Qualificatif pour les Championnats de France de semi-marathon, le Sylvanais, qui se disputera le dimanche 1er mars 2026 à Saint-Sylvain-d’Anjou, devrait connaître pour sa seizième édition, un fort engouement. Alain DOHIN, co-animateur de l’événement avec Alexis FROGER, nous détaille les points essentiels de la course, qui présentera quelques modifications.
Bonjour Alain, pouvez-vous présenter le Sylvanais, version 2026 ?
« Il y aura quelques changements pour cette seizième édition, notamment sur le parcours. Nous étions à trois boucles l’an passé, et nous passerons à deux boucles cette année. On a pris la décision d’agrandir la boucle pour faire en sorte que les coureurs ne soient pas gênés dans leur dernier tour, surtout pour les premiers. Cela nous permet aussi d’accueillir plus de coureurs sur le semi-marathon, où on passe de 800 à 900 coureurs. »
Il y a aussi du changement au niveau du format des courses annexes cette année…
« En effet, cette année, nous ne ferons pas le relais, mais plutôt un 10km (il fera en réalité 10,6km), soit la boucle du semi-marathon à parcourir une seule fois. Etant donné que le parcours a été modifié pour cette édition 2026, nous n’avons pas voulu nous risquer à faire un relais. Ce 10km va être le support d’un trophée national de course à pied de l’ATSCAF (Association Touristique et Sportive Culturelle des Administrations Financières). Tous les ans, elle organise un trophée national qui se déplace de région en région. Une athlète qui fait partie de l’ASSSA (Association Sportive Saint-Sylvain Athlétisme, le club d’Alain DOHIN) et qui est également membre de l’ATSCAF, nous a proposé d’organiser le 10km pour leur trophée. On a accepté, et on attend environ une centaine de participants venant de toute la France, le jour de la course. Avec cet événement, on ouvre aussi notre course aux autres départements. »
Les locaux sont, eux aussi, très impliqués dans l’organisation de cet événement…
« Oui, le nouveau parcours nous oblige à avoir davantage de signaleurs. Cette année, on en aura 110 sur la boucle de 10km. Ce qui est bien, c’est que les gens jouent le jeu. Les Sylvanais répondent présents, comme la commune. C’est un événement important pour son image, c’est l’événement sportif majeur. Tout le monde répond présent et c’est appréciable parce qu’on a besoin de beaucoup de bénévoles. »
Quels seront les favoris de l’édition 2026 du semi-marathon ?
« J’ai déjà repéré quelques noms : Simon DUBOIS, Anthony REMARS, David HEDIN, Stéphane JUIN, Sylvain GUITTET, chez les hommes et Marie BOSQUET, Tonia BAUDRY, Peggy CADY, Anaïs MANSANTI et les locales Lucie FORTANNIER, Anissa BOUTAT, chez les femmes. Le parcours ayant changé, on n’aura pas de référence chronométrique pour cette édition. L’année dernière, on était sur du 1h07’ chez les hommes et du 1h15’ chez les femmes. Les participants pourront sans doute établir de nouveaux records grâce à ce changement. »
Qu’est-il prévu pour le grand vainqueur de la course ?
« On a un soutien fidèle des partenaires qui nous permet d’offrir des récompenses pour tout le monde et des primes modestes pour les trois premiers. Elles n’attirent pas les chasseurs de primes (rires). On donne également un produit local à tous les participants, comme des pots de miel d’un apiculteur de la région l’an passé. On récompense le premier de chaque catégorie, ce qui n’est pas le cas de toutes les courses. On tient évidemment à féliciter le vainqueur. »
Une nouvelle fois, le semi-marathon disposera du Label Route Bronze, ce qui fait de lui l’un des événements running, chaque année, dans le Maine-et-Loire…
« Tout à fait. Grâce au label FFA (Fédération Française d’Athlétisme), la course est qualificative pour les Championnats de France et les records sont homologués. Notre positionnement dans le calendrier, le premier dimanche de mars, plaît aux coureurs. Le label Route Bronze, on l’a pratiquement toujours eu et on tient à le conserver. Cela nous permet d’attirer des coureurs de bon niveau et de toutes les régions (35 départements représentés). »
On a pu constater que les 700 premiers dossards étaient partis extrêmement rapidement et que l’équipe organisatrice a fait le choix de réserver les 100 derniers dossards pour que les licenciés se qualifient aux championnats de France de semi-marathon 2026. C’est un signe fort de la réussite de l’événement…
« On a beaucoup de coureurs licenciés qui viennent pour tenter de se qualifier pour les Championnats de France de semi-marathon. Notre course est positionnée à une date intéressante, en début de saison. L’année dernière, nous avions près d’un tiers de licenciés FFA. Pour l’édition, on devrait être proche des 40% de licenciés. Nous leur avions réservé des places et elles sont parties extrêmement vite, c’est le signe que notre geste a eu son effet. Notre objectif est de ne pas dépasser les 1300 dossards sur l’ensemble des deux courses, afin d’éviter les bouchons. »
Pourquoi le Sylvanais connaît-il un tel engouement ces dernières années ?
« Eh bien, de manière générale, je pense que la réussite du Sylvanais n’est pas un cas isolé, c’est pareil sur beaucoup d’autres courses. Il y a eu un réel effet post-JO qui a fait que beaucoup de gens se sont mis à la course à pied et souhaitent désormais participer à des courses. Quand j’anime les courses, il y a à chaque fois de nouveaux coureurs, plutôt jeunes. Lors de la période du Covid, on avait connu un réel creux parce que pas mal de personnes plus âgées avaient lâché la course à pied. Aujourd’hui, il y a un renouveau, de nombreux jeunes arrivent. Cela crée un effet boule de neige, parce qu’ils participent à ces courses avec leurs amis dans une ambiance festive. La réputation d’une course est importante. Je pense que le Sylvanais en a une bonne. »








