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Aujourd’hui, c’est à la salle Athlétis des Ponts-de-Cé lors d’un entraînement que je retrouve Niels Picart, dix-huit ans, badiste affirmé. Combattant et ambitieux, il va, dans cette interview, nous raconter son parcours et les objectifs qu’il aimerait atteindre.

Bonjour Niels, tout d’abord pouvez-vous, vous présentez ?

« Je m’appelle Niels Picart, j’ai dix-huit ans, je joue au Badminton dans le club des Ponts-de-Cé depuis maintenant cinq ans. Auparavant, je jouais dans un club qui se situait dans la vallée du Layon, à Thouarcé. Sur le plan scolaire, j’effectue mes études à Nantes, dans la filière STAPS (études dans le domaine du sport). »

Cela fait combien de temps que vous jouez au badminton ?

« Cela fait maintenant huit ans que je pratique ce sport. J’ai commencé lorsque j’avais 10 ans, à la rentrée de mon année de sixième. Cette année, je suis passé de la catégorie junior à celle des seniors. »

Avez-vous toujours joué au badminton ou avez-vous déjà pratiqué d’autres sports ? 

« J’ai tout d’abord commencé par jouer au football à l’âge de cinq ans, ensuite j’ai fait du tennis et également de la natation, puis j’ai terminé par le badminton que j’exerce depuis désormais huit ans. »

Lorsque vous étiez plus jeune, il me semble que vous avez eu de bonnes performances ?

« Dans mon collège, il y avait une section sportive avec quelques joueurs qui jouent dans mon club des Ponts-de-Cé. Nous avons fait, à plusieurs reprises, les championnats de France des collèges, où nous avons réalisé de très bonnes performances. Nous arrivions souvent aux alentours de la sixième place. Concernant mes performances individuelles, quand j’étais plus jeune, on avait des tournois interrégionaux, je faisais partie de l’équipe régionale avec mon ami Téo Tchoudjinoff (Téo est son coéquipier en club), puis l’année dernière, j’ai fait les championnats de France junior. Dans un premier temps, je suis passé par les qualifications, car je n’ai pas pu être sélectionné au Tournoi Principal. Heureusement, j’ai réussi à franchir les qualifications et à rentrer dans la phase finale des Championnats de France. J’ai battu une tête de série au premier tour de cette phase finale, c’était le sixième français ! J’ai malheureusement été éliminé après cette victoire, mais je suis plutôt satisfait de mon parcours. »

Vous avez dorénavant atteint un bon niveau au badminton. Selon vous, existe-t-il une différence de niveau de jeu entre le monde junior et le monde senior ?

« Mon évolution en tant que juniors, c’est-à-dire de treize ans jusqu’à mes dix-huit ans, m’a permis d’atteindre le « Top 30 » français. Il existe une réelle différence entre ces deux catégories notamment en termes de difficulté, car la marche à franchir est bien plus grande par rapport au monde junior. Aujourd’hui, je joue contre des badistes qui ont une vingtaine d’années et qui disposent d’une meilleure expérience que moi. Je dois donc acquérir un certain niveau avant de réaliser le même parcours qu’en juniors. Pour cela, il faudra que j’attende quelques années et que je travaille très dur. »

Êtes-vous un joueur ambitieux ? Quels sont vos objectifs dès à présent ?

« Totalement ! Je vis à fond ma passion et je veux aller le plus loin possible. Comme je le disais tout à l’heure, la marche est plus grande et beaucoup plus difficile en senior. Je pense qu’il va me falloir peut-être deux ou trois ans de travail acharné avant de rééditer ce que j’ai réalisé en junior. Au niveau de notre équipe, nous jouons en National 3, mais nous voulons remonter en National 2. Personnellement, j’ai comme défi d’atteindre le Top 100 français pour me permettre d’accéder aux championnats de France, du moins aux qualifications. Cela serait vraiment bien. Je crois en moi, je suis confiant. »

Pourquoi être passé d’un sport collectif comme le football, à un sport individuel comme le badminton ?

« Lorsque j’étais jeune, j’ai beaucoup joué au football, j’aimais cela et je pense que j’aimerais toujours ce sport, mais j’ai décidé de faire du badminton à ma rentrée de sixième, car je savais qu’il y avait la section sportive au collège où j’allais (Collège Les fontaines de Thouarcé). J’ai donc commencé à jouer au badminton et cela m’a intéressé, j’étais content, je prenais du plaisir à jouer puis comme il y avait mon copain Téo dans le club de Thouarcé, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Lors de mes deux premières années en club, je combinais football et badminton. Mais je me suis vite rendu compte que j’avais un meilleur avenir dans le badminton plutôt que dans le football. Mon entraîneur Cyril Rainier (qu’il remercie au passage), a tout de suite eu un bon pressentiment pour moi et pensait que je pouvais aller très loin. Dès ma deuxième année, je me suis fait détecter par le Comité Départementale de Badminton, puis par le Collectif Ligue (Ligue Régionale). Mais au-delà de mon niveau sportif, ce qui me plaît dans l’individuel, c’est la compétition. Le fait qu’on s’en veuille qu’à soi-même plutôt qu’à un coéquipier. Je suis le seul à mener mon bateau. Toutes les responsabilités d’une victoire ou d’une défaite reposent uniquement sur mes épaules. »

Comment vous investissez-vous dans le club, est-ce qu’il vous arrive de faire plusieurs entraînements par semaine, ou est-ce que cela est compliqué par rapport aux études ?

« L’année dernière j’étais au Lycée Jean Bodin, et là je pouvais m’entraîner au moins trois quatre fois par semaine, c’étaient vraiment des grosses séances. J’ai vraiment bien progressé, mais cette année, c’est un peu plus compliqué, car je suis parti faire mes études à Nantes dans le domaine du sport en STAPS. C’est donc difficile pour moi de combiner les études et le sport. »