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Entretien avec Richard SAUVERVALD, entraîneur de l’équipe féminine du SCO Volley évoluant en Nationale 2 depuis cette saison.

Bonjour Richard, commençons par faire un retour sur le match du week-end dernier qui s’est soldé par une défaite, trois sets à deux, face à Chaville/Sèvres. Que retirez-vous de ce match ?

“C’est une défaite frustrante puisqu’elle est encore sur le score de 3-2. Chaville est une équipe à notre portée, mais nous avons été trop inconstants dans notre jeu, en proposant du très bon jeu par moments puis du très moyen… Au final, c’était un match intéressant, en face les filles se sont défendues avec leurs valeurs et l’équipe qui avait peut-être un peu plus d’envie a gagné. C’est toujours un point de pris important dans l’objectif du maintien, c’est mieux que rien.”

Vous êtes promus dans cette division de Nationale 2, quel bilan faites-vous de la première partie de saison ?

“Nous avons très bien commencé avec deux victoires surprenantes en tout début de saison, en produisant un très bon jeu. Ensuite, nous avons eu une période intéressante durant laquelle nous avons fait de bons, voire de très bons matches, mais malheureusement sans rapporter beaucoup de points. Le match contre Neuville, que nous avons perdu, marque le début d’une période d’inconstance de notre part. Nous sommes capables de proposer du très bon jeu puis de déjouer par moments, et ce au cours d’un même match. C’est assez frustrant comme situation, nous aimerions être capables de proposer du bon jeu durant trois sets, car notre statut de promu ne nous permet pas d’être irréguliers comme cela. Au classement, nous sommes septièmes, avec trois victoires pour huit défaites. Il y a un gros écart avec le cinquième, Quimper (également promu) et nous aimerions, donc, avant tout conserver cette place.”

Comment expliquez-vous cette inconstance dans le jeu ?

“Tout d’abord, nous découvrons le niveau puisque nous sommes donc promus depuis cette année. Ensuite, nous avons un groupe assez restreint avec seulement huit ou neuf filles qui jouent beaucoup. Les changements sont donc à quitte ou double. De plus, le groupe est assez jeune puisque à part deux éléments de plus de trente ans, le reste des filles se situe surtout dans un groupe d’âge de dix-neuf à vingt et un ans. Cela induit un manque d’expérience et de relâchement dans certains moments. Nous avons tendance à vite stresser et à déjouer lorsque cela devient plus compliqué, si l’adversaire gagne quatre points consécutifs par exemple.”

Quelles sont vos attentes concernant la deuxième partie de saison ?

“Tout d’abord, plus de régularité dans notre jeu. Il faut que l’on soit capables de battre les équipes à notre portée. Nous avons beaucoup d’expériences à tirer de ces matchs. Il ne faudra donc pas se rater lors des matches face à des concurrents directs, tout en essayant d’aller gratter quelques points contre les équipes du dessus pour assurer notre maintien. Le maintien devrait se jouer à vingt-deux points cette année, nous sommes actuellement à treize points, il nous faut donc trois victoires pour nous maintenir.”

Comment abordez-vous le déplacement de ce week-end à Niort Sainte-Pezenne, concurrent direct pour le maintien ? 

“Il ne faut pas se mettre trop de pression, mais il serait très bien de ne pas repartir bredouilles de ce déplacement. C’est une équipe qui peut revenir à une victoire de nous si elle nous bat. Leur équipe est assez similaire à la nôtre, avec beaucoup de jeunes joueuses et quelques joueuses plus expérimentées qui tiennent l’équipe. C’est une équipe qui sera plus forte à domicile. Il sera important de bien rentrer dans le match pour se donner de la confiance. Il y a une très bonne opération à faire au classement puisque nos concurrents directs ont peu de chances de prendre des points. On peut donc se faire plaisir ce week-end.” 

 

Les joueuses du SCO Volley célèbrent un point (Crédit photo : Michel DURIGNEUX).

Les joueuses du SCO Volley célèbrent un point (Crédit photo : Michel DURIGNEUX).