Joueur et ancien coach des Magic Disc d’Angers, Romain CHEMINEAU nous retrace son parcours dans l’ultimate frisbee. Il revient avec nous sur les moments forts de sa carrière, sa saison et sa vision du développement de ce sport en France.
Bonjour Romain, pouvez-vous vous présenter, notamment votre parcours dans l’ultimate frisbee ?
« J’ai commencé l’ultimate en 2009, au club des Magic Disc d’Angers, où j’ai toujours évolué. Nous avons été cinq fois champion de France sur sable, vice-champion d’Europe et septième au championnat du monde. À titre individuel, j’ai été dans l’équipe de France entre 2013 et 2025 et j’ai été champion d’Europe et vice-champion d’Europe ultimate. »
Quelles performances ou quels titres considérez-vous comme les plus marquants de votre parcours ?
« C’est lors des championnats d’Europe et la victoire en 2022. Ce fut l’aboutissement d’un cycle de travail très important. C’est, selon moi, ma plus grosse réussite. »
Vous avez aussi été coach des Magic Disc d’Angers. C’est un gros avantage en tant que joueur au quotidien ?
« J’ai été coach sept saisons pour l’équipe 1. C’est beaucoup d’expérience qui sert sur la gestion de l’équipe, mais en tant que joueur aussi, puisque j’ai une autre vision du jeu. »
La saison touche bientôt à sa fin ? Vous aviez des objectifs et êtes-vous satisfait des performances réalisées ?
« C’est une saison qui est assez particulière, car nous voulions rentrer dans le parcours européen, afin de nous qualifier au championnat d’Europe des clubs qui auront lieu en octobre, en Pologne. Il fallait jouer dix matchs européens contre des équipes qui s’étaient aussi engagées. Au mois d’avril, nous avons organisé un tournoi européen à Angers. Nous avons également été, en Belgique, pour jouer un tournoi. »
Parlez-nous du tournoi à Grenoble ?
« Eh bien, ce week-end, nous étions à Grenoble pour disputer la première phase du championnat de France. Nous avons remporté deux victoires et nous avons perdu deux fois. Il nous reste un dernier match de poule à disputer contre l’équipe de Blois et en fonction des résultats, nous jouerons, un quart de finale, une demi-finale et pourquoi pas une finale. Dans deux semaines, la saison française outdoor touche à sa fin avec la phase finale des championnats de France. Et pendant l’été, nous saurons si nous serons qualifiés ou pas au championnat d’Europe des clubs. »
Que retenez-vous de ce tournoi en Isère ?
« Nous sommes satisfaits, même s’il y a quelques matchs où nous sommes un peu déçus de nous, car nous estimons que nous aurions dû les gagner. Nous n’avons pas su gérer certains temps faibles qui auraient permis à l’équipe de l’emporter. Donc oui, on peut être satisfait de nos performances dans l’ensemble, même s’il y a des axes d’amélioration pour mieux gérer certains matchs. »
Sur cette saison, qu’elle a été la performance la plus importante selon vous et pourquoi ?
« Sur le tournoi du mois d’avril, lors du premier match, on a joué contre l’une des deux meilleures équipes françaises. Nous avons fait un très gros match contre eux, mais nous perdons seulement de quelques points, ce qui était quand même très satisfaisant. Même si nous perdons le match, c’était quand même une performance très encourageante. »
Quels sont vos objectifs pour la fin de saison et la saison prochaine ?
« Pour l’instant, l’objectif principal est le championnat d’Europe. En janvier 2027, nous nous poserons la question sur nos prochains objectifs. »
Après toutes ces années dans l’ultimate, qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui ?
« C’est un sport qui est très convivial, qui est à la fois aussi très compétitif et c’est très motivant. Il y a un aspect collectif très fort dans cette activité, l’état d’esprit dans lequel on joue, est aussi important, car c’est sport qui est basé sur le fair-play et l’auto arbitrage. Et puis, il y a toujours ce challenge d’améliorer les résultats, faire évoluer le club et faire progresser les jeunes générations qui arrivent dans l’équipe. »
Quels sont les principaux défis pour développer ce sport en France ?
« C’est un sport qui attirerait plus, s’il était plus médiatisé. Il est vraiment accessible à plein de sportifs et de sportives. Si l’on avait plus de médiatisation, ce serait génial. Mais on évolue progressivement, on filme de plus en plus nos championnats et c’est retransmis sur des chaînes de streaming et des chaînes spécialisées à l’ultimate. »
Pour finir, quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui aimeraient commencer l’ultimate frisbee et progresser dans ce sport ?
« Je leur dirais de venir essayer, de se faire plaisir, car c’est le plus important. La première chose pour performer, c’est de prendre du plaisir. Il n’y a pas de secret, il faut être curieux, faire des erreurs et apprendre de ses erreurs. Plus on joue plus et plus on progresse. »








