Selon le baromètre Finishers, réalisé par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération Française d’Athlétisme, l’année 2025 a marqué un nouveau record historique avec plus de 4 millions de résultats enregistrés sur plus de 13 000 courses recensées dans l’Hexagone. Toujours plus de coureurs, mais aussi plus de coureuses, arpentent les routes et chemins de France, et leur moyenne d’âge continue à baisser.

Depuis dix ans, la progression de la course à pied, quel que soit le terrain, ne se dément pas, confirmant ainsi sa place parmi les pratiques sportives les plus dynamiques en France. D’après l’étude « baromètre finishers », menée par la FFA depuis plus de dix ans et s’appuyant sur une base de données recensant l’ensemble des courses organisées en France, 4,12 millions de résultats ont été enregistrés en 2025, soit un record historique. Cet observatoire unique du running permet à la Fédération de connaitre précisément l’évolution de la pratique et suivre les nouvelles tendances de ce marché. Dans le détail, 2,53 millions de participants à une course sur route ont été décomptés, soit une progression de 40 % en dix ans, et 1,44 millions à une course de trail, soit une hausse de 150 % sur la même période.

En l’espace de dix ans, la proportion des finishers de moins de 34 ans est passée de 30% à 41% à l’arrivée des épreuves françaises. Cette dynamique est particulièrement notable sur la route, où les « jeunes » représentent 48 % des finishers, contre seulement 30 % dix ans plus tôt. De la même façon la proportion de femmes qui participent à des évènements de course à pied a nettement augmenté sur les dix dernières années, passant de 28 % à 37 %. Cette dynamique est majoritairement portée par la pratique sur route, qui dénombrait 39% de femmes en 2025.

Le 10 km route, distance plébiscitée par les coureurs, est révélatrice de cette dynamique. 23% des résultats enregistrés l’an passé l’ont été sur cette distance (963 000 au total), dont 50 % des arrivants avaient moins de 35 ans et 41% étaient des femmes. Ce mouvement de fond devrait probablement gagner les distances supérieures et les épreuves de course en nature dans les années à venir.

Une attractivité territoriale aux quatre coins du pays

L’an dernier, pas moins de 13320 courses (dont un peu moins de 6000 trails, et près de 5000 courses sur route) ont été organisées sur le territoire français, soit une hausse de 25 % depuis 2015. Il faut toutefois noter que le nombre d’évènements est stable par rapport à la situation d’avant crise sanitaire. La tendance est donc à la mise en place de formats plus nombreux au sein d’un même évènement pour accueillir davantage de participants.

En moyenne, en 2025, chaque course a rassemblé 310 participants, soit environ 50 de plus qu’un an auparavant. Sans surprise, le marathon demeure le format qui accueille le plus grand nombre de participants par course (167 000 résultats enregistrés sur 78 courses, soit une moyenne de 2 141 par épreuve). La dynamique globale de la distance mythique est prometteuse : + 18 % de performances réalisées en un an.

Au-delà des moteurs que sont les grands bassins de population et pôles d’attractivité touristiques (Ile de France, Auvergne Rhône Alpes, Nouvelle Aquitaine), la Bretagne et la Normandie se distinguent par le dynamisme de leur pratique et la densité de leur offre événementielle. Ainsi, en Normandie, le nombre de courses par rapport à la superficie du territoire et au nombre d’habitants est très important. Ces indicateurs traduisent une offre d’événement particulièrement consistante par rapport à la demande. En Bretagne c’est le nombre de résultats recensés en fonction du nombre d’habitants et de la superficie de la région qui démontrent un engouement exceptionnel des pratiquants.