Le 5 juillet prochain, la course de La Denéenne fera son retour dans les rues de Denée. Devenue au fil des années un rendez-vous incontournable du territoire, les deux épreuves proposées mêlent à la fois convivialité et découverte du patrimoine local. À un peu plus d’un mois du départ, nous avons rencontré Guy BREVET, l’un des organisateurs de cette onzième édition.

Bonjour Guy, pouvez-vous nous présenter La Denéenne et le 20 d’Anjou, pour ceux qui ne connaissent pas encore l’événement sportif ?

« Eh bien, nous proposons deux formats. D’abord La Denéenne avec un parcours de 10 kilomètres, puis le 20 d’Anjou qui se dispute dans un format plus trail. Le départ des deux courses sera donné depuis la salle polyvalente de Denée. Le parcours du dix kilomètres traverse notamment les rues du vieux bourg, Mantelon, la vallée du Louet, le tour du plan d’eau, ainsi que les 100 marches des remparts avant une arrivée par les jardins de la Chabotière. Le vingt kilomètres reprend d’abord la boucle des dix kilomètres avant de repartir vers les vignes, les grands moulins, le château de Souvigné ou encore la Jarretière avec son panorama sur la vallée de la Loire. Et son arrivée se fera également par les jardins de la Chabotière. »

Le parcours traverse plusieurs lieux emblématiques de Denée : le vieux bourg, Mantelon, la vallée du Louet, les remparts ou encore les jardins de la Chabotière. Qu’est-ce qui fait la particularité de ces circuits ?

 » La distance du dix kilomètres est avant tout une course très festive et agréable avec beaucoup de passages à l’ombre et des portions au bord de l’eau. Les deux parcours se disputent à près de 80 % sur des chemins. Le dix kilomètres compte environ 100 mètres de dénivelé positif. Le vingt kilomètres est plus exigeant avec un vrai format trail et environ 200 mètres de dénivelé. Les coureurs devront notamment affronter plusieurs kilomètres de montée. Des ravitaillements seront également proposés tous les cinq kilomètres. »

Le parcours sera-t-il animé comme sur les dernières éditions ?

« Oui, plusieurs animations musicales sont prévues tout au long du parcours. À Mantelon et dans le vieux bourg, il y aura notamment des orgues de barbarie. Un orchestre sera aussi présent dans la montée des marches. Et puis chaque année, des habitants ajoutent eux-mêmes un peu de musique et d’animation le long du parcours. C’est sympa et cela contribue à une bonne l’ambiance. »

Y aura-t-il des nouveautés cette année, que ce soit sur les parcours, les animations ou l’organisation ?

« Les parcours resteront globalement identiques à ceux de l’année dernière. Nous surveillons simplement l’évolution de certains travaux qui pourraient éventuellement entraîner quelques déviations, mais pour le moment rien n’est encore décidé. »

Comment prépare-t-on une course comme celle-ci ? On imagine notamment que le balisage demande un gros travail ?

« Le balisage est préparé avec l’aide des équipes de la communauté de communes. Le fléchage est réalisé au sol sur les chemins et à chaque croisement un bénévole sera présent pour guider les coureurs. Au total, près de soixante-dix commissaires seront mobilisés sur le parcours. »

Combien de bénévoles seront mobilisés pour cette édition ?

« Environ quatre-vingts bénévoles seront présents le jour de la course notamment pour les ravitaillements, l’accueil et l’arrivée des coureurs. »

L’an dernier, vous avez fêté les dix ans de la course. Aujourd’hui, La Denéenne semble bien installée dans le territoire. Êtes-vous fier du chemin parcouru ?

« Bien sûr. Aujourd’hui, La Denéenne est devenue l’une des plus importantes courses du secteur, après Tout Angers Bouge. Nous limitons volontairement le nombre de participants à 1000 coureurs notamment pour des raisons de sécurité et pour permettre aux secours de travailler dans de bonnes conditions. »

Lors de la dixième édition, une partie des bénéfices était reversée à l’association « Des étoiles pour Maël », qui offrait à des enfants en situation de handicap un stage d’une semaine à Barcelone. Est-ce de nouveau le cas cette année ? Si oui, pourquoi est-il important pour vous de soutenir cette cause ?

« Habituellement, nous soutenons des associations. Mais cette année, comme nous passons le relais au niveau de l’organisation, nous souhaitons d’abord stabiliser les courses et l’événement en général. Nous ne nous engageons donc pas auprès d’une association en particulier. En revanche, les deux associations que nous avons soutenues auparavant, seront tout de même présentes et participeront à la course, accompagnées par une équipe de Noirmoutier qui les soutiendra et leur fournira du matériel et des équipements. »

Les inscriptions ne sont pas encore complètes. L’engouement autour de la course semble néanmoins très fort…

« Oui, on est assez confiants. En ce moment, la course à pied attire beaucoup de monde et on sent un vrai intérêt autour de ce sport. Il reste encore environ 200 places, mais elles partent assez vite. Nous continuons de communiquer, notamment sur Facebook, je pense que d’ici un mois, la course sera complète. »

Les conditions météo peuvent parfois inquiéter certains participants. Quel message souhaitez-vous adresser à ceux qui hésitent encore à s’inscrire ?

« On n’est pas trop inquiets. Depuis le lancement de la Denéenne, on a connu un peu toutes les météos possibles. L’an dernier, par exemple, il pleuvait. Cette année, s’il fait chaud, nous avons prévu plusieurs dispositifs pour permettre aux coureurs de se rafraîchir, notamment des douches en plein air à l’arrivée. »

Pensez-vous qu’il sera encore possible de s’inscrire le jour de la course ?

« Honnêtement, je pense que la course sera probablement complète d’ici là. Les personnes peuvent encore s’inscrire sur la plateforme klikego. Mais s’il reste encore quelques dossards disponibles, ils seront, bien sûr, proposés le jour même. »