Nous retrouvons aujourd’hui Simon UZUREAU, athlète de trente-huit ans, licencié à l’ASEC La Pommeraye. Vainqueur du CaliTrail à Chaudefonds-sur-Layon, dimanche dernier, Simon réalise un très bon début de saison en trail, sur lequel nous allons revenir avec lui.
Bonjour Simon, nous aimerions revenir avec vous sur votre parcours. Depuis combien de temps pratiquez-vous l’athlétisme et le running en général ?
« J’ai d’abord commencé par des petits 10 km avec des membres de ma famille. Je me suis donc pleinement lancé dans l’athlétisme en 2009. J’ai commencé au Running Val d’Hyrome, à Chemillé-en-Anjou, puis j’ai rejoint le club de l’US Thouars, dans les Deux-Sèvres, et maintenant, je suis à l’ASEC La Pommeraye. Au début, je ne faisais que des courses sur route, principalement des 10 km, car à l’époque, il y avait moins de trails que maintenant. J’ai progressivement augmenté les distances pour m’initier au semi-marathon, puis au marathon. En parallèle, j’ai découvert les trails. Là aussi, j’ai augmenté les distances au fur et à mesure, tout en continuant à faire un peu de route quand même. J’ai toujours avancé progressivement dans les distances. »
Comment avez-vous préparé votre saison ?
« En général, je construis ma saison en deux temps. L’été, je participe à un ultra-trail et, en fin d’année, je cours un marathon, comme ceux de La Rochelle ou de Toulouse. Mais cette année, j’ai participé à l’Ultra Trail Èvre et Mauges au mois de mars, et le marathon sera celui de Rennes au mois d’octobre prochain. Pour m’entraîner, je fais des blocs le week-end, un peu de cross l’hiver, puis je bascule ensuite sur la préparation des ultra-trails avec des courses de 50 km et plus. Je réalise aussi des stages avec des amis. On part en week-end pour faire des randos-trails de 100 km, afin de préparer les ultra-trails. Après ces courses, je me laisse généralement deux à trois semaines de repos avant de commencer ma préparation pour le marathon. »
Que pensez-vous de votre début de saison ? Correspond-il à vos attentes ?
« Alors, oui, je suis content de mon début de saison. Au Trail du Vulcain, j’ai parcouru les 77 km en neuf heures avec une préparation assez légère. Ensuite, sur les 95 km du Trail de la Pierre qui Tourne, j’ai réalisé un temps d’un peu plus de onze heures et j’avais de très bonnes sensations. J’ai également bien géré la récupération entre les deux courses, notamment grâce à un stage organisé par le club pendant le mois de mars. Ces deux ultras remplaçaient ceux que je fais habituellement l’été, donc cela changeait un peu de ce que je faisais les autres années. »
Nous aimerions maintenant revenir sur le CaliTrail de Chaudefonds-sur-Layon disputé dimanche. Pouvez-vous nous raconter votre course ?
« Du coup, je suis parti dans les dix premiers, assez prudemment. Pour l’anecdote, deux coureurs se sont trompés de parcours, ce qui leur a fait perdre du temps et m’a permis de rattraper le premier au neuvième kilomètre. J’ai ensuite réussi à le distancer avant de maintenir un bon rythme jusqu’à l’arrivée, sans le revoir derrière moi. Je ne suis pas un habitué des podiums, excepté lors du Mont Glonne à Saint-Florent-le-Vieil. C’est une course en duo de six heures en relais, soit trois heures chacun, que j’ai remportée à la mi-avril. Pour revenir au CaliTrail, j’étais arrivé avec beaucoup de fraîcheur, car je n’avais pas énormément préparé cette course. »
Qu’avez-vous pensé du parcours et des conditions météorologiques de ce jour ?
« Le parcours était très agréable, assez ombragé avec un peu de route. Il y avait du dénivelé, mais sans excès, avec environ 400 mètres de dénivelé sur l’ensemble de la course. On a aussi traversé de magnifiques chemins et l’ambiance était vraiment superbe. Je trouve simplement que le balisage n’était pas assez visible : le fléchage manquait parfois de clarté et les ravitaillements n’étaient pas assez matérialisés non plus. Au niveau des conditions météo, il faisait chaud et il fallait vraiment bien s’hydrater. Je pense qu’au Trail des 3 Vallées, à Rochefort-sur-Loire, les conditions étaient encore plus compliquées, surtout avec un départ le samedi soir. Pour ma part, j’étais parti sans gourde, donc dès qu’il y avait un point d’eau, je prenais cinq ou six verres pour bien me désaltérer. En-tout-cas, c’est une course à découvrir. »
Préférez-vous les formats courts ou les formats longs pour vos compétitions de trail ?
« Disons que je suis plus à l’aise sur les formats longs. J’arrive mieux à gérer les courses au-delà de 80 km. J’en ai déjà fait pas mal et cela se passe généralement très bien. J’ai donc une préférence pour les longues distances. Sur les trails courts, j’ai moins de vitesse que les plus jeunes et ma pointe de vitesse est moins élevée. Malgré tout, j’arrive quand même à courir un marathon en moins de trois heures. »
Quels seront vos objectifs pour le reste de la saison ?
« Très prochainement, je participerai au Trail des Fours à Chaux à Montjean-sur-Loire, le 7 juin. C’est un trail de 28 km, un format assez court, mais tout de même exigeant, sur lequel j’aimerais réaliser un bon chrono. Ensuite, je prendrai part au semi-marathon de l’Île à Chalonnes-sur-Loire, au mois d’octobre. Puis, viendra le marathon de Rennes, le 18 octobre, où j’aimerais me rapprocher de mon record personnel de 2 h 54. Enfin, mon gros projet pour le début de l’année 2027 sera le trail Oh Meu Deus, organisé par l’UTMB. Cette course est assez particulière, puisqu’elle se déroule dans l’arrière-pays portugais et propose un parcours de 176 km avec près de 10 000 mètres de dénivelé positif. Je vais essayer d’emmener un petit groupe du club, afin de préparer cette aventure et de participer à la course ensemble. »








