Le 14 juin prochain se déroulera la cinquième édition des Foulées de l’Aubance à Saint-Melaine-sur-Aubance, près d’Angers. Pour parler de cet événement sportif annuel, nous recevons Yohann MARTIN, président de l’association « Saint-Melaine en Baskets », organisatrice de la course.
Bonjour Yohann. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter les Foulées de l’Aubance et les différentes courses proposées, cette année ?
« Les Foulées de l’Aubance s’articulent autour de deux courses principales. Nous proposons d’abord un dix kilomètres, qui peut se courir en individuel ou en duo. Dans ce format, les deux coureurs partent ensemble et doivent franchir la ligne d’arrivée en même temps. Nous avons également un dix-neuf kilomètres, ainsi qu’une marche de sept kilomètres, qui emprunte une partie du parcours du 10 km. Enfin, il y a aussi “Le Défi”, qui consiste à enchaîner le 10 km, puis le 19 km. »
Les parcours comportent-ils beaucoup de dénivelé ? À quel type de coureur s’adressent-ils : débutants, amateurs, coureurs confirmés ?
« La particularité de nos parcours, c’est surtout qu’ils mettent en valeur le patrimoine naturel du secteur. Nous privilégions des circuits assez ombragés, ce qui est important à cette période de l’année. Les coureurs traversent des vignes, des sentiers, des forêts, ainsi que certaines zones privées exceptionnellement ouvertes pour la course. On passe notamment dans deux domaines viticoles : le Domaine des Rochettes, à Mozé-sur-Louet, et le Domaine du Princé, près de Mûrs-Érigné. Ce sont des parcours plutôt roulants, mais aussi assez techniques par endroits. Nous communiquons assez peu à l’avance sur le tracé exact, notamment parce que nous traversons des propriétés privées et que nous ne souhaitons pas que les gens viennent s’y entraîner avant la course. La veille du départ, une fiche pratique leur sera envoyée pour les informer du déroulé de la course et faire quelques rappels. »
Y a-t-il des nouveautés ou des changements cette année par rapport aux précédentes éditions ? Les parcours changent-ils chaque année ou gardez-vous une base similaire d’une édition à l’autre ?
« Oui, chaque année, nous faisons évoluer les parcours. Cela demande beaucoup de travail supplémentaire, mais nous tenons à proposer quelque chose de nouveau aux participants qui reviennent régulièrement. On s’impose un vrai rythme de travail, mais on a à cœur de faire évoluer les choses à chaque édition. »
Les inscriptions sont déjà complètes. C’est le signe que les Foulées de l’Aubance sont désormais bien installées dans le paysage local. Quand on voit un tel engouement autour de l’événement, j’imagine que cela doit être une vraie satisfaction pour toute l’équipe organisatrice ?
« Oui, forcément. À la base, notre association, c’est surtout un groupe de coureurs et de passionnés qui voulaient créer un événement sportif et solidaire. Le but, c’est avant tout le partage et la convivialité. Cette année, nous affichons complet avec 499 participants chronométrés, sans compter les marcheurs. Nous aurons plus de 300 coureurs sur le 10 km et un peu moins sur le 19 km. L’an dernier, les inscriptions étaient plus équilibrées entre les deux courses. Même s’il y a parfois des coureurs de très bon niveau qui viennent participer, nous voulons surtout garder un événement familial, accessible et convivial. Nous voulons que les gens viennent prendre du plaisir avant tout. »
Un événement comme celui-ci demande beaucoup d’organisation. Combien de bénévoles seront mobilisés le jour de la course ?
« Nous avons un noyau d’environ huit à neuf personnes faisant partie de l’association et qui travaillent toute l’année sur l’organisation. Le fait de modifier les parcours chaque année nous demande aussi beaucoup de préparation. Le jour de la course, environ 60 à 70 bénévoles seront mobilisés, avec une trentaine de signaleurs sur les parcours, mais aussi des personnes pour les dossards, les ravitaillements, la buvette, l’installation et le rangement. »
Où seront situés les points de ravitaillement sur les différents parcours ? Et quelles mesures sont prévues pour assurer la sécurité des coureurs ?
« Avec les fortes chaleurs actuelles, nous avons justement travaillé récemment sur un plan « canicule ». Sur le 10 km, un ravitaillement sera installé autour du cinquième kilomètre. Sur le 19 km, il y en aura deux : un au premier tiers du parcours et un autre au deuxième tiers. Pour “Le Défi”, les participants bénéficieront d’un premier ravitaillement sur le 10 km, puis d’autres ensuite pendant la seconde course. »
Depuis plusieurs jours, les fortes chaleurs sont au cœur des préoccupations des organisateurs d’événements sportifs. Est-ce un sujet que vous surveillez particulièrement pour le 14 juin ? Seriez-vous prêt à adapter ou même à annuler la course comme c’est le cas pour la Grammoirienne, prévue ce samedi 30 mai ?
« Oui, bien sûr. Nous suivons les recommandations de la préfecture. Si le niveau 1 d’alerte canicule était déclenché, nous pourrions être contraints d’annuler l’événement. En cas de fortes chaleurs sans interdiction particulière, nous renforcerions les mesures de prévention avec davantage d’eau, plus de ravitaillements et davantage de bénévoles pour accompagner les coureurs. Nous n’avons pas prévu de modifier les parcours ou les horaires pour le moment. Les participants restent aussi conscients des conditions et sont assez responsables de leur corps. Ils doivent être préparés à ce type d’effort. Nous, de notre côté, nous ferons évidemment le maximum pour assurer leur sécurité. »
Au-delà de la compétition, les Foulées de l’Aubance se veulent aussi conviviales. Des animations sont-elles prévues à l’arrivée ou tout au long de la journée ?
« Il n’y a pas d’animations prévues ni de grande fête organisée. On veut garder cet événement convivial, sans se prendre la tête. La compétition, ce n’est pas le plus important pour nous. L’objectif, c’est surtout de rassembler des gens qui ont envie de profiter de la nature et du patrimoine naturel, de faire sortir et bouger les participants dans une ambiance simple et détendue. »
Cette année, une partie des bénéfices de la course sera reversée à l’association Soleil Afelt, qui accompagne les enfants malades du CHU d’Angers. Pourquoi, c’est important pour vous de soutenir cette cause ?
« Chaque année, nous choisissons une nouvelle association à soutenir. Cette fois-ci, l’association Soleil Afelt est venue vers nous par l’intermédiaire d’une maman de l’école de Saint-Melaine-sur-Aubance, qui avait déjà participé à la course, lors d’une précédente édition. Nous avons échangé avec elle autour du projet, qui nous a beaucoup plu. Nous essayons de soutenir des associations locales et des causes qui parlent aux gens. Le but pour nous n’est pas de gagner de l’argent. Nous voulons surtout redistribuer une partie des bénéfices à des associations engagées. Nous invitons d’ailleurs les associations à venir nous présenter leurs projets. Cette année, environ trois euros par participant seront reversés à Soleil Afelt, soit près de 1 800 euros. L’an dernier, environ 1 500 euros avaient déjà été redistribués. »








