Fabien CLAUDE, Emilien JACQUELIN, Quentin FILLON-MAILLET et Éric PERROT : ce sont les noms des quatre fantastiques qui ont décroché l’or olympique, à Anterselva, pour la première fois de l’histoire de l’Equipe de France en relais.
Tout n’a pas été simple. L’Équipe de France a construit son titre dans la difficulté… mais a réalisé une remontée tout bonnement exceptionnelle. Fabien CLAUDE, habitué de cette position de premier relayeur, s’élançait avec la lourde tâche de rester au contact des meilleures nations mondiales. Il négociait parfaitement le couché, mais alors qu’il s’employait à maintenir un bon rythme sur la piste, le tir debout lui jouait des tours et le contraignait à effectuer un tour de pénalité. La France plongeait au classement et était reléguée à la dernière place de la course, à près d’une minute des leaders après seulement deux tirs.
LE RELAIS D’ANTHOLOGIE DE JACQUELIN
Le réveil français passait par Emilien JACQUELIN, transfiguré depuis le début de ces Jeux Olympiques d’hiver. Très agressif sur les skis, le Grenoblois imprimait un tempo élevé pour grappiller des secondes sur les hommes de tête. Mais c’est surtout derrière la carabine qu’il faisait basculer la course : précis et rapide, il blanchissait les cibles avec autorité pour ressortir à seulement sept secondes de la tête de course après un tir couché dont il a le secret. Déchaîné sur les skis, il passait devant tous ses adversaires dans la boucle suivante et réalisait un debout tout aussi impressionnant pour transmettre le témoin à Quentin FILLON-MAILLET en leader de la course. Troisième homme à s’élancer, le lauréat du gros globe de cristal 2022 apportait toute son expérience des grands rendez-vous. Malgré quelques erreurs au tir qui l’obligeaient à utiliser ses pioches, une sur le couché et deux sur le debout, le Jurassien gardait le contact avec Martin PONSILUOMA (Suède) et Sturla LAEGREID (Norvège), tous les deux revenus de derrière.
PERROT FINIT LE TRAVAIL EN PATRON
La médaille d’or allait donc se jouer sur le dernier relais entre les trois nations annoncées favorites. Un final sous tension comme les aime Éric PERROT, dernier relayeur pour l’Equipe de France. Le leader actuel de la Coupe du Monde faisait un premier break sur le couché avec un tir parfait, là où ses homologues Vetle CHRISTIANSEN (Norvège) et Sebastian SAMUELSSON (Suède) étaient contraints d’utiliser respectivement une et deux pioches. Le premier petit écart était là et il fallait maintenant assurer le debout pour ramener l’or dans le camp français. Sous pression, Éric PERROT mettait deux balles hors de la cible au moment où Vetle CHRISTIANSEN s’installait à côté de lui. Sans trembler, le Français réglait la mire sur ses deux pioches et repartait avec un écart de huit secondes sur le Norvégien, qui venait de réaliser le tir parfait. Dans le dernier tour, Éric PERROT faisait grimper l’écart avec son poursuivant au-delà des dix secondes et s’offrait le luxe de célébrer la toute première victoire de l’histoire de l’Equipe de France en relais hommes aux JO d’Hiver dans la dernière ligne droite.








