Ils l’ont fait ! Les joueurs de l’équipe de France se sont qualifiés mardi soir pour les demi-finales de leur EuroVolley en sortant l’Italie en trois sets au Hall XXL de Nantes (25-16, 27-25, 25-14). Ils mettent le cap dès mercredi pour Paris où les attend vendredi la Serbie à l’AccorHotels Arena de Bercy, avec en jeu une place en finale.

Rien ne semble devoir arrêter cette équipe de France ! Six jours après avoir dominé l’Italie lors d’un dernier match de poule sans véritable enjeu à Montpellier mais bien maîtrisé (3-1), les partenaires de Benjamin Toniutti ont remis ça mardi soir, cette fois dans le cadre d’un match à énorme enjeu pour eux, la qualification pour les demi-finales, en offrant une prestation XXL au public du Hall du même nom à Nantes (7025 spectateurs).

La recette de ce succès qui les envoie à l’AccorHotels Arena de Paris, leur objectif claironné avant le début de la compétition : un savant cocktail entre une grosse solidarité défensive, qui les pousse à se jeter sur tous les ballons (Kevin Tillie s’est d’ailleurs fait mal en allant en chercher un impossible derrière les panneaux lumineux), une agressivité offensive qui ne les fait jamais lâcher leur proie, à l’image d’un Earvin Ngapeth qui ne cesse de monter en puissance (13 points), un grain de folie qui rappelle les grandes heures de 2015, et du talent individuel à tous les étages, incarné en particulier ce mardi soir par un Stephen Boyer stratosphérique au service (9 aces pour 25 points !).

LES RÉACTIONS :

Laurent TILLIE, entraîneur de l’équipe de France :Ce soir, la qualité du jeu et la gestion de la pression ont été impressionnantes. C’était tellement important de battre les Italiens pour continuer à rêver, on avait tellement envie d’aller à Paris que c’est magnifique. C’est bien d’organiser un Euro à la maison, mais ça donne beaucoup de responsabilités, il y a un énorme poids. Le deuxième set qu’on gagne est un peu miraculeux, ils se mettent à bien servir, nous grignotent, mais l’entrée de Thibault (Rossard) a fait du bien, il y a eu peu de coaching, mais très efficace. Derrière, Julien (Lyneel) est entré en booster, il a redynamisé le jeu, je suis content de l’avoir eu en réserve. Mais même dans le troisième set, j’étais inquiet, je n’ai pas osé demander un temps mort supplémentaire cette fois-ci, parce que je n’avais qu’une envie, c’était que le match se termine, parce que je craignais énormément cette équipe d’Italie.”

Jenia GREBENNIKOV, libéro de l’équipe de France : “Je suis super content, on les a mis en difficulté, et dès que les Italiens sont en difficulté, ils ont du mal à exploiter leur jeu. Ils ont vu qu’on tenait bien la réception, alors que leur point fort est leur service, ça a vraiment été la clé, ensuite, le bloc/défense et le service, rien à dire, on a été très bons. Au deuxième set, on s’est un peu endormis à un moment alors qu’on menait, on a oublié de jouer, ils sont bien revenus, mais tout le monde a apporté quelque chose, je pense au service de Thibault (Rossard), au bloc de Julien (Lyneel), ça n’aurait pas été le même match à un set partout. Bravo à tout le monde, c’était vraiment une belle soirée avec une belle cohésion avec le public. C’est un soulagement d’être en demi-finale, on voulait vraiment aller à Paris pour aller dans toutes les villes, ça aurait une grosse déception de ne pas y aller, maintenant, il va falloir se battre pour aller chercher une médaille.”

Benjamin TONIUTTI, passeur et capitaine de l’équipe de France : “On ne s’attend jamais à un match comme ça, mais on a mis tous les ingrédients dans la préparation, l’envie, l’engagement, la solidarité, ça paie pour l’instant, mais rien n’est fait, rien n’est gagné. C’était un premier objectif d’aller à Paris, on a envie d’écrire notre histoire, j’espère qu’elle sera belle en fin de semaine. Le premier objectif est rempli, maintenant, on a envie de plus.”

Stephen BOYER, pointu de l’équipe de France : “On a été portés par la salle, on savait que ça allait être un match difficile, on a été très concentrés avant et pendant le match, pour marquer point après point jusqu’à la fin. Ça ne m’est jamais arrivé de marquer cinq aces de suite, c’est le travail qui paie et un peu de réussite, je suis vraiment content de la victoire finale. Notre force, c’est qu’on est quatorze, ceux qui rentrent apportent tout le temps quelque chose, avec en plus le public derrière, on se sent à sept sur le terrain.”

 

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