Président et fondateur de l’Union Féminine Angers Basket 49, Brito DE SOUSA reviendra avec nous sur la saison compliquée des joueuses angevines. Ensuite, il évoquera l’évolution de la structure sportive et reviendra sur le développement du club depuis sa création. Il nous parlera aussi de la formation des jeunes joueuses. Il terminera par s’exprimer sur son avenir et sur un potentiel départ de la tête du club, si les conditions y étaient réunies.

Bonjour Brito, comment jugez-vous la saison de l’UFAB 49 ?

« Je vais la résumer d’une manière simple. Certes, on a fait des erreurs, mais je pense que des erreurs, tout le monde en fait. Chaque année, lorsque l’on construit un groupe, il peut nous arriver de nous tromper. Aujourd’hui et depuis deux saisons, on a des résultats intéressants. On a su performer par rapport à nos moyens, notamment financiers. Cette saison est conforme à notre capacité financière. Aujourd’hui, s’il y a quelque chose qui fait que l’on est un petit peu déçu, c’est que l’on est moins dans la sur-performance que l’on a été ces dernières années. Aujourd’hui, on peut dire que c’est conforme à l’investissement financier. Cela a été plus difficile, cette saison, de pouvoir performer au-delà de la capacité qui a été la nôtre, pour plusieurs raisons. D’abord, la première est financière comme je l’ai évoquée, mais cela est aussi dû aux blessures des joueuses, choses qui ne nous étaient pas arrivées les dernières années. »

Comment jugez-vous l’évolution de la structure et du développement du club depuis sa création ?

« Aujourd’hui, le club est ancré sur le territoire. On le voit bien, cela fait plus de vingt ans. On a, aujourd’hui, des résultats sur le basket féminin au niveau de tout le département du Maine-et-Loire, qui sont au-delà de ce qui se passe sur les autres départements. On a formé des jeunes filles renvoyées à leur club d’origine ou qui œuvrent pour des clubs à proximité d’Angers. De ce côté-là, le club continue son évolution. Sur la gestion économique aussi, le club évolue, puisque l’on est aujourd’hui aux alentours de 1,8 million d’euros, en plus de l’aide de vingt membres permanents, avec des salaires qui permettent d’asseoir un peu plus le projet, sans compter aussi une mise en valeur de nos partenaires. On constate qu’il y a eu un avant et un après JO, puisque les Jeux Olympiques de Paris ont apporté une bonne vision du sport féminin et du basket féminin en particulier. Aujourd’hui, on est à la croisée des chemins entre le fait que le sport féminin n’est pas encore parfaitement représenté, mais on est capable d’aller chercher nos propres partenaires. Il y a cinq ou six ans, le budget nécessaire pour être en première division était entre 1,3 et 1,4 million d’euros, et maintenant, il faut un budget proche de deux millions d’euros. Mais le club continue sa structuration et continue de se développer, car c’est important. On continue à faire développer l’ensemble du sport féminin sur l’ensemble du territoire de l’Anjou. De plus, les jeunes filles passées par l’UFAB 49 évoluent souvent dans le département. A un moment ou un autre, si elles ne peuvent pas ou plus jouer au niveau de certaines filles et s’il y a possibilité de jouer chez des équipes à proximité, que ce soit pour un ou plusieurs niveaux inférieurs au nôtre, alors c’est bien. »

Au niveau des équipes de jeunes, êtes-vous également satisfait de la progression au fur et à mesure des années ?

« Cette année, on a eu deux équipes vice-championne de France élite, les U18 et les U15, ce qui n’était jamais arrivé au club avant cette saison. Ce que je sais, c’est qu’en fin de compte, on a fait un vrai travail, notamment grâce aux personnes en charge du centre de formation. Aujourd’hui, on a des responsables de centre de formation qui maîtrisent leur sujet, avec un vrai savoir-faire, une capacité à faire monter en compétences les filles, d’un côté sportif et scolaire. On sait aussi que l’ensemble de ces jeunes filles n’ira pas au plus haut niveau. L’objectif, c’est de leur donner la capacité de finir professionnelle, mais aussi si elles ne le sont pas à l’avenir, de réussir dans leur vie future. »

Pour terminer, vous êtes président depuis la création du club, en 2004. Plusieurs rumeurs expliquent que vous aimeriez passer la main, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? 

« Tant que l’assemblée générale n’est pas faite, rien n’est fait. C’est vrai que je n’ai pas caché que les années passent, que le temps joue contre soi, parfois, il est important de donner une autre visibilité, mais pour cela, il faut que toutes les conditions soient réunies. Si c’est le cas, alors il n’y aura aucun souci, je partirais. Quand tout sera acté pour que je parte, cela sera certainement le bon moment pour passer la main, mais je n’en fais pas une fixette pour autant. Ce qui m’importe, c’est le projet, qu’il puisse avancer, que quelqu’un puisse porter le club et le projet. Je serais un accompagnateur de premier ordre, si jamais mon départ se concrétise. Pour le moment, j’attends et je reste aux affaires, tout se décidera le vendredi 28 août prochain. »