Après une saison sur cross et sur route bien chargée, place désormais à la saison sur piste ! Antoine GASNIER nous livre ses ressentis sur cette première partie de saison, et ses ambitions pour les mois à venir.
Bonjour Antoine, quelle analyse portez-vous sur votre saison ?
« Ce fut plutôt une bonne saison pour ma part. L’objectif était de continuer à progresser comme chaque année, en misant plutôt sur une régularité et une progression étalée, plutôt que sur une progression rapide. J’ai atteint mes objectifs, 8’13 à un 3000 m en salle et j’ai aussi obtenu mon meilleur classement au Championnat de France de cross de Carhaix, en me rapprochant du top 50 Français, malgré que j’ai subi une grosse fatigue au mois de février. Cela m’a notamment empêché d’être au top à ce championnat et aux dix kilomètres de Lille, où j’ai des regrets, malgré le fait que je n’ai pas raté ma course. L’objectif était de faire 29’15 (29 minutes et 15 secondes), mais j’ai fait un temps de 29’45 avec un passage en 14,24 aux cinq kilomètres. Il y a quelques semaines, j’ai effectué, vers la fin du mois d’avril, un stage de deux semaines en altitude à Font-Romeu-Odeillo-Via, pour préparer la saison sur piste, qui débute vers la fin du mois de mai, début du mois de juin. Mais forcément, avec l’altitude, il faut un temps d’adaptation au retour du stage, et donc je me sentais assez fatigué, mais désormais, je me sens de mieux en mieux, et ce n’est pas plus mal, puisque je considère qu’il ne faut pas être en forme trop tôt. »
Vous priorisez plutôt les courses de courtes distances, pourquoi ce choix ?
« Je décide de faire plutôt des courtes distances, car je suis encore jeune dans l’athlétisme et c’est mon axe de progression. Les courses sur route, j’affectionne ça et j’aimerais en faire plus, mais entre les cross et la piste, c’est compliqué de tout faire, c’est pourquoi j’en fais peu. Malgré cela, je considère qu’un bon athlète se doit d’être polyvalent, et donc capable de faire tous types de distances, que ce soit un 1500 m comme un semi-marathon, que ce soit sur route ou sur piste, tout en étant performant. Même si les courses sur route ne sont pas forcément ce que je fais, j’en réalise quand même assez souvent, car c’est important pour réaliser de bons chronos. »
Vous avez changé également de catégorie, en passant au niveau National 2. Êtes-vous satisfait de cette progression ?
« Oui, mais en réalité, je n’ai pas réellement de performance au niveau National 2 pour le moment, c’est la fédération qui évalue mon niveau comme cela, notamment dû à ma régularité, mais mon objectif est d’atteindre des performances niveau National 2 cet été, tout en continuant d’être régulier. »
En parlant d’objectifs, avez-vous d’autres objectifs que vous vous êtes fixés pour cette deuxième partie d’année 2026 ?
« Bien sûr ! D’abord sur le 1500 m, où j’ai réalisé une performance de 3’52 tout seul dans le vent aux interclubs, j’ai comme objectif de faire 3’47 voire 3’46. Mais mon gros objectif reste d’atteindre 8’05 lors du 3000 m sur piste des Sables-d’Olonne le 30 mai prochain, mais également de faire moins de quatorze minutes lors du 5000 m sur piste de Carquefou le mois prochain (record en 14’10). »
Fin juillet, l’objectif sera de faire un autre 5000 m en Belgique avant de faire une coupure en août pour récupérer et se reposer. Mais au début de l’année prochaine, mon objectif sera de faire le semi-marathon de Lille, avec un chrono de 1’04’30, ainsi que le 10 km de Bordeaux, en 29’15, un temps qui me semble réalisable. »








