Nous retrouvons, aujourd’hui, Arnaud DUPUIS, athlète de trente-huit ans, licencié à l’ASEC La Pommeraye. Deuxième samedi soir au Trail des 3 Vallées à Rochefort-sur-Loire, puis troisième au CaliTrail de Chaudefonds-sur-Layon dimanche dernier, Arnaud réalise un très bon début de saison en trail, sur lequel nous allons revenir avec lui.

Bonjour Arnaud, nous aimerions revenir avec vous sur votre parcours. Depuis combien de temps pratiquez-vous l’athlétisme et le running en général ?

« Alors, j’ai commencé au siècle dernier, tout petit, en mini-poussin. J’ai évolué dans plusieurs clubs. D’abord, du côté de La Rochelle, là où j’ai grandi. Ensuite, du côté de Poitiers, où j’ai côtoyé des athlètes comme Renaud LAVILLENIE. Je suis, ensuite, allé à l’Entente Deux-Sèvres. J’ai aussi fait un peu de triathlon à Nantes et à Angers. Puis, je suis revenu principalement à la course à pied, au sein du club de l’ASEC La Pommeraye. J’ai donc touché un peu toutes les disciplines avec le trail, le triathlon et la route. »

Comment avez-vous préparé votre saison ?

« L’hiver, j’essaye de faire pas mal de volume en faisant de la vitesse pour les cross, même si je n’ai pas pu en faire cette année avec mon planning. Et je fais du spécifique quand les échéances se rapprochent. »

Que pensez-vous de votre début de saison ? Correspond-il à vos attentes ?

« En effet, j’ai fait pas mal de trail, avec le Trail de La Pierre qui Tourne au Fief-Sauvin, le Trail du Granit à Bécon-les-Granits et le Trail des Fines Herbes. Cela s’est bien déroulé, je suis content. »

Nous aimerions maintenant revenir avec vous sur les deux trails auxquels vous avez participé précédemment, à savoir le Trail des 3 Vallées à Rochefort-sur-Loire et le CaliTrail de Chaudefonds-sur-Layon, disputé dimanche dernier. Pouvez-vous nous raconter ces deux courses ?

« Pour commencer, c’étaient des courses qui ont été touchées par les grosses chaleurs. De mon côté, la chaleur ne me dérange pas, mais j’ai vu beaucoup de coureurs souffrir des températures élevées. Pour le Trail des 3 Vallées, j’avais décidé de partir autour de la trentième place pour remonter au fil de la course. J’étais étonné de voir les autres souffrir autant. J’ai même vu le deuxième avoir un gros coup de chaud et j’ai pu intervenir en appelant un bénévole pour l’aider. C’est toujours impressionnant, les coups de chaleur chez les personnes non préparées. C’est aussi pour cela que je ne pars pas trop vite, afin de les éviter. Au final, je termine deuxième. Concernant le CaliTrail, il avait lieu le matin, donc c’était plus respirable. Cette fois-ci, je suis parti en vingtième position. À un moment, on m’a indiqué que j’étais dixième, mais j’ai appris plus tard que les premiers s’étaient trompés de chemin. Au final, je termine troisième, c’était une sacrée course. Je ne suis pas habitué à faire des podiums. Je fais surtout de l’athlétisme pour le plaisir et je ne m’entraîne pas tous les jours. Mais cela fait toujours plaisir d’arriver à de bonnes places comme cela. »

Qu’avez-vous pensé des parcours et des conditions météorologiques ?

« J’ai bien aimé le parcours des deux courses. C’était vraiment très sympa de courir dans les vignes, les zones ombragées, les forêts et les bosquets. Au niveau des conditions climatiques, la chaleur me va très bien. J’avais prévu de l’eau pour ne pas m’arrêter aux ravitaillements. Et les bénévoles sont toujours souriants, c’est un plaisir d’avoir leur aide. »

Préférez-vous les formats courts ou les formats longs pour vos compétitions de trail ?  

« J’aime bien faire un peu des deux. On ne peut pas faire des formats longs tous les week-ends. Il faut préparer le matériel sur des petites courses, car ce ne sont pas les mêmes efforts. J’aime bien varier. Il me faut deux ou trois objectifs longs dans la saison, donc, cela me motive à m’entraîner. »

Quels seront vos objectifs pour le reste de la saison ? 

« Dans une semaine, ce sera l’Ironman de Chantilly et ensuite, en septembre, j’aurai l’Ultra-Trail de Nice, un 160 km. Je pensais aussi faire un autre ultra-trail en décembre, cette fois-ci au Moyen-Orient, mais la situation actuelle peut compliquer les choses. »

Pour conclure, nous voudrions nous pencher sur un projet parallèle que vous avez : l’organisation du Marathon Relais Inter-Entreprises de La Pommeraye. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

« C’est un événement qui est très demandé. Il y a déjà celui d’Angers, donc il n’y en a pas cinquante dans la région. Les salariés en entreprises sont très demandeurs, car cela permet de mettre un pied dans la course à pied. L’événement est complet depuis le premier jour des inscriptions. Il y a donc 250 équipes, de 6 coureurs, inscrites pour la journée. Nous voulons garder une ambiance conviviale et nous sommes tout un groupe soudé dans ce comité, c’est très sympa à organiser. »