Créateur de Biathlon Concept, Joël FRANCOIS-LOUISON nous explique sa motivation et ce qui l’a poussé à mettre en place sa société, axée sur la découverte et l’apprentissage du biathlon, sous une autre forme que celui que l’on connaît.

Bonjour Joël, pouvez-vous vous présenter ?

« Bonjour, je m’appelle Joël et j’ai quarante-neuf ans. Je suis éducateur territorial dans un service des sports depuis 2002, en milieu scolaire. En parallèle, j’ai commencé une carrière d’entraîneur de basket et je suis devenu assistant d’une équipe en championnat de National 1. A trente ans, j’ai fait une reconversion dans le golf, où j’ai été au niveau du championnat de France et même parfois européen. J’ai également développer des compétences en préparation physique et mental. Depuis 2015, je travaille à mi-temps. Je suis engagé au niveau de ma ville et j’ai monté ma société. D’abord, sous le nom de Concept Shooting Sport, qui était tourné autour du tir à l’arc, de la sarbacane et du biathlon au départ. Ensuite, je me suis focalisé sur le run biathlon et cela dure depuis dix ans maintenant, d’où le nom de Biathlon Concept. »

Vous l’avez évoqué, vous êtes donc le créateur de Biathlon Concept. Pouvez-vous nous présenter en quoi consiste cette société, quel est son objectif ?

« L’idée, c’est de faire découvrir le biathlon sous une autre forme de ce que les gens ont l’habitude de connaître, puisqu’il n’y a pas de neige. Donc, par conséquent, il n’y a pas de ski de fond, on utilise simplement des carabines au laser, donc, il n’y a aucun danger pour autrui. C’est pour cela que la discipline est accessible à partir de 8-10 ans. L’idée, c’est de travailler avec des comités d’entreprises, des services des sports de la jeunesse, des entreprises d’événementiel, etc… qui peuvent proposer cette activité. Cela peut aller de la simple initiation de tir qui dure dix minutes, jusqu’à l’organisation de course, avec différentes catégories, hommes, femmes, par équipes, avec des parcours définis ou non, des courses debout ou au sol, avec support ou sans support. Je propose aussi des animations. On commence par le tir, puis on peut ensuite aller sur des relais et même des parcours. »

Tout ce matériel nécessite un certain coup et un bel investissement. Comment est-ce que vous gérez cela, notamment donc sur le plan économique ?

« En France, il n’y a qu’un seul fournisseur au niveau des carabines. J’en ai personnellement une trentaine. En termes de matériel, j’ai donc des carabines, des palettes avec cible, des supports de carabine, des chargeurs etc… Je me déplace avec mes carabines, des bâches et des tapis aussi, tout est dans ma voiture, donc, je n’ai pas besoin de louer un camion. »

Travaillez-vous seul ou avez-vous plusieurs collaborateurs ?

« Je suis tout seul, en tout cas en ce qui concerne le projet en île de France, je suis le seul à le faire. Cela se pratique aussi beaucoup dans les régions qui sont propices au biathlon, où une ou deux sociétés développent ce principe. Depuis cette année, la fédération française de ski met en avant le run biathlon, mais contrairement à nous, ce n’est pas du laser. Il me semble que c’est avec du plomb, avec le projet de préparer les Jeux Olympiques d’Hiver que la France accueillera en 2030 (Les Alpes Françaises, du 1er au 17 février 2030). »

Vous habitez en région parisienne. Biathlon Concept est présent partout en France ou uniquement à Paris ?

« Comme je l’ai dit précédemment, je me dépasse à 3 ou 4h autour de la région parisienne, tout dépend du contrat et des clients. Pour les petits projets, je reste surtout en Ile-De-France, mais quand il s’agit de grosses courses, il est possible que je sorte de la région. »

Vous avez également été très présent dans un autre sport, le basket. Pouvez-vous nous expliquer votre passé dans ce sport, totalement éloigné du secteur du biathlon.

« Oui, c’est vrai. J’ai d’abord été joueur. J’ai fait beaucoup de clubs au niveau National 2 et National 3 notamment, mais je suis toujours resté en Ile-De-France. J’ai également été entraîneur, dès le plus jeune âge, à dix-huit ans, où j’ai commencé par coacher des petits. Ensuite, je me suis développé dans toutes les catégories. J’ai également été responsable technique à Fresnes, assistant en National 1 à Sceaux, et je me suis rapidement tourné vers les équipes seniors. Alors que j’étais plutôt focalisé sur les équipes masculines au départ, j’ai fini par me tourner sur le coaching des féminines sur les dernières années. »