Vainqueur du Trail du Granit, le samedi 26 avril, Clément GROSBOIS participe cette année au Challenge Trail Anjou Logémaine, une compétition regroupant sept trails. Actuellement en tête du classement, il revient avec nous sur son parcours, sa saison et ses ambitions pour la suite.
Bonjour Clément, pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous parler un peu de votre parcours sportif ?
« Eh bien, je m’appelle Clément GROSBOIS et j’habite dans une commune du Maine-et-Loire, à la Varenne. J’ai commencé le football à l’âge de six ans et je l’ai pratiqué jusqu’à l’année dernière. J’ai notamment évolué jusqu’en championnat de Régional 1, lorsque j’étais plus jeune. En parallèle, je jouais aussi au tennis. C’est au collège, en participant à des cross départementaux, régionaux puis nationaux, que j’ai commencé à prendre goût à la course à pied. J’ai réellement commencé à donner plus de place à la course dans mon quotidien, il y a environ trois ans. J’avais un peu plus de mal à m’entraîner régulièrement au football et à tout concilier. J’ai donc fait le choix d’arrêter le football, pour me consacrer davantage à la course à pied. Je souhaite tout de même faire un clin d’œil au Sporting Club Gemmois, qui est un club formidable et qui m’a permis d’évoluer pendant de nombreuses années. J’en garde de très bons souvenirs. »
Comment êtes-vous venu à la course à pied, puis plus particulièrement au trail ? Qu’est-ce qui vous a tout de suite plu dans le trail par rapport à la route ?
« Autour de chez moi, les terrains sont assez vallonnés avec pas mal de dénivelé, donc je me suis naturellement adapté à ce type de terrain. J’apprécie aussi le contact avec la nature, puisque les trails se déroulent souvent en campagne. J’ai l’impression que les courses passent plus vite qu’en course sur route. Les paysages changent constamment, les terrains sont variés et il y a moins cette sensation de monotonie. »
Vous participez, cette année, au Challenge Trail Anjou Logémaine. Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans ce défi ?
« Disons que j’ai gardé un côté très compétiteur grâce au football, que j’ai pratiqué pendant plusieurs années. Quand je jouais encore au foot, c’était compliqué de planifier des courses. Cette année, j’avais davantage de disponibilités et le challenge tombait au bon moment. J’aime me fixer des défis et je trouve que ce type de challenge apporte du piment à une saison. C’est motivant et amusant. »
Vous avez remporté le Trail du Granit, le 26 avril dernier (32 km en 2h18’41). Comment avez-vous vécu cette course ?
« La course est partie sur un rythme assez élevé. Dès les premiers kilomètres, le circuit était vallonné avec un enchaînement de petites montées. J’ai essayé de suivre et de maintenir le rythme imposé notamment par Donovan ROUXEL, qui a terminé troisième au final (2h23’27). À partir de la mi-course, le terrain est devenu plus roulant. L’objectif était alors de résister et de tout donner pour aller chercher la meilleure place possible. »
Vous étiez accompagné de Donovan ROUXEL, jusqu’au 25e kilomètre environ. Comment s’est faite la différence à ce moment-là ?
« À partir du vingt-cinquième kilomètre, j’ai senti qu’il commençait à baisser un peu de rythme. J’en ai profité pour accélérer sur une portion plus plate et il n’a pas réussi à suivre. Ensuite, en fin de course, j’ai essayé de maintenir un rythme élevé pour éviter le retour des concurrents derrière moi. C’était compliqué, d’autant plus que j’avais un peu mal géré mon apport en eau au dernier ravitaillement. J’ai commencé à sentir une crampe arriver. Heureusement, ce n’est pas allé plus loin, parce que derrière, ça revenait fort. Je pense qu’avec un ou deux kilomètres de plus, cela aurait été compliqué. Ce trail de Bécon-les-Granits était important pour moi parce qu’il se déroulait près de chez moi. Ma compagne, mes enfants et des amis, étaient présents. J’avais vraiment envie de leur offrir cette victoire. C’était un objectif personnel avant même le départ. »
Après deux courses, vous occupez la tête du classement avec 74 points devant Erwann DENIS. L’objectif est-il clairement d’aller chercher la victoire finale ?
« Je ne sais pas encore. Je ne pourrai malheureusement pas participer à la prochaine course du challenge, La Crapadure de Bellevigne, le 30 mai, parce que je ne serai pas disponible. Forcément, cette absence aura un impact sur le classement général. Le niveau est élevé et la concurrence est forte. Mon objectif reste de performer au maximum et de tout donner sur les courses restantes. Et si je ne termine pas premier, ce ne sera pas forcément un échec. Il me reste encore quatre courses et on verra ce que cela donnera à la fin.»
Y a-t-il une épreuve du challenge que vous attendez particulièrement… ou au contraire, que vous redoutez davantage ?
« Oui, je redoute un peu le Trail des Moulins. Je me suis déjà aligné deux fois sur cette course. C’est un 32 km avec un dénivelé important. Le parcours est très exigeant. C’est une course qui demande énormément d’énergie et je connais bien les difficultés du tracé. Je vais donc essayer de la préparer au mieux pour arriver dans la meilleure forme possible.»
Comment organisez-vous votre préparation au quotidien ? Est-ce compliqué de concilier les entraînements et la récupération avec la vie professionnelle ?
« Ma charge d’entraînement varie en fonction des objectifs. Souvent, j’ai du mal à dépasser les 100 km par semaine. Je pense que pour des trails plus longs, j’aurai des difficultés. Le nombre de kilomètres par semaine peut varier. Je cours généralement entre 60 et 100 km. Je fais aussi une à deux séances de renforcement. Effectivement, j’ai deux enfants, donc, je dois réussir à jongler l’ensemble. Je suis éducateur sportif, ce qui me permet d’avoir des horaires assez flexibles. Je travaille surtout le midi et le soir, ce qui me laisse du temps le matin et l’après-midi pour m’occuper de mes enfants. Ma femme m’aide énormément au quotidien et je tiens vraiment à la remercier, ainsi que mes enfants, parce qu’ils me permettent de vivre pleinement de cette passion. Je dois aussi m’adapter aux conditions météo, notamment à la chaleur. En ce moment, je privilégie les sorties tôt le matin pour profiter de la fraîcheur et éviter les fortes températures. »
Pour conclure, quels seront vos objectifs après le Challenge Trail Anjou Logemaine ?
« J’ai une course prévue en octobre prochain. Je vais participer à l’Endurance Trail de Millau, un trail d’environ 100 kilomètres dans le cadre du festival des Templiers 2026. Pour moi, le Challenge Trail Anjou Logemaine représente aussi une belle opportunité de garder la forme justement pour cette échéance. J’aime avoir des objectifs à court terme, cela me permet de rester motivé dans mes entraînements. Avant cela, je prendrai également part à une course proche de chez moi en septembre, la Petite Gemmoise. C’est un événement convivial que j’apprécie beaucoup. Et j’invite d’ailleurs un maximum de personnes à venir y participer aussi. »








