Les U18 féminines de l’Union Féminine Angers Basket ont signé une saison solide, conclue par une finale en Coupe de France et une belle performance au Final Four. David GIRANDIERE revient sur le bilan de la saison et sur la progression positive de l’équipe.

Bonjour David, comment s’est déroulée la saison pour votre équipe ?

« La saison s’est plutôt bien déroulée, nous sommes un peu au-delà de ce que l’on pouvait imaginer. On a fait une finale à Bercy pour la coupe de France et aussi la finale du Final Four, où on y décroche la deuxième place. La saison dernière, on s’était fait éliminer en demi-finale de la coupe de France et nous étions arrivés quatrième du Final Four. Donc, au niveau des résultats, une bonne progression a été réalisée par les joueuses. Durant la saison régulière, nous n’avons perdu que deux matchs sur le championnat. Nous avons battu de gros centres de formation comme Basket Landes et Bourges. Globalement, d’un point de vue des résultats, nous avons fait une très bonne saison et d’un point de vue de la formation, nous avons incorporé certaines joueuses dans le groupe professionnel. Donc, nous avons très bien performé, cette saison, avec les médailles que nous ramenons de la coupe de France et du Final Four. »

Le fait de rejouer l’équipe de Charleville en finale, a-t-il modifié votre approche du match ?

« Nous savions que contre Charleville, cela allait être compliqué. C’est une équipe avec un centre de formation qui avait déjà été champion de France espoirs et qui avait gagné le trophée Coupe de France à Bercy, le week-end précédent. Nous connaissions l’adversité. Ce qui nous a manqué, c’est cinq minutes dans le deuxième quart-temps, où l’on a déjoué. On perd de dix points. Nous étions devant à un moment du match, mais l’équipe adverse a été plus forte que nous. Cela n’enlève en rien, le fait que les joueuses se sont bien battues. »

Comment accompagnez-vous les joueuses au quotidien ?

« J’ai beaucoup d’expérience et beaucoup de recul par rapport au centre de formation. L’objectif est d’amener les joueuses au haut niveau, mais pas que cela. L’idée est aussi de leur faire vivre des expériences, qu’elles ne vivront pas autre part. Être entraîneur, c’est aussi avoir la capacité de s’adapter à son public : féminin, masculin, jeune et adulte. Cette capacité permet de transmettre des valeurs sur et en dehors du terrain, avec l’aspect technique et pratique de la discipline. »

Quels seront les objectifs pour la suite ?

« Avec le staff, nous allons commencer à préparer la saison prochaine. Puis, nous verrons vers quoi on tend entre le centre de formation et les U18. Nous avons un objectif qui est très clair, c’est de continuer de travailler et de performer, afin d’amener des joueuses vers le groupe professionnel au niveau des entraînements et si certaines peuvent décrocher du temps de jeu, nous aurons bien fait notre travail. »

Pour terminer, pensez-vous que le basket féminin évolue positivement ces dernières années ?

« Au niveau sportif, oui, il y a de grosses structures comme Charleville, Bourges, ou encore Basket Landes. Sur le territoire de Maine-et-Loire aussi, nous avons pas mal de structures qui performent comme à l’Union Féminine Angers Basket. Maintenant, c’est aussi l’exode des meilleures joueuses françaises vers l’étranger, avec différentes universités qu’il faut savoir accepter et essayer de compenser. Dans sa globalité, il va falloir accepter les départs et travailler autour de nos pépites françaises pour ne pas baisser le niveau de nos championnats. »