Le multiplex de dimanche dernier a rendu son verdict de la saison en Premier League. Arsenal enfin champion, après vingt-deux ans d’attente. Manchester City et son attaque conquérante. La remontée fantastique de Manchester United. La colonie française qui fait le bonheur de certains clubs anglais. Le sauvetage in extremis de Tottenham et la descente aux enfers de West Ham… Retour sur une saison remplie de déceptions, de surprises et de catastrophes.

Arsenal, 22 ans de galère enfin récompensés

C’est la belle histoire de la saison. Arsenal a enfin gagné la Premier League. Eux qui cherchaient le graal depuis plus de vingt-deux ans ont soulevé le titre du championnat le plus relevé du monde, après leur victoire à Crystal Palace, dimanche dernier. Longtemps dans une bataille à deux avec Manchester City, les Gunners ont su profiter des faux pas des Sky Blues pour finir avec sept points d’avance. On a enfin connu un Arsenal sérieux et efficace : 26 victoires, 71 buts marqués pour seulement 27 encaissés en 38 journées.

Erling Haaland, le viking toujours conquérant

Même s’il n’a pas été aussi impressionnant que lors des saisons précédentes, Erling Haaland a encore roulé sur les défenses anglaises. Il termine meilleur buteur avec vingt-sept réalisations, confirmant son statut d’extraterrestre. Cette saison, il a trouvé en Cherki un compagnon de jeu parfait, le numéro 10 français au dribble et à la passe et le Norvégien sur ce qu’il sait faire de mieux : finir les actions. Avec ce rythme, nul doute qu’il se glissera rapidement dans le top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire de la Premier League.

Manchester United, le réveil de l’ogre

Alors qu’ils étaient mal en point, septièmes à la 21e journée, lors du dernier match de Ruben Amorim sur le banc des Red Devils, Manchester United finit sur le podium de la Premier League. Auteurs d’un sprint final presque parfait, les pensionnaires d’Old Trafford se sont totalement transfigurés lors des derniers matchs. Sous la houlette de l’ancien milieu de terrain de la maison, Michael Carrick, les Red Devils ont su jouer de leurs forces en s’appuyant sur un Bruno Fernandes élu joueur de la saison et un duo Mainoo-Casemiro qui contrôle le terrain. Ils retrouveront donc la Ligue des champions l’année prochaine.

Les belles surprises : Sunderland et Bournemouth au sommet

On promettait l’enfer à Sunderland cette saison, ils joueront l’Europa League l’année prochaine. Les hommes de Régis Le Bris ont choqué les observateurs du football en s’appuyant sur une tactique de transition moderne avec des travailleurs au milieu de terrain (Xhaka, Sadiki, Diarra). Beaucoup d’anciennes connaissances de notre Ligue 1 ont fait le bonheur des Black Cats : le coach déjà avec Régis Le Bris, ancien coach de Lorient, on retrouve aussi Nordi Mukiele, ancien défenseur du PSG qui a retrouvé des couleurs en terre anglaise. On peut également souligner l’importance d’Habib Diarra, ancien capitaine du Racing Club de Strasbourg, ou d’Enzo Le Fée, lui aussi ancien de Lorient. L’équipe anglaise la plus francophone de l’exercice a su faire du mal aux gros du pays et être intraitable avec les petits. Recette parfaite pour une saison exceptionnelle pour cette équipe promue. Des déplacements qui feront le bonheur des supporters locaux qui passent donc en un an d’un déplacement à Millwall à potentiellement des chocs contre la Juventus et Leverkusen,  il y a pire.

Du côté de Bournemouth, les Français ont encore marqué les esprits. Les Cherries, qui joueront en Ligue des champions l’année prochaine pour leur première participation à une compétition européenne de leur histoire, ont été portés par Kroupi, attaquant français de dix-neuf ans qui comptabilise treize buts, et par Adrien Truffert, latéral solide qui a joué toutes les minutes de la saison. La tâche s’avérait être compliquée pour Bournemouth, eux qui ont perdu leurs cadres l’année dernière (Zabarnyi, Kerkez, Huijsen). On peut également souligner le départ de Semenyo, meilleur buteur du club, à Manchester City cet hiver. Une saison historique pour un club familial, au stade atypique, qui accueillera les plus grandes équipes d’Europe l’année prochaine, mais sans son coach. En effet, Andoni Iraola a annoncé il y a quelques semaines qu’il quittera le club cet été.

Tottenham, aux portes de l’enfer

Avec une Europa League en poche et des transferts aux sommes astronomiques, Tottenham visait le top 4 en championnat. Son nouveau coach en début de saison, Thomas Frank, voulait mettre en place le jeu de transition qu’il avait instauré à Brentford ces dernières années, mais il s’est heurté à un effectif pas forcément en confiance et pas épargné par les blessures. L’équipe a même connu une série de quinze matchs de suite sans victoire. Les dirigeants ont changé de coach plusieurs fois cette saison pour finir avec Roberto De Zerbi, l’ancien entraîneur de l’OM, qui avait une seule mission : sauver le club. En lutte avec West Ham pour la 17e place, les coéquipiers de Randal Kolo Muani se sont sauvés à la dernière journée, à domicile, en gagnant contre Everton.

Wolves et Burnley, les naufragés

Si West Ham a vécu un drame, Wolverhampton et Burnley ont connu une saison de lente agonie. Les Wolves ont enchaîné dix-neuf matchs sans victoire et onze défaites consécutives, records de la saison qui illustrent un effondrement total. Les Wolves ont été la première équipe officiellement reléguée dès la 33e journée, suivis de Burnley à la 34e. Deux clubs qui retournent en Championship sans avoir jamais semblé avoir leur place dans l’élite, cette saison.