Nées d’un projet étudiant en 2022, les Foulées de l’Aubance ont évolué au point d’être, en 2026, un outil de valorisation du patrimoine local, ainsi qu’une course solidaire. Yohann MARTIN, membre de l’association qui organise l’événement, nous présente ce qui devrait, cette année encore, rassembler tout un village.
Bonjour Yohann, pouvez-vous nous présenter votre rôle dans l’organisation des Foulées de l’Aubance ?
« Eh bien, je m’appelle Yohann MARTIN et je suis président de l’association SMEB (Saint-Melaine en Baskets), depuis deux ans, maintenant. »
Comment vous est venue l’idée de créer les Foulées de l’Aubance ?
« Au début, c’est un groupe d’étudiants qui avait un projet à faire dans le cadre de leurs études. Dans ce groupe d’étudiants, il y avait une jeune fille qui est la fille du maire de Saint-Melaine-sur-Aubance. Elle voulait créer un évènement solidaire, donc, elle a décidé de mettre en place une course à pied. Elle a créé un collectif qui s’appelle Saint-Melaine en Baskets. Au début, l’objectif était d’organiser simplement une course solidaire sans chrono, où l’idée était juste de bouger et de mettre en avant le patrimoine local en aidant une association. L’idée de cet évènement a fait un peu de bruit sur Saint-Melaine, car il y a beaucoup de personnes qui courent et qui sont prêtes à s’investir. On s’est réuni avec les membres de la mairie et il nous promis leur soutien, à condition que l’on crée une association. On l’a donc fait, et on l’a appelée « Saint-Melaine en Baskets ». Ce qui a été un très mauvais choix, parce que cela a fait penser au basket-ball (rires). Mais aujourd’hui, on s’appelle Saint-Melaine en Baskets et on est une association qui organise des évènements sportifs et solidaires sur la commune de Saint-Melaine. »
Pouvez-vous nous nous présenter la course en elle-même ?
« La course a beaucoup évolué. Au tout début, c’était une course sans chronométrage. Lors de l’édition d’il y a deux ans, on s’est dit que l’on allait passer au niveau supérieur. Aujourd’hui, on a trois formats qui sont la base de notre identité. On propose une marche qui fait 10 km parce que c’est important que les marcheurs soient avec nous. On a un parcours de 10 km et de 18 km. On propose aussi la boucle de 10 km plus celle de 18 km, ce qui nous fait arriver à un total de 28 km. Cette année, il y aura peut-être quelques changements sur les distances, c’est actuellement en train d’être retravaillé. A chaque fois, on essaye de proposer un format sympa. Cette année, c’est la course en duo qui a été retenue. Vous partez avec un partenaire et vous êtes obligés de revenir avec lui sur le format du 10 km. Au départ, tout le monde n’était pas convaincu par cette course en duo, mais on s’est rendu compte que c’était cool, parce que cela créait des podiums pas forcément attendus. L’an dernier par exemple, on a eu un duo de garçons, un duo de filles et un duo avec un gars et une fille. »
Combien de participants attendez-vous pour cette cinquième édition ?
« Saint-Melaine, c’est petit, avec pas beaucoup de parkings, c’est plus une philosophie familiale… On est à moins de 500 participants obligatoires. On a fait ce choix, parce que l’on veut garder notre identité, mais aussi parce que quand tu passes à une course de plus de 500 participants, c’est plus galère à organiser. Il faut un médecin sur le parcours et il faut des assurances. Ce n’est pas ce que nous recherchons lorsque nous organisons les Foulées de l’Aubance. Le but, c’est que les participants soient contents une fois la ligne d’arrivée franchie. On passe beaucoup de temps sur les parcours et on ne se prend pas la tête sur la partie compétition. A l’association, on pense que tout cela fonctionne parce que l’on est que 500 coureurs. On pourrait largement passer à 1000 participants, c’est la mode en ce moment. Mais on n’a pas envie, on préfère rester un petit événement familial. »
Quelles sont les changements par rapport à la précédente édition ?
« On a complètement modifié le 18 km. A l’association, on est des fans du patrimoine naturel de Saint-Melaine. Autour du village, vous avez l’Aubance, vous avez les vignes et vous avez les forêts. Moi, je cours cinq à six fois par semaine, donc, je connais par cœur tous les alentours de Saint-Melaine. Tous les ans, on essaie de créer des parcours inédits pour que l’expérience soit nouvelle à chaque fois. Là, sur le 18 km, on doit en être à la version 12, depuis le mois de septembre, il a été complètement modifié. On est parti des trois plus beaux endroits dans les bois, dans les vignes et on essaie de les relier. Cette année, on va passer dans le domaine des Rochettes pour montrer qu’il se passe plein de choses autour des vignes. Ce sont pour toutes ces raisons-là qu’il y a du changement. J’ai quelque chose à dire à tous ceux qui veulent s’inscrire : entraînez-vous et faites le 18 km, c’est vraiment une course magnifique. »
Après avoir soutenu l’association Marie-Noëlle, l’an dernier, avez-vous prévu de soutenir une nouvelle cause, cette année ?
« Cette année, on part avec une grosse association qui s’appelle Soleil Afelt. C’est une association locale basée à Angers qui œuvre pour venir en aide et proposer un soutien aux enfants atteints de leucémie ou de cancer. On s’est associé à eux parce qu’il y a une coureuse de Saint-Melaine qui est venue nous voir et qui nous a dit qu’elle travaillait chez Soleil Afelt, c’est à partir de là que le lien s’est fait. Cette année, on a fait le choix de donner trois euros par participant à l’association. On sait que l’on sera complet, il y aura donc un chèque de 1500€ qui sera versé à Soleil Afelt, cette année. Ce qui est important pour nous, c’est de parler de notre patrimoine naturel, de notre patrimoine local, de notre patrimoine historique, mais on envoie aussi un message au participant : vous participez à une course et une partie de votre argent va servir à aider une association. On met aussi en lumière l’association, elle vient le jour J, elle présente ce qu’elle fait et on prend le temps sur les podiums pour parler d’elle. Cela fait partie de l’identité de notre course. »
Vous aimez changer les choses d’année après année : le parcours, les associations que vous soutenez… Est-ce quelque chose de voulu ?
« Ce sont les retours des gens qui nous nourrissent et qui nous font évoluer. Il y a des gens qui habitent à Saint-Melaine, qui sont coureurs et qui viennent nous voir en disant « je viens de faire 10 km et je me suis rendu compte que je ne connaissais pas Saint-Melaine », alors qu’ils y vivent, on se dit, c’est fou… Chaque année, on veut se challenger avec notre petite équipe de neuf bénévoles pour qu’une fois dans l’année dans le village, il y ait un événement sportif sympa et que les gens puissent garder de bons souvenirs. On s’est posé la question en se disant « on reprend les parcours de l’an dernier, on fait dans l’autre sens et puis terminé ». L’organisation est facile, mais tous les ans, on prend le temps et on repart de zéro. »
Quelles sont les valeurs que vous voulez véhiculer à travers votre événement ?
« Il y en a plusieurs. En trois mots, je dirais course, nature et solidarité. L’idée numéro une, c’est la santé. On se dit qu’en faisant un événement par an, il y a des gens qui vont se préparer pour cette course et qui vont bouger. Grâce à nous, il y a des gens qui se prennent en main et qui vont sortir de chez eux et cela ne peut que faire du bien à leur corps. L’idée numéro deux, c’est de créer du lien social. Un évènement comme celui-là sur Saint-Melaine, c’est juste un truc de fou. Vous avez une journée entière où plein de gens se rencontrent. Il y a énormément de bénévoles le jour de l’événement : les signaleurs, ceux qui tiennent le bar, ceux qui tiennent les inscriptions… On est une cinquantaine au total, donc, cela crée forcément du lien social. L’idée numéro trois, c’est que l’on dynamise notre patrimoine historique, naturel et local. On met en avant le village de Saint-Melaine : les vignes, les forêts… L’idée numéro quatre : c’est le côté solidaire. On donne notre temps pour que les gens participent à une course et que derrière, cela permette à des enfants atteints du cancer d’avoir de meilleures conditions de vie. Notre base, c’est course, nature, solidaire. »
Pour conclure, avez-vous un dernier mot à dire pour convaincre ceux qui hésitent encore à s’inscrire à votre course ?
« N’ayez pas peur de courir 18 km ! Il faut venir cette année, il faut courir le 18 km parce que le parcours va être magnifique. L’événement a lieu au mois de juin, il fait chaud, alors on a pris soin de tracer le parcours dans les forêts. C’est un parcours très axé nature, je pense qu’il n’y a même pas 5% de route. Il y aura peu de signaleurs cette année, les coureurs seront quasiment en autonomie, parce que l’on ne passe justement pas par les routes. On a essayé de faire passer la course dans plein d’endroits différents pour que les participants profitent pleinement de l’événement. Les inscriptions pour les Foulées de l’Aubance débuteront au mois de mars. Vous pouvez aussi nous suivre via notre site internet. »








