Le parc départemental de l’Isle Briand a inauguré ce vendredi une carrière expérimentale 100 % bois, une première à l’échelle du site, marquant une nouvelle étape dans l’innovation au service de la filière équine.

Cette inauguration s’est déroulée en présence de :

  • Véronique Goukassow, Présidente du GIP Parc départemental de l’Isle Briand.
  • Françoise Lumalé, Ingénieure R&D Infrastructures équestres de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).
  • Nicolas Brahic, fondateur de Buxor, concepteur et dépositaire du brevet de cette solution technique innovante.

LE PARC DE L’ISLE BRIAND, TERRAIN D’INNOVATION

Bien plus qu’un site d’accueil, le parc de l’Isle Briand se positionne comme un acteur engagé dans l’expérimentation et l’évolution des pratiques équestres.

Grâce à ses infrastructures, à la diversité des disciplines pratiquées et à la fréquentation régulière de cavaliers, le parc offre des conditions uniques pour tester des solutions en situation réelle. Cette capacité à croiser usages sportifs, exigences techniques et retours utilisateurs en fait un maillon essentiel pour les expérimentions nécessaires au projet SOLORGA.

« À l’Isle Briand, nous ne faisons pas qu’accueillir les pratiques équestres, nous contribuons à les faire évoluer. Cette carrière illustre notre volonté d’être un lieu d’innovation, au service de toute la filière. » Véronique Goukassow, Présidente du GIP Isle Briand.

UNE CARRIÈRE AU CŒUR D’UN PROJET DE RECHERCHE D’ENVERGURE

Implantée sur la carrière de la Chênaie, cette installation expérimentale est le support du projet de recherche SOLORGA, conduit par l’IFCE et ses partenaires.

Elle permet d’évaluer scientifiquement les performances d’un sol équestre entièrement biosourcé en conditions réelles.

Les travaux portent notamment sur :

  • les essences de bois utilisables et leur évolution dans le temps,
  • la locomotion des chevaux
  • les émissions de bio-aérosols.

« Aujourd’hui, il est essentiel de mieux comprendre et mesurer l’impact des sols équestres, à la fois sur l’environnement et sur le cheval. Ce projet nous permet d’apporter des réponses concrètes et scientifiques. » Françoise Lumalé, Ingénieure R&D Infrastructures équestres à l’IFCE.

UNE INNOVATION AU SERVICE DE LA DURABILITÉ

Entièrement conçue en bois, du soubassement à la couche de travail, cette carrière repose sur une structure innovante intégrant un plancher bois, qui constitue une véritable rupture dans la conception des sols équestres :

  • 100 % biosourcée, sans matériaux synthétiques
  • Sans arrosage, permettant une économie significative d’eau
  • Faible entretien, réduisant les contraintes d’exploitation
  • Recyclable en fin de vie, sans déchets polluants

« L’idée est de proposer une alternative concrète aux sols traditionnels, en s’appuyant sur un matériau naturel comme le bois. On repense complètement la manière de construire une
carrière. » Nicolas Brahic, Buxor.

UN PREMIER REGARD DE CAVALIER

À l’occasion de l’inauguration, la carrière a été mise à l’épreuve en conditions réelles avec une démonstration montée. Le cavalier professionnel Gireg Le Coz, ancien cavalier en résidence au parc de l’Isle Briand et aujourd’hui cavalier de concours complet, a pu tester ce nouveau sol et partager ses premières sensations.

Ce temps de démonstration illustre pleinement la vocation de cette carrière : être utilisée, observée et évaluée directement par les cavaliers, au cœur de leur pratique.

« On ressent un bon amorti, avec moins d’impact pour le cheval. C’est un sol différent, mais très confortable dans le travail. » Gireg Le Coz, cavalier de concours complet.

UNE CARRIÈRE OUVERTE À TOUS LES CAVALIERS

Au-delà de sa dimension scientifique, cette carrière expérimentale a été pensée pour être utilisée et testée en conditions réelles par les cavaliers. Elle est désormais ouverte à la location pour tous ceux qui souhaitent venir découvrir ce nouveau sol.

En montant sur cette carrière, les cavaliers deviennent pleinement acteurs du projet : leurs sensations, leurs usages et leurs retours viennent enrichir les travaux menés dans le cadre du programme SOLORGA. Leur ressenti est recueilli par l’IFCE à travers un questionnaire accessible via un QR code, permettant de structurer et d’analyser les retours d’expérience.

Cette démarche participative permet de croiser expertise scientifique et expérience terrain, afin de faire évoluer les connaissances sur les sols équestres et d’imaginer les infrastructures de demain.

« Cette carrière a vocation à être utilisée. Les retours des cavaliers sont essentiels pour nourrir la recherche et faire progresser les solutions proposées. » Françoise Lumalé, Ingénieure R&D infrastructures équestres à l’IFCE.

UN PROJET COLLECTIF SOUTENU PAR LES ACTEURS DU TERRITOIRE

La réalisation de cette carrière expérimentale a été rendue possible grâce au soutien de plusieurs partenaires engagés :

  • Le Département de Maine-et-Loire
  • La Communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou
  • Le Fonds Éperon