Julien HÉRAULT, entraîneur de l’AL Garennes Basket et membre du Comité Départemental de Basket-Ball de Maine-et-Loire, revient avec nous sur son parcours d’entraîneur, marqué notamment par son passage à l’Union Féminine Angers Basket. Il évoque également la saison qui vient de s’achever avec Garennes Loire Basket Club 49 en Nationale 3, ainsi que son rôle au sein du Comité Départemental.
Bonjour Julien, pouvez-vous vous présenter, ainsi que nous retracer votre parcours d’entraîneur ?
« Bonjour. Eh bien, au cours de ma carrière, je suis passé par le club de l’Etoile d’Or Saint-Léonard Angers, puis par l’Union Féminine Angers Basket 49 lors de sa création, où j’ai encadré des équipes de jeunes. J’ai ensuite entraîné à Saint-Fulgent, à La Séguinière, à Basket Sud Loire 49, ainsi qu’aux Garennes Loire Basket Club 49. »
Vous avez notamment entraîné les Espoirs de l’UFAB 49. Comment s’est déroulée cette expérience au sein du club angevin ?
« J’étais un jeune entraîneur à l’époque. J’ai d’abord entraîné les équipes féminines de Saint-Léonard au niveau régional. Lors de la création de l’UFAB, j’ai rejoint le club pour encadrer les équipes de jeunes tout en occupant le rôle d’assistant auprès de l’équipe première. J’ai eu l’opportunité d’exercer cette fonction aux côtés de quatre entraîneurs différents. J’ai ainsi construit mon parcours d’entraîneur en développant mon expérience avec les jeunes tout en apprenant auprès d’entraîneurs plus expérimentés au sein de l’équipe première. »
Cette expérience a-t-elle été bénéfique pour vous ? Qu’en retenez-vous ?
« J’ai quitté une première fois l’UFAB après avoir fait monter l’équipe réserve de la Régionale 1, jusqu’en Nationale 2. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour de cette aventure et je souhaitais prendre en charge une équipe première. Je suis donc parti à Saint-Fulgent pendant trois ou quatre ans avant de revenir à l’UFAB pour entraîner les Espoirs. Nous avons notamment participé à un Final Four de Nationale 2. Ce furent trois très belles années au sein du club angevin. »
Vous avez ensuite entraîné La Séguinière en NM3, tout en étant à la tête de Basket Sud Loire 49 en NF3. Comment avez-vous réussi à concilier ces deux fonctions ?
« J’ai eu la chance de pouvoir choisir, où je souhaitais entraîner. Je connaissais déjà l’environnement des deux clubs, qui se ressemblent beaucoup sur le plan humain. Quand on est entouré de bonnes personnes, les choses sont toujours plus simples. Lorsque l’on connaît bien les groupes et que les joueurs sont de bonnes personnes, c’est très agréable de travailler avec eux. Il n’y a même pas besoin de les motiver pour venir aux entraînements. Malgré tout, ces trois années ont été très fatigantes. J’ai dû faire de nombreux sacrifices sur le plan familial. Je remercie d’ailleurs ma femme pour son soutien, car le basket occupait une place importante dans mon quotidien, sept jours sur sept. Cela a demandé beaucoup de concessions et il a fallu trouver un équilibre. C’est notamment grâce à l’aspect humain et aux personnes qui m’entouraient que j’ai réussi à maintenir cet engagement et à atteindre mes objectifs. »
Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter votre aventure avec La Séguinière ?
« J’ai obtenu un poste de salarié au sein du Comité départemental de basket de Maine-et-Loire, en août dernier. Il était devenu impossible de continuer à cumuler les deux fonctions, mais pour mon équilibre personnel, je souhaitais absolument conserver une activité d’entraîneur. J’ai donc choisi de poursuivre l’aventure avec les Garennes, car j’ai participé à la création du projet. Lorsque nous avons démarré en RF3, j’avais annoncé que l’équipe atteindrait rapidement la Nationale 3, et ce fut chose faite quatre ans plus tard. Cela a largement pesé dans ma décision. De son côté, La Séguinière était un club très bien structuré, avec un fonctionnement parfaitement rodé. J’y ai passé trois très belles saisons, mais la proximité géographique des Garennes a finalement fait pencher la balance en leur faveur. »
Comment c’est déroulé cette saison ?
« On continue d’avancer, car c’est la troisième saison du projet. Pendant deux ans, nous avons eu une fusion avec Mûrs-Erigné, et maintenant, l’équipe repose uniquement sur les communes de Juigné-sur-Loire et de Saint-Jean-des-Mauvrets. Je tiens à saluer le club, car pour un tout petit club, relativement jeune, avoir une équipe en Nationale 3 est une belle performance. Beaucoup de personnes ont œuvré pour en arriver là, donc c’est très positif. Le groupe vit très bien ensemble et c’est une grande satisfaction. Nous avions conservé un effectif soudé cette saison et cela a très bien fonctionné. Je retiens également les cinq dernières journées, qui nous ont permis de très bien terminer cette belle saison. Nous continuons l’aventure la saison prochaine, puisque nous rempilons pour une nouvelle année. Il y aura toutefois quelques mouvements, car certaines joueuses nous quittent pour des projets personnels. Elles sont tristes de partir, mais c’est ainsi. De notre côté, nous travaillons actuellement sur le recrutement et l’équipe sera encore très compétitive la saison prochaine. »
Vous faites également partie du Comité de Basket-ball du Maine-et-Loire. Pouvez-vous nous expliquer votre rôle et en quoi consistent vos missions ?
« Alors, c’est une création de poste au sein du Comité. J’ai récupéré différentes missions auparavant réparties entre plusieurs salariés. J’interviens sur la partie compétitions, avec la gestion des poules et des résultats. Je m’occupe également de la formation des arbitres, avec le suivi des arbitres officiels. Enfin, une grande partie de mon travail concerne le mini-basket, notamment la gestion et l’organisation de la Fête du mini-Basket, ainsi que du Père Noël du Baby Basket. »
Des événements sont-ils prévus dans les prochains mois ? Je pense notamment au Pro Stars ?
« C’est le Comité qui reprend l’organisation du Pro Stars. Nous y sommes tous associés, car c’est un événement très important qui demande beaucoup de travail. Nous sommes actuellement en pleine préparation. Pour l’instant, les affiches annoncées sont l’UFAB contre Bourges et Cholet contre Boulazac. Le Comité s’était proposé pour reprendre l’événement, afin d’éviter qu’une manifestation de cette ampleur ne disparaisse, alors qu’elle existe depuis de nombreuses années. L’idée est également de réinvestir les fonds récoltés dans des bourses destinées à aider les jeunes à accéder aux pôles de formation lorsqu’ils n’en ont pas les moyens. Nous voulons ainsi favoriser l’égalité des chances. »
Allez-vous poursuivre votre engagement au sein du Comité de Basket-ball du Maine-et-Loire, la saison prochaine ?
« Je suis salarié, donc je serai toujours présent la saison prochaine. Depuis le début de ma carrière d’entraîneur, j’ai toujours eu la possibilité de choisir les projets dans lesquels je souhaitais m’investir. Mais avec les enfants et la vie de famille, la stabilité est devenue importante pour moi. C’est justement ce que je recherchais, et ce CDI me permet aujourd’hui d’avoir cette stabilité. »
Pour terminer, quels sont vos objectifs pour la suite de votre carrière ?
« Je souhaite continuer au sein du Comité. Concernant l’équipe des Garennes, nous avons échoué de peu cette saison, puisque nous terminons tout de même sur le podium de Nationale 3. Nous serons donc encore plus ambitieux, la saison prochaine, et pourquoi pas, aller chercher une montée en Nationale 2 avec le club. »








