Olivier ESNAULT nous présente la 35ᵉ édition de La Grammoirienne, organisée le 30 mai 2026. Cet événement a pour particularité de proposer différentes courses inclusives : un 5 km, un 10 km, un mile, une course à l’américaine ainsi que des animations pour les enfants.

Bonjour Olivier, depuis combien de temps êtes-vous l’organisateur de La Grammoirienne ?

« Depuis 2019, soit environ sept ans. »

Depuis que vous êtes arrivé, qu’avez-vous mis en place au sein de l’événement ?

« On a surtout confirmé les choses mises en place par l’ancien président, qui voulait revenir sur des courses originales. Lors de sa création, la course était un 10 km avant de passer à un format trail. Puis, en 2018, il y a eu un retour sur route avec des 5 km et 10 km, et surtout l’arrivée du miles et de la course à l’américaine. Nous sommes les seuls dans le département à proposer un miles et les seuls en France à proposer une course à l’américaine. Mais ce qui nous différencie beaucoup des autres courses, c’est l’inclusivité de notre événement. Les courses sont ouvertes aux personnes en situation de handicap et aux coureurs non-voyants. On peut voir, par exemple, la participation d’associations comme I-Romane ou Escal 49. Pour cette édition, nous avons aussi effectué un gros travail de recherche sur les réseaux sociaux comme Instagram et Facebook, afin d’attirer des têtes d’affiche capables de battre les chronos déjà réalisés, notamment grâce à la mise en place de prize money pour attirer ces compétiteurs. Pour nous, l’argent ne doit pas être un frein pour courir. C’est pour cela que l’inscription ne coûte que cinq euros et qu’elle est gratuite pour les habitants du Plessis-Grammoire. »

Comment expliquez-vous la longévité de La Grammoirienne ?   

« Il y a toujours des personnes motivées pour organiser l’événement, même avec un changement de date ou la chaleur. Ce qui fait que la course perdure, c’est avant tout l’organisation et la volonté de faire vivre l’événement. Si une course fonctionne, c’est grâce aux bénévoles, aux personnes motivées, aux partenaires, à la mairie et au conseil départemental. Si la mairie ne donne pas de subventions, il n’y a pas d’infrastructures, et donc pas de course. De nos jours, la communication joue aussi un rôle très important, notamment avec la presse et les réseaux sociaux. Le soutien de tous ces acteurs est primordial pour que la course perdure. »

Que représente cet événement pour la ville du Plessis-Grammoire ? 

« Durant l’année, il y a plusieurs événements comme la fête de l’école, la fête des plantes, etc. Mais notre événement reste l’un des grands rendez-vous sportifs de la ville du Plessis-Grammoire. Il y a beaucoup d’animations, des familles présentes ainsi que des commerçants locaux qui participent. C’est ce genre d’événement qui donne de la vie au village et qui apporte aussi beaucoup de visibilité lorsqu’il apparaît dans les différents journaux locaux. »

Les courses enfants occupent-elles une place importante dans l’événement ?  

« C’est un des moments importants de la journée, avec 150 enfants qui participent aux animations. On appelle cela des « courses enfants », mais ce sont en réalité des animations, car elles ne sont pas chronométrées et ne sont donc pas officielles. Le but de ces animations est de donner envie aux enfants de faire du sport, sans aucune notion de niveau. De plus, les enfants sont gâtés puisqu’ils repartent avec des lots et des coupes. Si les animations enfants rencontrent du succès, c’est également bénéfique pour le reste de la journée. »

Comment voyez-vous évoluer La Grammoirienne dans les prochaines années ?

« J’aimerais qu’il y ait encore plus de monde et que le mile donne envie à davantage de coureurs de participer. Ce serait aussi intéressant d’être support d’un championnat. L’objectif serait d’atteindre les 1 000 participants. Les courses inclusives resteront bien sûr au cœur de l’événement, et trouver de nouveaux partenaires sera également important. »

Combien de bénévoles seront mobilisés pour cette édition ? 

« Ils seront 100 bénévoles tout au long de la journée, principalement des commissaires de course, car c’est ce qui est le plus compliqué à trouver. Il y aura bien sûr aussi des bénévoles pour la buvette, les dossards et les inscriptions. »

Pour conclure, si vous deviez résumer La Grammoirienne en trois mots ?  

« La course pour tous »

Rendez-vous le samedi 30 mai au Plessis-Grammoire pour une journée sportive et inclusive.