Après avoir été un joueur de handball, Clément PANCHÉ a décidé de basculer vers l’athlétisme et de s’y consacrer pleinement, ces dernières années. Aujourd’hui licencié au Nantes EC, avec un profil de coureur polyvalent, entre travail d’endurance, adaptation aux distances et progression continue, il revient avec nous sur sa discipline, sa saison et ses ambitions.
Bonjour Clément, depuis quand pratiquez-vous l’athlétisme ?
« J’ai commencé l’athlétisme fin 2017. Avant cela, je faisais du handball depuis tout petit et je suis passé par un sport-étude. Quand je suis revenu sur Angers pendant mes études, j’ai changé de club. Dans mon ancien club, je faisais six entraînements par semaine, mais arrivé sur Angers, je n’étais plus qu’à deux. Du coup, je suis allé vers l’athlétisme uniquement dans le but de voir un autre sport et petit à petit, pendant deux ans, j’ai jonglé entre les deux. Puis, j’ai arrêté le handball pour me consacrer totalement à l’athlétisme. »
Comment décririez-vous votre saison pour le moment ?
« Ma saison hivernale a commencé un peu tard, fin décembre, où j’ai commencé par le 10 km d’Ouille en 30’00. Ensuite, ma saison de cross s’est plutôt bien passée, puisque mon objectif était de faire une bonne place pour les championnats de France de cross. Au final, j’ai fait une 38e place en individuel et une sixième place en équipe. Cette saison, il y avait un gros niveau. »
« J’ai voulu finir ma saison d’hiver par de la route, où mon gros objectif était les 10 km de Villeurbanne. Malheureusement, je n’ai pas pu la finir, car je suis tombé malade dans la semaine. Et du coup, cela s’est terminé une semaine après, au 5 km d’Angers SCO Run, que je remporte, afin de clôturer une belle fin de saison. »
Est-ce que vous aviez un objectif de chrono précis à battre, lors des 5 km d’Angers SCO Run ?
« À la base, cette course était plus pour un chrono, même si l’objectif était celui de Villeurbanne. Pour moi, c’était un bonus, mais j’y allais quand même dans l’idée de valider un chrono en dessous de 14’20. J’avais quand même perdu un peu confiance, j’étais tombé malade, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en y participant. Mais, j’ai directement vu que la course était assez tactique, donc j’ai rapidement mis le chrono de côté. »
« C’est important de faire de bons chronos, car pour se qualifier aux championnats de France, il faut être parmi les premiers avec les meilleurs temps. C’est pour cela que l’on va plutôt courir pour le chrono pendant l’été. »
Vous privilégiez aujourd’hui, plutôt les courtes ou les longues distances ? Est-ce que vous adaptez vos entraînements en fonction des distances choisies ?
« L’hiver, on va faire beaucoup plus de kilomètres à basse d’intensité. On va seulement faire une séance toutes les deux semaines sur des allures de trois à cinq kilomètres. Sinon, le reste des séances ne sont que des allures marathon ou semi-marathon. En été, on change l’entraînement, avec une séance toutes les semaines. On va sur des allures de 1500 à 5000 mètres. »
Quels seront vos objectifs pour cette fin de saison ?
« L’objectif de fin de saison est de se qualifier au championnat de France élite, en juin. Je vais aussi faire plusieurs 1500 m et j’aimerais me rapprocher de mon record personnel qui est de 3’45. »
Pour terminer, qu’est-ce que l’athlétisme vous a apporté dans la vie ?
« Aujourd’hui, je m’entraîne environ douze fois par semaine, et cela me demande beaucoup d’organisation pour ne pas sacrifier ma vie sociale. Je dois bien organiser mes semaines, savoir quand je peux courir. Je peux dire que l’athlétisme a eu un impact très positif dans ma vie ».








