Le Marathon de Vannes a une nouvelle fois offert un magnifique spectacle ce dimanche, avec 2 060 coureurs au départ. Tenant du titre après sa victoire en 2025 en 2h30’01, Olivier FREMY a cette fois terminé à la deuxième place en 2h36’39. Une performance marquée par une fin de course particulièrement difficile, avec l’apparition de crampes dans les derniers kilomètres. Il revient pour Passionsports49 sur son marathon, son choix de gérer sa deuxième place et les spécificités d’un parcours qu’il connaît bien.

Après son succès l’an passé, Olivier Fremy retrouvait le Marathon de Vannes avec l’ambition de réaliser une nouvelle belle performance. Mais face à un Pierre Langin particulièrement rapide, vainqueur en 2h22’ environ, le tenant du titre savait que la lutte pour la victoire serait difficile.

Il a finalement pris la deuxième place en 2h36’39, devant Pierre Le Breton, troisième en 2h37’07. Une médaille d’argent qui aurait pu être menacée dans les derniers kilomètres lorsque le coureur a été rattrapé par des crampes.

Olivier Fremy : « Le cadre et l’ambiance sont vraiment top »

Olivier, comment avez-vous vécu cette nouvelle participation au Marathon de Vannes ?

« C’est un marathon que je fais presque tous les ans depuis plusieurs années. Le cadre et l’ambiance sont vraiment top. »

Une fidélité qui s’explique notamment par l’atmosphère particulière de l’épreuve. Mais si Vannes séduit par son environnement et son public, le parcours reste particulièrement exigeant pour les organismes.

Justement, comment jugez-vous le parcours vannetais ?

« Le circuit, même s’ils changent tous les ans deux ou trois endroits, reste très exigeant entre les pavés du centre-ville, les côtes et les chemins côtiers. C’est clair que l’on n’y va pas pour faire un temps ! » (rires)

Entre les passages urbains, les portions pavées, les difficultés du tracé et les chemins côtiers, le Marathon de Vannes demande davantage que de simples qualités de vitesse. Une réalité que le coureur connaît parfaitement après plusieurs participations.

« Je savais que j’allais courir pour ma place de deuxième »

Cette année, Olivier Fremy avait également conscience que la victoire serait difficile à aller chercher face à Pierre Langin, qui affichait des ambitions chronométriques élevées.

Aviez-vous rapidement identifié votre objectif pendant la course ?

« Pour ma part, je savais que j’allais courir pour ma place de deuxième, puisque Pierre Langin était là et qu’il visait 2h22. Il l’a fait d’ailleurs. Donc, j’ai fait ma course seul et j’ai géré ma deuxième place. »

Une stratégie finalement payante, même si la fin de course a été particulièrement éprouvante.

« J’ai subi les dix derniers kilomètres »

Après avoir longtemps maîtrisé son effort, Olivier Fremy a progressivement rencontré davantage de difficultés dans le dernier tiers du marathon.

« J’ai subi les dix derniers kilomètres. Heureusement que j’avais de l’avance sur le troisième, Pierre Le Breton. J’avais trois minutes d’avance à deux kilomètres de l’arrivée. »

Mais alors que la deuxième place semblait sécurisée, un dernier obstacle est venu compliquer sérieusement sa fin de marathon.

« Dans une côte, j’ai eu des crampes aux ischios. Je me suis arrêté trois minutes pour m’étirer. J’ai réussi à repartir juste avant que Pierre Le Breton, troisième, revienne sur moi. Mais j’ai fini comme j’ai pu. Ça a tenu jusqu’à la ligne d’arrivée ! » (rires)

Une fin de course au courage qui lui permet finalement de conserver sa deuxième place pour seulement 28 secondes devant Pierre Le Breton.

Une deuxième place, mais un chrono qui laisse Olivier Fremy sur sa faim

Avec 2h36’39, Olivier Fremy monte donc une nouvelle fois sur le podium du Marathon de Vannes. Pourtant, le résultat ne suffit pas totalement à le satisfaire.

Le contraste est d’autant plus important avec son succès de 2025, obtenu en 2h30’01, soit une moyenne de 16,88 km/h. Cette année, le coureur termine plus de six minutes derrière son chrono de référence.

La deuxième place vient toutefois récompenser une course maîtrisée dans un contexte difficile et surtout une fin de marathon particulièrement compliquée.

Pierre Langin devant, Pierre Le Breton complète le podium

Devant Olivier Fremy, Pierre Langin a assumé son statut et ses ambitions en réalisant le meilleur chrono de l’épreuve, autour de 2h22’.

Olivier Fremy termine donc deuxième en 2h36’39, tandis que Pierre Le Breton complète le podium en 2h37’07. Ce dernier a lui aussi connu une fin de parcours difficile, avec des crampes sur les derniers kilomètres.

Chez les féminines, Julie Lerat s’est imposée en 2h59’43, devant Amandine Garnier, deuxième en 3h00’14, et Saoussen Zran, troisième en 3h01’21.

Avec 2 060 coureurs au départ, le Marathon de Vannes confirme ainsi son attractivité et son statut de rendez-vous incontournable du calendrier breton. Pour Olivier Fremy, cette nouvelle deuxième place vient surtout s’ajouter à une histoire déjà riche avec une épreuve qu’il apprécie particulièrement, malgré un parcours qui ne laisse décidément aucun répit aux marathoniens.