Dimanche dernier, Simon DUBOIS a remporté les dix kilomètres de Sargé-Lès-le-Mans en battant son record personnel en 31’20. Il a devancé Maxime COUALLIER (31’33) et Baptiste MESLET (31’41). Il revient avec nous sur sa performance et nous évoquera ses futures échéances sportives.
Bonjour Simon, pouvez-vous nous raconter votre préparation de début d’année ?
« Eh bien, depuis le 15 janvier, je suis parti dans une préparation que je me suis concoctée en solo, afin d’atteindre trois objectifs majeurs : des records sur le semi-marathon, sur la distance du 10 km et prochainement sur le marathon. »
Pouvez-vous revenir sur votre première compétition de l’année ?
« Tout d’abord, j’ai effectué, il y a déjà quinze jours, le semi-marathon de Saint-Sylvain-d’Anjou, le dimanche 1er mars. Ce fut une course exemplaire qui a confirmé la maturité que j’avais pu acquérir depuis mes premières années de courses à pied, en 2022. Ce semi-marathon peut se résumer facilement, à savoir que j’ai respecté les allures travaillées jusqu’au neuvième kilomètre, puis j’ai pris plaisir à accélérer. Seuls les trois derniers kilomètres ont été difficiles. J’ai trouvé que la course avait manqué de densité pour élever le chrono, mais c’est tout de même une satisfaction complète. Résultat, je bats mon record en 1h10’27, qui était jusqu’à présent de 1h13’26. »
Ensuite, vous avez enchaîné au Mans ?
« Exactement, dimanche dernier, sur le 10 km route à Sargé-Lès-Le-Mans, l’objectif était de battre ce record de 2024 à 32’12. L’idée me paraissait déjà folle. Mais la préparation a porté ses fruits et la forme était là. J’ai bien débuté la course, en étant en dessous de mes allures fixées de 3’08/km, mais j’avais de très bonnes sensations. »
Racontez-nous la course ?
« Je me suis positionné dans un groupe de quatre ou cinq coureurs, car deux concurrents étaient déjà partis bien devant… Malgré tout, je n’ai pas paniqué et j’ai laissé faire le début de la course. Mes allures par kilomètre ont été bien au-delà de ce que j’espérais et les sensations ont toujours été au top. Aux quatrième et au cinquième kilomètres, le groupe a commencé à s’écumer… Nous nous sommes retrouvés plus qu’à trois coureurs dans le groupe. Puis au sixième kilomètre, nous avons été deux à revenir sur les concurrents de tête. J’ai senti, à côté de moi, que cela commençait à accuser le coup. Je n’ai rien lâché et j’ai accéléré en montée, ce qui a creusé l’écart sur mes concurrents… Le septième kilomètre est arrivé et je suis revenu à dix mètres du premier, pour effectuer la dernière boucle. Je me suis calé quelques centaines de mètres avec lui. J’ai analysé la course kilomètre par kilomètre. Je savais, à ce moment-là de la course, que si je ne lâchais rien, le record était déjà fait… Ensuite, la victoire était ce qu’il fallait aller chercher et que je devais faire la course de ma vie. J’ai donc attaqué dès le huitième kilomètre. Puis, j’ai fini la course en beauté en étant plus rapide qu’au départ. Au final, mon chrono est de 31’20 » sur ce 10 km. A l’arrivée, j’ai été sur un nuage. Le travail a fini par payer. Ce fut ma toute première préparation que je respectais vraiment, juste avec quelques adaptations en cours de route, mais qui montre que c’est bénéfique de structurer ses entraînements. »
Pour terminer, quels seront vos prochains objectifs ?
« Prochaine étape, le marathon à Poitiers, le 12 avril. Il ne sera pas forcément idéal de faire un chrono vu le dénivelé du parcours, mais le record personnel devrait tomber malgré tout. J’aurais plusieurs objectifs de chrono, mais laissons les lois du sport décider du résultat. Vous pouvez aussi continuer à me suivre sur mes réseaux sociaux : Facebook et Instagram. «








