La Pastourelle est un ancien et grand rendez-vous populaire qui se déroule dans le grand pays de Salers, dans le Cantal. Trois courses principales étaient au programme, dont le Grand Cirque qui proposait un trail long de 60 km et 2900 m D+ et qui passait par le sommet du Puy Chavaroche, la Bastide du Fau, le Puy Violent et Saint-Paul pour ceux qui connaissent. Un profil technique et exigeant, avec parfois du brouillard, du vent et du verglas… Accompagné de sa bande de copains et de leurs petites familles respectives, Simon DUBOIS nous racontera son week-end sportif exceptionnel, qui restera gravé dans ses meilleurs souvenirs.
Bonjour Simon, pouvez-vous revenir sur votre rendez-vous sportif à la Pastourelle ?
« A la base, ce trail n’était pas forcément un réel objectif, au départ. J’étais plus orienté courses sur route en ce début d’année, mais c’était tout de même quelque chose que l’on avait acté depuis l’année dernière, avec toute une bande de copains. Il faut savoir qu’il y a un gros noyau avec les enfants à l’école et du coup, les parents ont sympathisé. On court un peu ensemble. Du coup, on s’est retrouvé à trente-trois personnes, sept couples, plus les enfants, à organiser ce petit séjour, qui a été un week-end franchement exceptionnel, entre amis. »
Vous avez aussi voulu marquer le coup, en vous faisant des tee-shirts souvenir ?
« En effet, du coup pour l’occasion, on s’est fait faire des tee-shirts. Arrivée sur place là-bas, avec tous les enfants, franchement, cela a fait fureur. On n’est pas passé inaperçu. »
Tout le monde s’est engagé sur une course ?
« Oui, c’est cela. On était quatre engagés sur le 60 km. D’autres étaient engagés sur le 31 km, sur le 10 km et sur les relais… Pratiquement tout le monde a couru, même les enfants, dont ma fille qui a terminé à la première place chez les féminines de sa course. Même si c’était une course pour les enfants, n’empêche, on était plutôt fier de son résultat. Notre séjour a été validé par ce beau podium. »
Racontez-nous votre défi sportif, sur le Grand Cirque, long de 60 km et avec 2900 m D+ ? Avant cela, vous aviez déjà eu un premier échauffement, lors de votre dernier marathon (rire) ?
« Pour ma course, effectivement, j’avais fait un peu de distance, dernièrement, avec mon dernier marathon, qui avait lieu, il y a un mois. Mais bon, je n’étais pas du tout prêt pour un tel dénivelé. Il faut dire que je suis un peu un feignant en matière des sorties longues. Je n’ai jamais fait trop de sorties longues, je n’ai pas été assidu en tout cas sur les sorties longues, et encore moins avec du dénivelé positif. Donc, je suis parti avec de grosses lacunes. »
Cela ne vous a pas découragé pour autant ?
« Non, car j’aime les défis. Malgré tout, j’ai effectué un très bon départ de course avec un départ qui était prévu à 7h du matin. Je suis content de moi. Je pars dans les trente ou cinquante premières places. Au fur et à mesure, j’arrive à revenir dans le coup. Je prends même la quatrième place au vingtième kilomètre. Je sais que je suis avec des cadors, des coureurs professionnels qui sont en équipe de France de trail de montagne. »
Vous vous êtes rapidement rendu compte, que vous étiez un peu en surrégime ?
« Disons qu’à un moment donné, je me suis dit que je n’étais pas forcément à ma place. Au niveau des chronos, on n’était pas dans la même catégorie ou dans la même cour de récréation. Donc, voilà pourquoi cela a péché sur la suite de ma course. »
Vous l’avez payée cher… ?
« Ce que je peux dire, c’est qu’au vingt-cinquième kilomètre, j’ai commencé à avoir des crampes. Je me suis dit que j’allais passer un sale quart d’heure. Et du coup, jusqu’au quarante-cinquième kilomètre, j’ai vraiment souffert durant vingt kilomètres. »
Puis, vous allez retrouver subitement de l’énergie ?
« En effet, à la suite de ce passage difficile, j’ai retrouvé de l’énergie. J’ai été plutôt satisfait de ma fin de course. Au final, je suis satisfait, car je n’étais pas trop content au milieu de la course. Je jurais un peu sur moi et sur ma condition physique défaillante… Finalement, cela s’est vraiment bien débridé à la fin. »
Cette expérience vous a donné des envies ?
« Oui, je me dis que je vais remettre le couvert sur ce type de format de course, mais avec plus de préparation. Cela m’a donné des envies pour ce type de trail. Je pense qu’en 2027, je vais m’orienter sur ce type de format qui m’a bien plu. »
Au final, comment jugez-vous votre performance sportive ?
« Du coup, j’ai terminé 38e sur 900 participants, ce qui n’était pas du tout le résultat attendu. Mais, en soi, il ne fallait pas s’attendre à mieux, lorsque l’on n’a pas la préparation requise pour ce type de format de course. On ne peut pas forcément miser que sur le talent ou les acquis. »
Que retiendrez-vous de ce séjour ?
« Il faudra retenir, que c’était avant tout un week-end entre copains, qui a été une réussite totale. Franchement, ce fut un superbe week-end. Pour beaucoup, c’était aussi leur premier ultra-trail de 60 km, avec autant de dénivelé. Sur les quatre coureurs, on a tous été finishers. On s’est appelé les « As de l’Anjou » et « la team Pastourelle ». Franchement, rien que pour eux, je leur tire mon chapeau. Ils ont fait une belle préparation de course. En tout cas, personne n’a démérité. »
Pour conclure, quelles seront vos prochaines échéances sportives ?
« Ma prochaine échéance sportive sera le samedi 6 juin au May’Etik Trail. Cela sera un 42 km avec peu de dénivelé (700m). Donc, j’espère bien me donner. Je trouve que j’ai déjà bien récupéré. Donc on va repartir à l’entraînement et bien se préparer pour atteindre les objectifs fixés. Cela sera aussi l’occasion de découvrir les nouveaux parcours. »








