Le 15 août 2026, Patrick HERY s’est lancé un sacré défi en Suisse, à L’Étivaz, dans la région du Pays-d’Enhaut et des Ormonts, dans le canton de Vaud. Au programme du Trail du Barlatay : 50 kilomètres et 2 851 mètres de dénivelé positif. Parti à 5 heures du matin, le coureur du SC Beaucouzé a vécu une aventure aussi exigeante qu’inoubliable, bouclée en un peu plus de 13 heures. Entre chaleur, fatigue, montée du Pic Chaussy et énorme combat mental, il raconte sa course.
Patrick HERY, une aventure suisse au bout du mental
Le Trail du Barlatay n’est pas une simple course sur sentiers. Avec ses 50 km et 2 851 m de D+, l’épreuve disputée autour de L’Étivaz promet une véritable immersion dans les paysages montagneux du canton de Vaud. Pour Patrick HERY, l’aventure a commencé bien avant le coup de pistolet. Et dès les premiers mètres, le ton était donné avec une montée immédiatement au programme.
Bonjour Patrick, comment s’est passée cette aventure au Trail du Barlatay ?
« Le départ était donné à 5 heures du matin. Dès les 500 premiers mètres, une montée était déjà au programme ! On savait donc rapidement que la journée allait être longue et difficile. Les premières heures se sont déroulées dans une ambiance particulière. Le temps était frais et, surtout, la pluie a épargné les coureurs. Puis, vers 6h30, un moment particulièrement marquant est venu donner une autre dimension à cette aventure. Nous avons assisté au lever du soleil avec un concert de cors des Alpes. C’était vraiment magnifique. Ce sont des moments qui restent en tête et qui font aussi tout le charme d’une course comme celle-ci. »
Une course qui se complique avec la chaleur
Après ce début de course presque magique, les difficultés vont progressivement s’accumuler. Patrick va passer la première barrière horaire avec une avance confortable d’environ une heure. Mais les conditions météorologiques vont rapidement changer la donne. La température va grimper jusqu’à 36 degrés, transformant chaque montée en véritable défi. Et notamment celle du Pic Chaussy, longue de quatre kilomètres. « La première barrière horaire, je l’ai passée avec une heure d’avance. Mais ensuite, la chaleur est arrivée. Il faisait 36 degrés et il a fallu attaquer la montée du Pic Chaussy sur quatre kilomètres. Cela a été compliqué. »
Dans une épreuve de 50 kilomètres et près de 3 000 mètres de dénivelé positif, chaque difficulté laisse des traces. Et lorsque la chaleur s’en mêle, la gestion de l’effort devient essentielle.
« Il a fallu tenir au mental »
La deuxième barrière horaire était fixée à 16h30. À 15 heures, Patrick a fait ses comptes : il reste alors douze kilomètres à parcourir pour rester dans les temps.
Le problème ? La fatigue est désormais bien installée.
« À 15 heures, il me restait douze bornes pour être dans les temps. La fatigue était vraiment bien présente. Il n’était donc plus possible de courir. Il fallait trouver une autre solution. »
Cette solution, Patrick va la trouver dans la marche et, surtout, dans son mental. « J’ai marché. Et j’ai tenu au mental. J’ai marché de travers, mais j’ai marché ! » raconte-t-il dans un éclat de rire.
Une phrase qui résume parfaitement la philosophie de cette fin de course : ne jamais abandonner.
Quand les jambes ne répondent plus, lorsque la foulée devient impossible et que chaque kilomètre semble interminable, il reste le mental. Patrick avance, kilomètre après kilomètre, avec un seul objectif : rejoindre la ligne d’arrivée.
Plus de 13 heures d’effort pour boucler le Trail du Barlatay
Après plus de treize heures d’effort, Patrick HERY franchit finalement la ligne d’arrivée. Une arrivée qui vient récompenser une journée particulièrement éprouvante, mais également une formidable aventure humaine et sportive. « J’ai terminé après un peu plus de 13 heures. Le premier, lui, a mis 5h30 ! »
Un écart qui illustre également la difficulté du parcours. Entre les 50 kilomètres, les 2 851 mètres de dénivelé positif, la chaleur et les longues ascensions, le Trail du Barlatay aura demandé énormément d’énergie aux participants. Pour Patrick, l’essentiel était ailleurs : aller au bout.
Quel sentiment domine après une telle épreuve ?
« Forcément de la satisfaction. Quand on passe la ligne après avoir connu autant de difficultés, on est surtout heureux d’avoir réussi à aller au bout. Même si la fin a été compliquée, le mental a fait la différence. »
Les gels Meltonic, un précieux coup de pouce
Dans une course aussi longue, l’alimentation et l’hydratation jouent un rôle déterminant. Pour Patrick, les produits Meltonic, et notamment les gels, ont été précieux dans les moments difficiles. « Un grand merci à Meltonic pour leurs gels. Ils m’ont vraiment bien aidé à terminer la course. »
Sur une épreuve de plus de 13 heures, la gestion de l’énergie devient évidemment capitale. Lorsque la fatigue s’installe et que les jambes commencent à montrer leurs limites, chaque apport énergétique peut permettre de poursuivre l’aventure.
Une semaine de repos avant de repartir vers un nouveau défi
Après une telle aventure, Patrick HERY s’est accordé une semaine de récupération bien méritée. Mais « Casquette rouge », comme il se surnomme, n’est pas du genre à rester longtemps éloigné des sentiers et des routes. Cette semaine, il a déjà repris la préparation d’un nouvel objectif : le Marathon de la Côte, prévu en novembre prochain.
Et Patrick retrouvera une nouvelle fois son rôle de meneur d’allure. « Je vais accompagner quatre coureurs pour leur tout premier marathon. C’est toujours particulier de pouvoir aider des personnes à aller au bout de leur premier marathon. »
Une mission qui correspond parfaitement à l’esprit de Patrick : partager, accompagner et transmettre son expérience.
Prochain rendez-vous : le semi-marathon de Beaufort-en-Anjou
Avant de prendre le départ du Marathon de la Côte en novembre, Patrick HERY aura une nouvelle étape dans sa préparation. Il participera au semi-marathon de Beaufort-en-Anjou, le dimanche 4 octobre 2026. Une course qui servira notamment de préparation avant le grand rendez-vous automnal. Après avoir affronté les sentiers suisses du Trail du Barlatay, Patrick va donc progressivement retrouver les sensations de la route et du bitume.
Patrick, après une telle aventure en montagne, vous êtes déjà reparti ?
« Après une semaine de repos, j’ai repris cette semaine la préparation du marathon de la Côte. »
Et lorsqu’on lui demande si « Casquette rouge » est toujours de la partie, la réponse fuse avec le sourire : « Eh oui, « Casquette rouge » est toujours là ! »
De la montagne au marathon, Patrick HERY ne s’arrête jamais
Le Trail du Barlatay 2026 restera donc comme une nouvelle aventure marquante dans le parcours de Patrick HERY. Une course de 50 kilomètres, 2 851 mètres de dénivelé positif, un départ à l’aube, un lever de soleil accompagné par les cors des Alpes, une chaleur atteignant 36 degrés et une fin de course disputée au courage.
Mais au-delà du chrono de plus de 13 heures, cette aventure raconte surtout une histoire de persévérance.
Lorsque courir n’était plus possible, Patrick a marché. Lorsqu’il a fallu puiser dans les dernières réserves, il a fait appel au mental. Et lorsque la ligne d’arrivée s’est enfin dessinée, tous les efforts ont pris leur sens. La montagne suisse est désormais derrière lui. Place à un nouveau défi, cette fois sur la route, avec le Marathon de la Côte en ligne de mire.
Et une certitude : « Casquette rouge » n’a pas dit son dernier mot !
Le parcours du 50 km









