La Fédération Française d’Athlétisme, organisatrice du MAIF Ekiden de Paris, a fait de l’écoresponsabilité un des piliers de son marathon en relais, dont la treizième édition se tiendra le dimanche 1er novembre avec 1630 équipes engagées et un record de 9780 participants. Un engagement écocitoyen au long cours, qui irrigue largement au-delà de cette course.

Les participants au MAIF Ekiden de Paris ont, depuis plus de dix ans, le bonheur de longer la tour Eiffel et nombre de bâtiments emblématiques de la capitale. Le marathon en relais s’apprête, cette année, à investir un lieu bien plus récent et à la forte dimension symbolique : la Climate House Paris. Cet espace, inauguré il y a un peu moins de deux ans, rassemble les architectes de demain pour accélérer la transformation écologique et sociale de l’économie. Le mardi 27 octobre, quatre jours avant la course, il accueillera un temps d’échange consacré à une pratique du sport plus raisonnée et responsable, organisé à l’issue d’un run convivial ouvert à plusieurs dizaines de participants à la course par équipes de six. Aux manettes : la Fédération Française d’Athlétisme et les Climatosportifs, un collectif associatif de sportifs engagés qui vise à mobiliser le monde du sport face aux enjeux environnementaux et sociaux.

La FFA, signataire de la charte des événements écoresponsables de la ville de Paris, a tenu à mettre au cœur de l’organisation du plus grand ekiden d’Europe un dispositif ambitieux tourné vers la réduction de son impact environnemental. Grâce à de nombreuses actions mises en place au fil du temps et aujourd’hui plébiscitées, de l’installation de rampes à eau pour remplacer les bouteilles d’eau à l’installation d’un parking vélo gratuit pour favoriser les mobilités douces, en passant par des ravitaillements en vrac, des poubelles de tri collectif ou encore la suppression des t-shirts finishers. Sans oublier la présence sur le village de la course de stands dédiés à la récupération et au réemploi de matériel sportif, afin de réduire les déchets et promouvoir une économie circulaire. Pour mesurer l’impact concret de ces mesures, la FFA collabore avec Climeet, une solution pensée pour les organisateurs d’événements souhaitant mesurer et réduire leur impact carbone.

Un diagnostic a été établi à partir des données enregistrées lors du MAIF Ekiden de Paris, mais aussi au terme d’un des autres événements patrimoines pilotés par la Fédération Française d’Athlétisme : le meeting de Paris Diamond League. Car l’engagement écoresponsable de la FFA se traduit sur le terrain tout au long de l’année. Il est d’ailleurs aujourd’hui notamment reconnu à travers l’attribution du label Fair Play Fort Planet, qui vise à promouvoir et à encourager les pratiques durables dans le domaine du sport.

ILS ONT DIT

Yves Pellicier, président du groupe MAIF : « Avec le MAIF Ekiden de Paris, que nous construisons aux côtés de la FFA depuis plusieurs années, nous montrons qu’un autre modèle d’événement sportif est possible : plus responsable, plus sobre et toujours aussi fédérateur. La labellisation Fair Play For Planet vient saluer une démarche engagée de longue date pour faire évoluer les pratiques. Elle démontre que la transition écologique du sport se construit par des actions concrètes et par la mobilisation de l’ensemble de son écosystème. »

Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la FFA : « Grâce au soutien historique du groupe MAIF, le MAIF Ekiden de Paris s’est imposé depuis plusieurs années comme un événement sportif en pointe en matière d’écoresponsabilité. Plus largement, la performance sociétale est aujourd’hui un des axes forts du plan de développement de la Fédération, sur tous les terrains et tout au long de l’année. La labellisation Fair Play For Planet nous motive à aller encore plus loin dans notre engagement et nos initiatives, notamment en mesurant de manière objective les conséquences concrètes des dispositifs que nous mettons en place pour continuer à progresser. »

Direction de la transition écologique et du climat de la Ville de Paris : « La Ville de Paris s’est dotée d’une Charte des événements écoresponsables, qui fixe des engagements concrets aux organisateurs afin de réduire les impacts liés à leurs manifestations et de faire de chaque événement un modèle de durabilité. La FFA et son ekiden s’inscrivent pleinement dans cette dynamique, aux côtés de la direction de la transition écologique et du climat de la Ville de Paris. En 2026, la Ville de Paris expérimente également l’outil Climeet, dédié à la mesure et au pilotage des impacts environnementaux des événements. Cette démarche marque une évolution majeure : passer d’une logique déclarative à une logique fondée sur la mesure et le pilotage des impacts. »

Julien Pierre, président de Fair Play For Planet : « Nous sommes particulièrement fiers d’accompagner la FFA dans cette démarche de labellisation qui englobe l’ensemble de ses activités. Cet engagement à l’échelle d’une fédération nationale est un signal fort pour le sport français. Il témoigne de la volonté de faire de la responsabilité environnementale et sociale un axe structurant de son développement. Avec Fair Play For Planet, nous souhaitons donner à la FFA les moyens de mesurer ses impacts, de valoriser les actions déjà engagées et d’identifier de nouveaux leviers de progression. C’est une étape importante pour faire de l’athlétisme un moteur de la transition du sport, au plus près de ses clubs, de ses licenciés et de ses territoires. »

Elouan Lannuzel, président des Climatosportifs : « Être présent en amont du MAIF Ekiden de Paris, via l’animation d’un run de préparation, et pendant à travers deux équipes qui courront le 1er novembre, prend tout son sens pour notre collectif. En effet, le principe d’un marathon en relais incarne des valeurs essentielles : la coopération, le partage et le défi collectif. Autant de principes qui font écho aux transformations écologiques socialement justes et nécessaires que nos sociétés doivent engager. »