Rencontre avec Jérémy BICHARD, le meneur de l’Étoile Angers Basket. Il reviendra sur son parcours sportif, ses meilleurs souvenirs et nous donnera son avis sur son entraîneur. Puis, il nous expliquera la journée type d’un basketteur, les raisons d’avoir accepté le challenge de l’EAB et ses ambitions avec le club.

Bonjour Jérémy, pouvez-vous revenir sur votre parcours sportif et comment êtes-vous arrivé dans le basket ?

“Mon papa était un ancien joueur et coach de professionnel. J’ai été dès mon plus jeune âge au bord des terrains. Sachant que mon grand frère faisait aussi du basket, je m’y suis mis naturellement. J’ai commencé le basket dans un petit club de la banlieue marseillaise, à l’US Saint-Marcel Basket, avant de rejoindre le centre de formation de Fos Provence Basket, ainsi que celui d’Orléans.”

Pouvez-vous nous parler de votre parcours de basketteur professionnel, avec des débuts à Saint-Quentin, en passant par Mirecourt, Get Vosges, Mulhouse et Rueil ?

“J’ai commencé en NM1 à Saint-Quentin, dans le club où évoluait mon grand frère, Kévin. Ensuite, j’ai décidé de partir en championnat NM2 pour m’aguerrir et chercher des responsabilités avec le club de Mirecourt, puis celui de Get Vosges. J’ai ensuite eu la chance de vivre une montée en championnat NM1 avec Mulhouse, puis j’ai vécu deux superbes saisons à Rueil, avant de rejoindre cet Été, le club de l’Étoile Angers Basket.”

Quels sont vos meilleurs souvenirs sportifs et vos anecdotes ?

“Mon meilleur souvenir est incontestablement la montée de NM2 à NM1, obtenu avec Mulhouse. On avait gagné le match aller à Berck devant une salle comble digne des belles ambiances du nord, puis le match retour devant 3500 Mulhousiens dans une ambiance incroyable.”

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le club de l’Étoile Angers Basket et aviez-vous d’autres sollicitations ?

“Oui, j’avais des sollicitations avec des équipes de NM1 et surtout de Pro B, mais j’ai choisi de rejoindre l’Étoile Angers Basket, car il y avait un projet ambitieux et structuré, avec “Horizon 2020″. Le président et le coach m’ont montré beaucoup d’intérêt. La possibilité de continuer de jouer avec Kyle Tresnak a aussi compté dans ma décision, ainsi que la présence dans le club de mon ami et ancien coéquipier, Johan Rathieuville.”

Quels sont vos objectifs collectifs avec le club, mais aussi personnels ?

“Mes objectifs personnels et collectifs sont clairement de réussir le projet du club “Horizon 2020″, qui est de rejoindre la Pro B, le plus rapidement possible.”

Souhaitez-vous, vous inscrire sur le long terme à l’EAB, ou est-ce juste un tremplin pour vous ?

“Si j’ai choisi de venir ici, c’est bien évidemment pour le long terme. Je veux grandir en même temps que le club et l’emmener le plus loin possible.”

Vous avez évolué essentiellement en NM1 et en NM2, est-ce que vous aimeriez goûter à la Pro B ?

“J’ai eu l’opportunité ces deux dernières saisons de pouvoir y évoluer, mais j’ai décidé de choisir un projet qui me permettait de m’engager sur du moyen-long terme, plutôt que sur du court terme, par rapport à l’idée que j’ai de ma carrière et aussi par rapport au bien-être de ma famille. Bien sûr, j’aimerais y jouer avant la fin de ma carrière et le faire sous les couleurs de l’EAB serait la meilleure des manières.”

Avez-vous un plan de carrière et avez-vous des idées de reconversion, même si vous n’avez que vingt-huit ans ?

“Oui, j’ai des idées de reconversions, mais pour le moment, il n’y a rien de concret, ni de figé dans mon esprit. J’y pense de plus en plus et j’essaierais de faire en sorte d’anticiper, mais pour le moment, je suis à fond dans ma carrière qui je l’espère, est loin d’être fini.”

Vous êtes-vous fixé un âge pour arrêter votre carrière professionnelle ?

“Cela sera plus une question d’opportunités, sauf en cas de grosses blessures ou de mon âge, qui me forceront à décider de prendre ma retraite sportive.”

Que pouvez-vous nous dire sur votre intégration au sein de l’équipe, et sur l’organisation du club de l’EAB ?

“Le club est conforme à l’idée que m’en était fait, c’est-à-dire un club ambitieux, structuré et bien organisé. Le club essaie continuellement de s’améliorer et de se professionnaliser.”

Quel est votre avis sur le championnat de NM1 et sur le niveau des équipes ?

“Le championnat de NM1 est une division très particulière. Chaque week-end, c’est un combat et on peut observer des surprises à chaque journée. J’attends la fin de saison complète pour émettre un avis sur cette nouvelle formule et ce nouveau championnat de NM1.”

Que pensez-vous de la première partie de saison de l’EAB ?

“On a eu un début de saison très mitigé, mais on a réussi à avoir une série de victoires, qui nous ont emmenés dans le top 5 de ce championnat, où nous y sommes installés depuis le mois de novembre, maintenant. Le but est de tout faire pour rester dans ce top 5, à l’issue de cette première phase.”

Qu’amenez-vous à l’équipe ?

“J’essaie d’amener mon expérience, d’être le relais du coach sur le terrain, de mettre mes coéquipiers dans les meilleures dispositions possibles. Dans les moments-clés du match, j’essaie d’être un leader en prenant mes responsabilités.”

Vous portez le numéro 66, est-ce que cela à une signification pour vous ?

“Oui, le numéro 66 est un numéro particulier pour moi. Il est en lien avec la date de naissance de mon fils.”

La saison est très longue, comment gérez-vous vos efforts, entre les entraînements et les matchs ?

“Effectivement, une saison de NM1 est très longue. Il faut prendre soin de son corps au maximum pour être dans la meilleure forme possible. Le sommeil et la nourriture sont très importants dans la récupération. On a aussi la chance d’avoir un staff médical très élargi, qui nous permet de rester en bonne santé.”

Justement, que vous apporte le nouveau staff médical de l’EAB ?

Généralement en NM1, il y a un staff médical dans toutes les équipes, mais c’est vrai qu’à l’EAB, il est vraiment élargi et étoffé. C’est très important. C’est d’ailleurs sûrement pour cela que pour le moment, on a eu la chance d’avoir été épargné par les blessures.”

Quelle est la journée type du basketteur ?

“Le matin, on a un entraînement, ensuite le repas du midi, puis une petite sieste et encore un entraînement en fin d’après-midi. Voilà la journée type en général d’un basketteur professionnel.”

Que pouvez-vous nous dire sur votre coach, Laurent Buffard ?

Laurent est une personne emblématique dans le milieu du basket. Il a un CV et une expérience énorme. C’est quelqu’un qui est proche de ses joueurs. Il a un management participatif qui fait que l’on se sent à l’aise et en confiance. Je suis quelqu’un qui essaie d’apprendre de toutes les personnes que j’ai pu côtoyer lors de ma carrière, que cela soit auprès d’anciens entraîneurs ou de coéquipiers.

Avez-vous des personnes qui vous ont marqué durant votre carrière sportive ?

Il y a beaucoup de personnes qui m’ont marqué et qui m’ont permis de passer différents caps, en tant que joueur ou en tant que personne. Je préfère donc ne pas citer de noms par peur d’oublier quelqu’un.”

Vous êtes né à Martigues, est-ce que le soleil du sud ne vous manque pas trop ?

“Oui, effectivement, étant un sudiste pure souche, le soleil me manque beaucoup, mais cela fait maintenant un moment que je suis parti de chez moi, donc, je suis quand même habitué. Vivement les beaux jours, que je puisse profiter de cette belle ville et de cette belle région.”

Pour conclure, avez-vous un dernier message à faire passer à vos supporters, à vos coéquipiers et aux membres du club ?

“Simplement de continuer à nous supporter comme ils le font depuis le début de la saison, que l’on puisse tous ensemble vivre la meilleure saison possible. Bonne année 2019 à tous et vive l’Étoile Angers Basket.”

Crédit photos : Eric MEILLAT – Flou Derallye

 

 
 

 
 

 

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