des points à chaque rencontre donc il faut être à fond dans tous les matchs. Mais je reste quand même dans l’idée que sportivement, ce système ne récompense pas le travail de l’équipe.”