CONCOURS COMPLET – Le Mondial du Lion 2026 a refermé ses portes dimanche 18 octobre, au parc départemental de l’Isle-Briand, au Lion-d’Angers. Au terme de quatre jours de compétition, la Belgique et l’Allemagne ont été mises à l’honneur avec les victoires de Lara de Liedekerke-Meier chez les chevaux de sept ans et d’Ann-Catrin Bierlein chez les six ans. Côté français, Alexis Goury a signé une remarquable troisième place avec Jeroboam Wal. Une édition marquée par le talent des jeunes chevaux, l’intensité des épreuves et une forte mobilisation populaire, avec 39 453 spectateurs.
Le rideau est tombé sur une nouvelle édition du Mondial du Lion, rendez-vous incontournable du concours complet international. Du 15 au 18 octobre 2026, les meilleurs jeunes chevaux de six et sept ans se sont affrontés sur les trois tests de la discipline : le dressage, le cross-country et le saut d’obstacles.
Au terme d’un week-end exigeant, deux cavalières ont inscrit leur nom au palmarès de cette compétition mondiale organisée en Anjou. La Belge Lara de Liedekerke-Meier a confirmé la valeur exceptionnelle de Tara van het Leliehof en remportant le championnat des sept ans. Chez les six ans, l’Allemande Ann-Catrin Bierlein s’est imposée avec ACSI Daisy Dynamite.
Les cavaliers français n’ont pas été en reste, avec notamment le podium d’Alexis Goury et la quatrième place de Thomas Carlile chez les sept ans. De quoi conclure cette édition sur une note positive pour le concours complet tricolore.
Lara de Liedekerke-Meier et Tara van het Leliehof au sommet chez les sept ans
La performance de Lara de Liedekerke-Meier restera l’un des grands moments de ce Mondial du Lion 2026. Associée à Tara van het Leliehof, la cavalière belge a dominé le championnat du monde des chevaux de sept ans en conservant la tête du classement depuis le dressage jusqu’à la finale.
Le couple a terminé la compétition avec un total de 28,6 points, sans ajouter la moindre pénalité à son score initial. Après un dressage de haut niveau, la jument a réalisé un cross sans faute dans le temps, avant de conclure par un parcours parfait à l’obstacle.
Cette régularité dans les trois tests a permis au duo de résister à la pression et de conserver son avance jusqu’au bout. Déjà sacrée championne du monde des six ans en 2025, Tara van het Leliehof réalise ainsi un doublé remarquable, en remportant deux années consécutives le championnat du monde avec la même cavalière.
À l’issue de la victoire, Lara de Liedekerke-Meier a reconnu la pression qui accompagnait cette finale, soulignant la qualité de sa jument et le respect qu’elle lui porte. La Belge a également insisté sur les attentes de son entourage et de ses propriétaires, avant de savourer cette nouvelle consécration.
Derrière la championne, le Britannique Hector Payne a décroché la médaille d’argent avec Bueno, crédité de 29 points. Le Français Alexis Goury complète le podium avec Jeroboam Wal, à 29,4 points.
Alexis Goury et Jeroboam Wal : une médaille de bronze pleine de promesses
La délégation française peut se réjouir de la troisième place obtenue par Alexis Goury et Jeroboam Wal dans le championnat des sept ans.
Le cavalier tricolore a longtemps joué les premiers rôles. Après un dressage particulièrement convaincant, crédité de 71,40 %, il partageait la tête du classement provisoire avec Lara de Liedekerke-Meier. Le cross-country a ensuite redistribué les cartes : malgré un parcours sans faute aux obstacles, Jeroboam Wal a dépassé le temps de référence de deux secondes, entraînant 0,8 point de pénalité.
Ce léger écart a pesé dans la bataille pour le titre. Le couple a néanmoins abordé la dernière épreuve avec de solides ambitions et a réalisé un sans-faute au saut d’obstacles, terminant à seulement 0,8 point des champions du monde.
À l’arrivée, Alexis Goury n’a pas caché sa satisfaction. Le Français a expliqué qu’il croyait profondément en son cheval et qu’il savait celui-ci capable de réaliser une telle performance, même si son entourage en était peut-être moins convaincu. Cette troisième place constitue une belle récompense pour le travail accompli et confirme le potentiel de Jeroboam Wal.
Le cavalier a également évoqué une interrogation pour l’avenir : trouver une solution pour conserver le cheval sous sa selle. Une question importante alors que les performances réalisées au Mondial du Lion peuvent attirer l’attention sur les jeunes chevaux les plus prometteurs.
Thomas Carlile et Nicolas Touzaint également à l’honneur
La performance d’Alexis Goury n’est pas le seul motif de satisfaction pour les couleurs françaises.
Avec Juste Unétoile, Thomas Carlile a terminé à la quatrième place du championnat des sept ans, avec un score final de 30,5 points. Le couple a notamment réalisé un cross sans faute dans le temps et un parcours de saut d’obstacles sans pénalité, confirmant sa régularité tout au long du week-end.
Autre résultat à retenir : celui de Nicolas Touzaint avec Kovu de Belle Croix. Le cavalier français a signé une belle remontée pour terminer septième après s’être classé quinzième avant le saut d’obstacles. Cette progression illustre toute l’importance de la dernière épreuve dans une compétition où les écarts restent souvent très serrés.
Avec trois chevaux français dans les sept premières places du championnat des sept ans, dont deux dans le top 4, le concours complet tricolore a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures nations dans cette catégorie.
Ann-Catrin Bierlein sacrée chez les chevaux de six ans
Dans le championnat du monde des six ans, l’Allemande Ann-Catrin Bierlein a remporté le titre avec ACSI Daisy Dynamite, au terme d’une finale particulièrement disputée.
Le couple a achevé la compétition avec un total de 29,4 points, sans ajouter de pénalité à son score de dressage. Déjà très performante sur le cross-country, la jument a confirmé sa régularité lors du saut d’obstacles, une épreuve décisive pour départager les concurrents.
La finale a été exigeante : seuls six couples ont réussi un parcours sans faute dans le temps imparti. Cette difficulté a renforcé la valeur de la performance de la cavalière allemande, qui avait su préserver ses chances lors des deux premières épreuves.
Ann-Catrin Bierlein connaît parfaitement sa partenaire, qu’elle accompagne depuis sa naissance. Elle a souligné les qualités de la jument et l’importance de cette compétition dans la formation des jeunes chevaux. Pour elle, le Mondial du Lion représente un rendez-vous exceptionnel, particulièrement formateur pour préparer les chevaux à leur future carrière sportive.
L’Allemande a également confié son souhait de revenir l’année prochaine avec ACSI Daisy Dynamite dans le championnat des sept ans, tout en espérant présenter sa petite sœur dans la catégorie des six ans.
Robin Godel et Kevin McNab complètent le podium
Derrière la championne du monde, le Suisse Robin Godel a décroché la deuxième place avec Kosmic d’Elbe, un cheval Selle Français, grâce à un total de 31,3 points.
L’Australien Kevin McNab a complété le podium avec Monbeg Kobe, troisième avec 31 points. Le couple a réalisé une remontée spectaculaire lors de la finale de saut d’obstacles, passant de la septième place provisoire à la troisième position.
Ces résultats confirment l’intérêt du Mondial du Lion comme vitrine internationale des jeunes chevaux. Au-delà des titres, l’épreuve permet aux cavaliers, aux éleveurs et aux propriétaires d’évaluer les qualités des futurs chevaux de haut niveau.
Le Mondial du Lion, une compétition exigeante et révélatrice de talents
Le concours complet repose sur l’équilibre entre trois disciplines complémentaires. Le dressage évalue la précision, la disponibilité et la qualité du travail du couple. Le cross-country met en évidence le courage, la franchise, la condition physique et la capacité à franchir des obstacles fixes. Enfin, le saut d’obstacles exige concentration et fraîcheur après les efforts consentis sur le terrain.
Au Mondial du Lion, cette combinaison prend une dimension particulière puisque les chevaux sont encore au début de leur carrière. L’objectif est de mettre en valeur leur potentiel tout en observant leur comportement dans un environnement sportif exigeant, devant un public nombreux et connaisseur.
L’édition 2026 a parfaitement illustré cette réalité. Dans les deux catégories, les classements ont évolué au fil des épreuves et la finale a joué un rôle déterminant. La capacité à rester régulier, à gérer la pression et à préserver son cheval jusqu’au dernier obstacle a fait la différence.
La victoire de Tara van het Leliehof, comme celle d’ACSI Daisy Dynamite, témoigne aussi de l’importance du travail réalisé en amont par les cavaliers, les propriétaires et les équipes qui accompagnent ces chevaux.
39 453 spectateurs : le succès populaire du Mondial du Lion confirmé
Au-delà des résultats sportifs, cette édition 2026 a également confirmé l’attractivité du Mondial du Lion. 39 453 spectateurs ont assisté à l’événement au parc départemental de l’Isle-Briand.
Cette fréquentation souligne le rayonnement de la compétition en Maine-et-Loire et sa place dans le calendrier équestre international. Chaque année, le rendez-vous rassemble passionnés d’équitation, professionnels de la filière, éleveurs, cavaliers et familles autour du concours complet.
L’ambiance et la présence d’un public attentif constituent également un élément apprécié par les participants. Plusieurs cavaliers ont souligné l’importance de cette atmosphère pour la formation des jeunes chevaux, confrontés à un environnement proche de celui qu’ils pourront rencontrer lors de compétitions de plus haut niveau.
Pour le territoire angevin, le Mondial du Lion représente ainsi un événement sportif majeur, mais aussi une vitrine pour la filière équine et le savoir-faire des acteurs du concours complet.
Une édition 2026 marquée par les performances féminines et les espoirs français
Cette édition du Mondial du Lion restera marquée par le doublé des cavalières. Lara de Liedekerke-Meier a confirmé la valeur de Tara van het Leliehof en conservant son titre chez les sept ans, tandis qu’Ann-Catrin Bierlein a conduit ACSI Daisy Dynamite vers la victoire chez les six ans.
La France a également obtenu des résultats significatifs, avec la médaille de bronze d’Alexis Goury et Jeroboam Wal, la quatrième place de Thomas Carlile et Juste Unétoile, ainsi que la remontée de Nicolas Touzaint et Kovu de Belle Croix.
Au-delà des podiums, le Mondial du Lion a une nouvelle fois rempli sa mission : mettre en lumière les futurs grands chevaux de concours complet et offrir aux professionnels comme au public un aperçu du haut niveau de demain.
Le rendez-vous est déjà fixé pour la prochaine édition, annoncée du 21 au 24 octobre 2027. Une nouvelle occasion de suivre la progression de ces jeunes chevaux, de retrouver les meilleurs cavaliers internationaux et, peut-être, de voir Tara van het Leliehof ou ACSI Daisy Dynamite poursuivre leur ascension.
En Anjou, le Mondial du Lion confirme ainsi son statut de rendez-vous incontournable du sport équestre international.








